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Tome XVIII.
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dans (fautres cas elle fera tout aumoins inutile , quelquefois dangereuse ;au reste, quand je dis que la saignéepeut être dangereuse, je ne parle pas d’uneou deux saignées, qui de la maniéré donton les fait en quelques lieux, ne font leplus souvent qu’indissérentes ; mais de cessaignées copieuses & multipliées à l’excès ,qui font aujourd’hui & ici fort à la mode.Boerhaave regarde la saignée comme extrê-mement avantageuse dans Y inflammationpar erreur de lieu. Quant à moi, il meparoît qu’à l’exception de quelque castrès - rare , il n’y a pas de plus mauvaisremede ; mais voici comment Boerhaaveraisonne, ( observez qu’il raisonne, & quipis est, théoriquement à sa coutume ) : lesang qui est arrêté dans les lymphatiquesdoit, pour que la résolution ait lieu , rétro-grader ; or cette rétrogradation étant em-pêchée par sabord continuel du sang poussépar les forces de la circulation , moins il yaura de sang, moins il fera poussé avecforce contre ces petits vaisseaux , & plusfacilement se fera la rétrogradation du sangengagé : raisonnement très-lumineux, quile conduit à ordonner dans ces cas là , degrandes évacuations de sang, des relâchans& des frictions, légères fans doute ; evacua-tione magna sanguinis arteriofi , venosique perfanguinis mijjìonetn ; 2, laxatione fi.br arum ;3sfncìione artificiali. Qu’il me soit permisd’opposer à l’autorité du grand Boerhaave,l?. que les grandes évacuations de sang ,pour me servir de ces termes, relâchent& astolbhslent les vaisseaux, & qu e cepen-dant pour que la rétrogradation ait lieu,íl faut des oscillations un peu fortes de lapart de ces vaisseaux délicats. 2°. Querien ne contribue plus à diminuer cesoscillations, à former & augmenter l’obf-truction par serrent de lieu, que la foib eue&: le relâchement des vaisseaux, comme uest forcé désavouer lui-même, aph. ll8.5°. Que dans les cas même où cette obs-truction auroit été produite par le mou-vement augmenté du sang , la saignéeabondante seroit pernicieuse, précisémentparce qu’elle diminueroit ce mouvement;les causes qui font naître l’obftruction parerreur de lieu, ajoute ce grave auteur4ans le même aphorisme, ne la rendent

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jamais plus Opiniâtre que lorsqu’elles fontsuivies des causés opposées. 4°. Remar-quons enfin pratiquement que les ophtal-mies , qui offrent un exemple de cetteefpece d?inflammation , font très-fouventaugmentées par les saignées, qu’on se gardebien de les traiter par les émolliens relâ-chans , &c. que les remedes qui font lesplus appropriés dans ces cas, font les robo-rans, résolutifs un peu forts , les réper-cuíhís, tels que seau rose , seau de fenouil,l’alun, &c. les relâchans n’y conviennentpas mieux ; & les frictions qu’il conseilleaussi pourroient être d’un grand secourssi on les faisoit fortes ; dura ( friclio ), ligat ,Jîringit ; elles resserrent , produisent uneffet contraire à ses saignées ; une frictionfoible tombe dans l’inconvénient desrelâchans, mollis Jolvit. Hippocr. de medìc.offic.

Les émolliens narcotiques. 2°. II en estdes émolliens relâchans , &c. comme dela saignée, ils conviennent dans les mêmescas ; leur principal effet est de détendre,d’humecter, d’affoiblir, d’efféminer, pourparler avec Hippocrate , les solides , d’endiminuer l’irritabilité ; vertu que possèdentéminemment d’une façon singulière lesnarcotiques pris intérieurement, ou sim-plement appliqués à l’extériéur ; tous cesremedes font évidemment indiqués lorsquela douleur est extrêmement aiguë, la ten-sion très - considérable , la contractilitéexcessive ; mais il est surprenant de voirappliquer ces remedes , fur-tout les émol-liens , dans presque toutes les ìnflammations ymalgré le peu de succès , ou même lesinconvéniens qu’on voit en résulter si sou-vent. Lqs narcotiques font plus dangereux,ils exigent aussi beaucoup plus de circons-pection & de prudence dans leur adminis-tration ; ils calment tout de fuite les dou-leurs les plus vives, émouffent & assoupis-sent , pour ainsi dire, la sensibilité , dimi-nuent le mouvement des artères, qui enest une fuite & par conséquent la’ vie dela partie ; aussi n est - il pas rare de voirdes inflammations terminées en gangrenépar l’usage hors de propos de ces médica-mens. Ce que nous venons de dire peutaussi s’appliquer à quelques préparations duplomb } dont Fefiet est merveilleux dans