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Tome XVIII.
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Compris entre le plan de Equateur & celuide l’éclíptique, qui est d environ 23 deg. «.

jjinclinaison d’une planète a l’eclipti-que est sangle compris entre réclíptique& le lieu de la planète dans son orbite. Laplus grande inclinaison de Saturne , sui-vant Kepler , est de 2 d 32/ ; celle de Ju-giter i d 20' , celle de Mars i d 50' 30" ,celle de Vénus de 30 d 22', celle de Mer-cure de 6 d 34'.

Suivant M. de la Hire , la plus grandeinclinaison de Saturne est de 2 d 33' 30" ,celle de Jupiter de i d 19' 20" , celle deMars de i d 51' o" , celle de Vénus de 3 d23' %" , & celle de Mercure de 6 d 52' o".

C’est une assez grande question dansl’Astronomie physique , que de savoir lacause de 1 inclinaison des orbites des pla-nètes à réclíptique. Dans le système deNewton on n’en rend aucune raison , &ce phénomène paroît être du nombre deceux dont ce philosophe a dit à la sin deses principes qu’ils n’ont point de principeméchanique , originem non baient ex causïsmechanicis. Descarte a tenté de l’expli-quer : mais ces efforts & ceux de ses sec-tateurs n’ont pas été fort heureux , í &cette inclinaison des orbites est mêmeune des principales difficultés qu’on op-pose au système des tourbillons. Carcomment concevoir que les planètes nese meuvent pas dans un méme plan , oudans des plans parallèles , si les couchesdu tourbillon ne se croisent pas 5 & íices couches se croisent, comment peu-vent-elles conserver leur mouvement ?L’académie royale des sciences de Parisproposa cette question en 1734 pour lesujet du prix qu’elle donne tous les ans, &elle partagea entre deux pieces Tune deM. Jean Bernoulli ,. profestèur de Ma-thématique à Vaste, l’autre de M. DanielBernoulli son fils. La piece de M. Jean

? r " ou | est intitulée nouvelle physiquesslejte ; u y donne un système généra! dei univers , sor lequel on pourroit fairebeaucoup d’ob j estions, & il y expliqueconformément à son système , le phéno-mene dont il s’agit. A l’égard de M>Daniel Bernoulli ,, ce que fa piece a deplus remarquable & de plus ingénieux ,c est un. calcul qu’il fait 7 & par lequel il í

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prétend prouver que Yinclinaison des or-bites des planètes n’est point l'effet duhasard , & qu elle doit néceffairementavoir une cause méchanique ; voici à-peu-près le précis de son raisonnement, il re-marque que les planètes ne s’éloignent pasbeaucoup de l’écliptique , & que l’orbitede Mercure , qui est celle qui s’en éloignele plus , ne fait qu’un angle d’environsept degrés avec l’écliptique ; de sorte queles orbites des planètes n’occupent furla sphere du monde qu’une zone de lalargeur d’environ sept degrés. II calculeensuite combien il y a à parier que septcorps jettes au hazard fur la surface d’unesphere y seront disposés dans une zoneplus grande que sept degrés , & il trouv©qu’il y a 14198^6 à parier contre 1 »qu’elles n’iroient pas toutes vers le mémecoté du ciel entre des limites fi étroites ;d’où il conclut que cette inclinaison a né-cessairement une cause. Mais i°. ne pour—toit-on pas répondre que les comètes, quifont des planètes véritables, ont des or-bites fort élevées au-dessus du plan deréclíptique , & qu’ainsi fur le nombre detoutes les planètes , qui est peut-être très-grand, il n’est pas surprenant qu’il. y en aitsept qui soient à-peu-près dans le plan del’écliptique? 2 0 . Ne pourroit-on pas croire'que le calcul des loix du fort ne doitpas Rappliquer ici ? En effet, quand oncalcule quelque chose par ces loix, il s’agittoujours d’un effet qui n’est point encorearrivé ; & comme tous les effets font égale-ment possibles , on détermine aisémentqu’il y a tant à parier qu’un effet déter-miné n’arrivera pas. Mais quand une foisl’effet est arrivé , il est alors inutile de seservir des loix du sort pour savoir com-bien il y avoit à parier qu’il n ariiveroitpas ; car tous les effets sont egalement

possibles, comme nous lavons deja dit ,,

& il faut bien qu il en arrive quelqu’unde sorte qu’il n’est pas extraordinaire qu©'rel effet arrive plutôt que tel autre. Par'exemple , si deux personnes jouent ensem-ble avec deux dez, il y a 35, à parier con-tre 1 , qu’un des joueurs n’amenera pas»deux 6 a la fois , mais il y a de même Wa paner contre I , qu’if n’amenera pasiuçitt âuti' 95 - nombres. qpel&onques ^ gas'