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Tome XVIII.
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bue à augmenter les inclinaisons de toutesîes planètes , & que saturne les diminuetoutes ; mars diminue Y inclinaison dede mercure , mais il augmente celles devenus, de jupiter & de saturne , dont lesnœuds font plus avancés, & ainíì desautres.

Ce fut ces considérations que personnen’avoit encore faites , qui m’ont donnéf explication des inégalités observées dansîes inclinaisons du fécond & troisième sa-tellite , inégalités si singuheres , qu avantmoi on n’en soupçonnoit pas même laraison. ( M. DE LA LANDE. )

INCLINATION, si f. ( Philosophiemorale. ) penchant, disposition de l’amei une chose par goût & par préférence.

Les inclinations font une pente de lavolonté , qui î’entraîne vers certains objetsplutôt que vers d’autres > mais d’une ma-niéré assez égale & assez tranquille pourne pas troubler ses opérations , & mêmepour les faciliter d’ordinaire.

Les inclinations naissent du méchanisineparticulier de nos organes , qui dépend deIa conformation primitive des sens , & quinous porte à nous procurer la jouissancede certaines choses que nous envisageonscomme une source de félicité ; tel est legoût naturel que les uns ont pour la musi-que , d’autres pour î’étude &c.

Les inclinations diffèrent des appétitsque îa rature a établis dans tous les hom-mes , y, te ^ s c ! ue la faim & la soif, lesquelsappétits ne tendent qu’à notre conserva-tïon 5 à cenent lorsqu on a. satisfait lesbesoins corporels ; au Heu cjue les incli-nations ont pour objet le bonheur defamé qui a fa source dans les sensationsagréables » & dans la continuation de ces

se íï l °™ïmations diffèrent aussi des pas-sions qui consistent dans des affections vio-lentes , actuelles & habituelles. ; car lesinclinations existent avant même que nousayons été affectés par les sensations &perceptions qu’elles nous rendent agréablesou désagréables.

_ Ensin, les inclinations diffèrent de finf-tinct qui tient lieu dans les animaux deconnoiíìance, d’expérience , de raisonne-ment & d’art t pour leur utilité & pour

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leur conservation. V. Instinct, {d. J.)

Inclination , Penchant , ( cram.synon. ) ÌLinclination s’acquiert, le pen-chant est inné ; îe penchant est violent,Vinclination est douce. On fuit son inclina-tion ; le penchant entraîne. Ils se prennentl’un & f autre en bonne & en mauvaisepart ; on a àes penckans honnêtes, & desinclinations droites & des inclinationsperverses , & des penchans honteux.

} Inclination , (Chimie &Pharmacie .)faction d’incliner doucement un vaisseau,pour en faire couler une liqueur. Foyex.Décanter.

INCLINE , adj. plan incliné 1 en termesde Méchanique , est celui qui fait un an-gle oblique avec l’horíson.

11 est démontré qu’un corps, tel que Z>( P L Aléc.fig . 58. ) qui est appuyé fur unplan incliné, perd toujours une partie,de fa pesanteur ; & que îa puistànce ou.force L nécessaire pour le soutenir dansune direction A C parallèle au plan , eíîà la pesanteur de D , comme la hauteurB A d u plan est à sa longueur C A. Cetteproposition se démontre aisément en. dé-composant f effort absolu de la pesanteur d ucorps D, suivant QF en deux efforts QjS yQF, dont fun QG est détruit par ^résistan-ce d u plan auquel il est perpendiculaire , &l’autrel? £, pareilele auplan f est a f efforttotal , comme Q E est à QF, c’est-à-dire , comme A B est à A C ; à cause destriangles semblables E QF , A B C-, d’oùil fuit que finclinaifon du plan peut êtreíi petite, qu’il ne faille qu’une force extrê-mement petite pour soutenir dessus unpoids considérable.

La force ’ avec. laquelle un corps pesantdescend le long d’un plan incliné, est àla. force avec laquelle ff desoendroit per-pendiculairement , comme îe sinus del’angîe de finclinaifon. du plan est anrayon ; car le sinus de finclinaifon est aurayon , comme A B à A C. Voyez, DES-CENTE.

Supposons tpie l’on connoìsse îa pesan-teur d’un corps , & qu’il soit question detrouver la puistànce P nécessaire pour le-soutenir sur un plan incliné D. Pappelle.le poids W\ & la puissance P. J’ai par laréglé précédente sin. tot. incl. comme F