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Tome XVIII.
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le cas d’un jeune homme bien constitué,dont le docteur Cock burne rapporte Phif-toire , Ejfaì & observât. d‘Edimbourg.Lorsqu’il vaquoit aux devoirs & plaisirsconjugaux avec fa femme , il te tour-mentoit inutilement fans pouvoir éjacu-ler; cependant en même tems il êprou-voit des pollutions nocturnes , ce quidonna lieu de penser au médecin que l’é-rection trop forte , la trop grande viva-cité du jeune homme étoient la^ cause decette impuissance ; l’indication etoit clai-re ; le remede étoit naturel & facile : ilréussit aussi ; quelques évacuations & unpeu de régime guérirent totalement cettemaladie. 4 0 . L’éjaculation de la semencesera interceptée , si le trou de Purethreest bouché dans Pimperforation de la ver-ge , ou recouvert par le prépuce dans lephimosis ; il y aura également impuissancesi l’éjacuíation ne fe fait pas comme ilfaut, c'est-à-dire par le trou de Pure-thre , avec force & vivacité ; si par exem-ple la verge est percée de plusieurs trous,ou s’il n’y en a qu’un qui soit placé en-destous , à côté , ou ailleurs; il y a unfait fort singulier à ce sujet rapporté dansla bibliothèque medico pratique de Manget,lib. IX. touchant un jeune homme quine pouvoir jamais éjaculer , quoiqu’il éri-geât fortement : il fe forma -après un andans la région épigastrique droite troispetits trous par lesquels la semence for-toit pendant le coït ; il Pexprimoit aussiquand il vouloir comme du lait. Si lecanal de 1 urethre est parsemé de caruítCilles qui brisent, modèrent , & dé^tn*gent le mouvement impétueux de la se-mence ' si les vésicules séminales astbi-bíies n’expriment cette humeur que lâ-chement , & qu’elìe ne sorte que goutteà goutte, &c. toutes ces caules d im-puissance bien constatées, sont oes tai onssuffisantes de divorce. , .

On distingue P impuissance de la stéri-lité ou infécondité de l homme, en ce quecelle-ci ne suppose que le défaut de gé-nération , peut dépendre de quelques vicescachés de la semence & existe souventsans impuissance. Un homme très-vigou-reux , très -puissant , peut être inhabile à lagénération , au lieu que celui qui est ìm-

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puissant ou peu propre au coït, à Pactevénérien , est toujours stérile.

Cette maladie n’est accompagnée ordi-nairement d’aucune efpece de danger ;elle n’entraîne après elle que du désa-grément ; elle prive Phomme d’une fonc-tion très-importante à la fo iété, & très-agréable à lui-même ; ce qui peut le ren-dre triste , le j errer dans la mélancolie;& il y a cependant tout lieu de croirequ’une impuissance subite fans cause appa-rente , & dans une personne qui n’estpoint accoutumée à cet accident, est Pa-vant - coureur de quelque grande mala-die ; la cessation de Y impuissance à íasuite d’une maladie aiguë est un très-bonsigne.

Curation. II y a des cas où il n’est pasnécessaire de donner des remedes ; com-me par exemple , lorfqu’un homme n’estimpuissant que dans certaines circonstan-ces , au sortir d’une maladie aiguë, aprèsdes exercices violens, ou vis-à-vis d’unefeule femme par crainte, par pudeur,par mépris, par haine, ou par excès d’a-mour ; il feroic ridicule d’accabler, ainsique le conseille un certain Louis Ranne-man , le mari & la femme de saignées ,de purgations , de pillules , d’aposèmes ,de vins médicamenteux , de baumes ,d’onguens, d’injcctions , &c. II est d’au-tres cas où les remedes les plus propresà exciter Pappétit vénérien , les plus sti-mulans feroient parfaitement inutiles ; telsfont ceux où Yimpuijsance dépend d’undéfaut de conformation. Ces remedes fe-roient aussi infussisans, lorsque l’imagi-nation est vivement frappée par la crainte& la persuasion d’un sortilège. Je remar-querai seulement par rapport à ces gens-là , qu’il ne faut pas heurter leurs fenri-mens ; les meilleures raisons ne sont au-cune impression fur ceux qui donnent tètebaisiée dans ce ridicule ; l’opiniâtreté fuitde près 1 ignorance. Ainsi il est à proposquand on veut guérir ces imaginations ,de flatter ces personnes, de parostre per-suadés & touchés de leur accident, &leur promettre des secours immanquablespour le dissiper ; les plus extraordinairessont toujours les plus efficaces ; commemerveilleux, ils sont plus propres à gagner