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Tome XVIII.
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INC

Incertain , ( Maréchalerie. ) se ditdes chevaux qui ne font pas fermes dans lemanège dont on les recherche , ou qui nele savent pas bien encore. On ait cecheval est incertain , inquiet & turbulent,J} faut le confirmer dans tel & tel manège.

Voyez, Confirmer.

INCERTITUDE , f. f. ( Métaphy-sique. ) état d’indécifion de Pâme , lors-que les sensations , les perceptions , fontfur elle des impressions égales , ou à-peu-prês égales. Cet état dure jusqu’à ce quede nouvelles sensations ou perceptionsliées avec les dernieres qui nous étoientprésentes, viennent rompre l’équilibre ,nous entraîner, & nous décider tantôtbien , tantôt mal, mais d’ordinaire assezpromptement. ( D. J.)

INCESSIBLE, adj. [Gram. & Jurif-pmd. ) se dit de ce qui'ne peut être cédéou transporté par une personne à une au-tre. Par exemple, le droit de retraitlignager est incessible. ( A )-

INCESSION , f. f. terme de Médecine ,eípece de demi-bain ordinairement pré-paré avec la décoction de différentesplantes propres pour les extrémités infé-rieures : dans l’inceffion le malade s’affiedjusqu’au nombril. F oyez, BAIN.

Ses usages font d’appaiser les douleurs ,d’amollir les parties , de chasser les vents,& d’exeiter les réglés.

INCESTE , f. f. ( Théolog. ) con-jonction illicite entre des personnes quisont parentes jusqu’aux degrés prohibés parles loix de Dieu ou de l’Eglise.

llincejle se prend plutôt pour le crimequi se commet par cette conjonction , quepour la conjonction même , laquelle danscertains tems & dans certains cas, n’a pasété considérée comme criminelle : car aucommencement du monde , & encoreassez long-tems depuis le déluge, les ma-riages entre freres & sœurs, entre tante &neveu & entre cousms-germains , ont étépermis. Les fils d’Adam & d’Eve n’ont pufe marier autrement, non plus que les fils &filles de Noé, jusqu’à un certain tems. Dutems d’Abraham &d’Isaac , ces mariages sepermettoient encore ; & les Perses fe lesfont permis bien plu s tard , puisqu’on ditque ces alliances se pratiquent encore â-

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présent chez les restes des anc'ie ns Perses.Foyez. Gavres eu Guebres.

Quelques auteurs pensent que les ma-riages entre freres & fours & autresproches parens ont été permis , ou dumoins tolérés jusqu’au tems de la loi deMoyse ; que ce législateur est le premierqui les'ait défendus aux Hébreux. D’autrestiennent le contraire ; & il est mal aisé deprouver ni l’un nî l’autre sentiment, fautéde monumens historiques de ces ancienstems.

Les mariages défendus par la loi deMoyse , sont i°. entre le íìls & ía mere ,ou entre le pere & fa fille , & entre le fils& la belle-mere. 2°. Entre les freres &fours , soit qu’ils soient frere de pere &de mere , ou de l’un & de l’autre seule-ment. 3 0 . Entre l’ayeul ou Payeule, &leur petit-fils ou leur petite fille. 4° Entrela fille de la femme du pere & le fils dumême pere. 5 0 . Entre la tante & le neveu ;mais les rabbins prétendent qu’il étoit per-mis à l’oncle d’épouser sa niece. 6°. Entrele beau-pere & la belle-mere 7 0 . Entrelsbeau-frere & la beíle-sœnr. Cependant il yavoir à cette loi une exception , savoir ,que lorsqu’un homme étoit mort sans en-fans , son frere étoit obligé d’épouser laveuve pour lui susciter des héritiers. 8°. IIétoit défendu au même homme d’épouserla mere & la fille , ni la fille du fils de fapropre femme , ni la fille de fa fille , ni lalœur de fa femme , comme avoir fait Jacoben épousant Kachel & Lia.

Tous ces degrés de parenté dans lesquelsil n’étoit pas permis de contracter mariage»sont exprimés dans ces quatre vers :

Nata, soror , neptìs , matertera , frai ris & uxor

Et patrui conjux , mater , prìvìgna , noverca ,

Uxorifquesoror , prìvïgni nata , nurusqut

A t que soror patrìs , conjungi lege vetanlur.

Moyse défend tous ces mariages inces-tueux sous la peine du retranchement»Quiconque , dit-il , aura commis quel-qu'une de ces abominations , périra du mi-lieu de son peuple , cest-a-dire, fera misà mort. La plupart des peuples policés ontregarde les incestes comme des crimesabominables ; quelques uns les ont punisa u dernier supplice. II n’y a que des bar*

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