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nésies font plus fréquentes dans les tem-péramens colériques , très-sensibles dansles personnes qui s’occupent beaucoup àla méditation & a l’étude. II paroit qu’ily a dans la partie affectée une dispositionantécédente , une foibleffe naturelle qui ydétermine le principal effort de la mala-die ; ttrují vjì , dit Hippocrate , >>«!
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si avant que la maladie soit déclarée, ona íenti quelque gêne dans quelque partie,la maladie y fera plus forte. Aph. 33,liv. ir
La théorie. La cause des maladies inflam-matoires, disent presque tous les médecins,est une inflammation de quelque partieinterne considérable, d’oìt les mécha-niciens font venir à leur façon la fievre& les autres accidens ; les animistes disentqu’il n’est pas pofíible qu’une inflam-mation attaque un viscère nécessaire àla vie, sans attirer l’attention bienfai-sante de l ame qui détermine en consé-quence les efforts tout-puissans de fa ma-chine pour combattre , vaincre, & mettreen déroute un ennemi si dangereux.
Pour faire sentir l’inconséquence & lefaux de cette assertion, je n’ai qu’à pré-senter , à des yeux qui veuillent voir , letableau des maladies inflammatoires : il serafacile d’y observer i°. que la fievre com-mence à se manifester au moins aussi-tôtque l’instammation & pour l’ordinairequelques jours auparavant ; i°. que cetteinflammation est souvent peu considérablecomme on peut s’en convaincre par lessymptômes , & après la mort du maladepar l’ouverture du cadavre ; tandis que làfievre est très aiguë, _ quelquefois mêmeaprès des pleurésies violentes, on n’ap-perçoit aucune trace d’inflaitimation ; 3^.toute inflammation même des viscères,n’est pas maladie inflammatoire. On fefoitun aveu manifeste d’inexpérience, si onconfondoit une inflammation du poumon,de la plevre, survenue à la suite d’un coupd’épée dans ces parties avec une pleurésie‘ou péripneumonie ; 4®. qu’on fasse atten-tion aux causes qui produisent l’inflamma-tion & à celles qui excitent les maladiesinflammatoires , & qu’on examine leurmaniéré d’agsi • ; ®, qu’on jette un coup
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d’œil fut les maladies inflammatoires exter-nes , &c. elles seules soumises au témoi-gnage de nos sens, peuvent nous guidersûrement, & nous éclaircir cette matière j6°. enfin, que l’on considéré l’invasion ,la marche, & les terminaisons de cesmaladies. C’est une erreur manifeste decroire que les pleurésies surviennent aprèss’être exposé tout chaud à un air froid,parce que le froid resserre les vaisseaux,retient la transpiration , & donne lieu par-ia à un engorgement inflammatoire. Sicela arrivoit, les inflammations seroientdans la peau, & non pas dans la plevre,par exemple , & seroient une engelure ,& non pas une maladie inflammatoire ; alorsde toutes ces considérations réunies, nousconcluons que l’inflammation des viscèresou les exanthèmes inflammatoires , fontplutôt l’effet que la cause de la fievre pu-tride , qui fait la base ôt Pessence de toutemaladie inflammatoire.
Au reste, quand je dis une fievre putride,je ne parle pas de ces fievres putridesimaginaires , prétendues produites par unlevain vicieux placé dans les premieresvoies dont il s’échappe continuellementquelques parties qui vont épaistîr le sang,donner lieu aux redoublemens, &c. Cesfievres font bannies da la vraie médecinehippocratique, & n’existent que dans lescayers ou livres de quelques praticiensroutiniers. J’entends par fievre putride,une fievre préparée & travaillée de loinpar des causes qui agissant peu-à-peu fur lesang & les humeurs , les changent & lesaltèrent. Ainsi les fievres qui méritent lenom Ae putrides , font toujours jointes avecune dégénération des humeurs qui est répa-rée & corrigée par les efforts fébrils& par lesévacuations critiques, toujours nécessairesdans ces maladies.
La maniéré dont ce changement opérédans le sang excite la fievre, est encoreinconnue ; la matière est trop obscure »& la théorisomanie trop générale , pourqu’on n’aít pas beaucoup raisonné, théorisé ,dispute ; mais tout ce que nous avons jusqueici là-dessus, prouve la difficulté de l’en-trepriso & le courage des entrepreneursbien plus que leur capacité. Je n’entrepren-drai point d’exposer ni de réfuter tout >cs