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clans l’exemple de Helmont, uns douleurquelconque , la blessure d’une partie ner-veuse, une friction trop forte. Je ne ha-sarderai point de conjectures fur la maniérédont l’ébranlement des nerfs attire lesang ; car ce nest pas uniquement la dou-leur : la volupté fait le même effet fur lacirculation.
L’érection me paroit un exemple natu-rel de Y inflammation. La friction des nerfsdu gland attire à la partie., dans laquelle !résident les nerfs ébranlés, une affluencede sang extraordinaire , cette partie enreçoit de la chaleur , de la rougeur , uneaugmentation de volume. Une irritationmême douloureuse , causée par le poisonacre d’une femme impure, ou par le poi-son des cantharides , cause le même effetque la volupté.
Ce ne sauroit être l’ofcillation des petitsvaisseaux ; car dans l’exemplede l’érection,{'accélération du sang se fait dans les grandesartères des corps caverneux , long-tempsavant qu’on s’en apperçoive dans le gland ,qui cependant est le siégé de l’irritationnerveuse ; le gland ne fe remplit de sangque le dernier, & après le corps de laverge. D’ailleurs, ces petits vaisseaux enoscillant n’attireroient pas le sang du troncde í’artere commune : leur compressionrésisteroit à ce sang , & diminueroit lafacilité qu’il trouve à Tes remplir. Elle feroitprécisément íemême effet que fait le pouls,elle résisteroit alternativement au mou-vement imprimé au sang par le cœur,elle en absorberoit la pression latérale , &elle la rendroit dans l’autre instant par facompression.
Mais cette oscillation est t-rès-mal cons-tatée. Le microscope appliqué aux petitsvaisseaux des animaux vivans, n’y voitjamais de contraction ni de dilatation ;leurs blessures ne retirent pas leurs levres ,& les poisons les plus acres n’y produisentpoint de rétrécissement.
Si l’on veut donner le nom A’oscillationau pouls des petits vaisseaux, plus sensiblefans doute dans l’ inflammation, on risquerade confondre une action attribuée aux vais-seaux avec une force augmentée dans l’im-pulsion du sang.
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. Sans disputer davantage sur des proba-bilités , nous continuerons de suivre leáphénomènes de Y inflammation. Pour la fairenaître, il faut nécessairement que le retourdu sang par les veines soit devenu plusdifficile. Quelle que fût la nouvelle vitesseimprimée au sang artériel dans la partieenflammée , elle n’auroit aucune fuite, flce sang pouvoit revenir au cœur par lesveines avec la même vitesse ; ce feroit unefievre & non pas une inflammation. Dansl’exemple analogue de l’érection, le sangartériel se précipiteroit en vain dans lesartères de l’organe de la génération, si sonretour n’étoit arrêté dans les veines.
Le sang se portant avec plus de vitessedans les artères de la partie enflammée ,Lc ne retournant pas avec la même vîtessqau cœur , il s’accumuîe dans cette partie ,elle rougit, se gonfle ô£ s’échauffe. Cetteaccumulation fe fait principalement dansles petites artères même ; on la voit àl’œil dans les vaisseaux artériels de laconjonctive. Boerhaave l’y contemploitle microscope à la main. Des petitesbranches, imperceptibles dans l’état na-j turel, deviennent visibles alors & rouges; par {'accumulation des globules de cette| couleur.
Ce phénomène fl Ample a donné lieuau système célébré de Yerreur du lieu , in-venté par Erasistrate & renouvelle parBoerhaave, qui l’a enseigné avant Vieus-sens. Ce grand homme croyoit avoir dé-couvert une décomposition successive desglobules du sang : chacun des globules rou-ges étoit composé, selon lui, de six glo-bules jaunes, dont chacun à son tourétoit formé par la réunion de six globulestransparens : une fuite de liqueurs toujoursplus fines naiffoit de la décomposition suc-cessive des globules. Chaque espece deliqueur plus fine que le sang, avoit sesvaisseaux artériels nés de l’artere rouge,rintermede de l’artere jaune de la trans-parente Sc des autres classes supérieuresleur calibre étoit proportionné aux glo-bules , qu’ils étoient destinés à recevoir.
inflammation se faifoit toujours dans :hypothèse du grand-homme que nousenons dénommer, quand les globales ,