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4 il seroit possible de prévenir la suppura-tion, il seroit souvent dangereux de le ten-ter : s’est-on jamais avisé de vouloir empê-cher la suppuration des pustules varioleuses ?A-t-on pu y réussir, ou fi on l’a fait, lamort du malade n’a-t-elîe pas suivi de prèsune entreprise si téméraire ? La mêmechose doit arriver à l’intérieur ; il vautmieux laisser subir au malade Pévénementincertain d’une suppuration interne , quede l’exposer à une mort assurée ; la naturea mille ressources pour évacuer le pus,quand même ( ce qui est le cas le plus fâ-cheux ) le viscère n’auroit point de tuyauexcrétoire. Si la suppuration est extérieure,il ne faut rien oublier pour la favoriser ;elle est toujours salutaire, & n’a aucun in-convénient remarquable ; - elle épargnebeaucoup de remedes , & procure unprompt & fur rétablissement. On peutjuger par là que la saignée (je parle sur-tout de celle qui est souvent réitérée ) estnuisible & dangereuse, loin de produire lesesters heureux qu’on a coutume d’en at-tendre. Au reste quand je blâme ces sai-gnées , je n’en blâme que f abus , qui afait plus de mal qu’on ne tirera jamais d’u-tilité des saignées modérées. Je n’ignorepas qu une seconde ou troisième saignéepeuvent très-bien convenir dans le tempsde crudité ou d’irritation des maladies in-flammatoires , pour diminuer , calmer laviolence de certains symptômes, pour ral-lentir 1 impétuosité trop grande des hu-meurs , on peut la placer très-avantageu-lement su commencement dcces maladies^fur-tout dans des sujets pléthoriques, lors-que le pouls est oppressé, petit, enfoncé;mais ayant du corps & une certaine force ,la saignée alors éleve, développe le pouls,augmente la fievre, ôc fait manifester I in-flammation dans quelques parties ; il sem-ble qu’elle favorise le dépôt inflammatoire ;ainsi lorsque la quantité ou le mouvementexcessif du sang retarde l’éruption de quel-qu® fievre exanthématîque, nous la facili-tons par la saignée , & ce sont les cas oùelle est le plus favorable. Il importeroit fortpeu qu’on tirât le sang du pie ou du bras ,si dans la saignée du pie on ne le faisoittremper dans l’eau chaude; & c’est sou-vent â cette espece de bain que méritent
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d’étre rapportés bien des essets qu’on at-tribue fans fondement à l’évacuation dusang faite déterminément parle pié. Cettesaignée, pratiquée de cette façon , est pré-férable dans les maladies de la tête : deuxou trois saignées au plus placées à propospendant l’itritarion , dans les maladies in-flammatoires suffisent. J’ai vu beaucoup demalades attaqués de ces maladies , il m’estrarement arrivé de prescrire plus de deuxou trois saignées ; je n’ai jamais eu lieu dem’en repentir. Les saignées ainsi modérées,font toujours suivies d’un heureux succès :elles ne peuvent être qu’indifférentes, sielles ne font pas utiles ; la qualité du sangcoéneux est une foibìe raison pour enga-ger à multiplier les saignées ; tout le sangest semblable ; fi on le tiroir tout, il of-friroit jufqu’à la derniere goutte le même.phénomène.
Nous pouvons appliquer aux purga-tifs cathartiques dont il est ici question,ce que nous avons dit de la saignée. Quel-ques signes de putridité assez ordinairementprésens dans ces maladies , & qui en fontplutôt l’effet que la cause ; la couleur blan-châtre de la tangue ont été saisis aussitôt;pour des signes indiquant radministrationdes purgatifs.En conséquence on a purgé;,les digestions toujours lésées ont offert les;mêmes signes, on a cru qu’il y avoir un.amas de mauvais sucs dans les premieresvoies, on a voulu {'évacuer, on a repur-gé ; le même succès accompagnant l’opé-ration de ces remedes , on les a réitérés,ainsi de fuite , tous les deux jours jufqu’àce que la santé , ou plutôt une convales-cence longue & pénible, ou la mort termi-nât la maladie.
Le principe sur lequel est sondé cette,administration fréquente des purgatifs estau moins hypothétique , pour ne pas diredémontré faux. z®. L’action des purgatifsaffoiblit. 3 °. Elle attire aux intestins toutesles humeurs, & les dérive des autres cou-loir- ; elle détourne principalement } a ma-tière de la transpiration. HV, Ils empêchentpar laies antres évacuations critiques.
Leur usage réitéré enerve le tondes solides,& du sang meme & en épuise ( pour par-ler avec les anciens ) l’humide radical.Cependant 3 à parler vraiees remedes, à