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Tome dix-neuvième.
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roue moyenne avec la platine des piliers& la grande roue , & du barrillet avec laplatine du détins & la grande roue , ne doi-vent pas être trop considérables , ou , pourparler comme les horlogers , être bienménagés ; afin de conserver au barrillet ,& par conséquent au grand ressort, le plusde hauteur qu’il est possible.

Jour ,( peinture. ) on dit qu un tableauest dans Ion jour , lorsque la lumière quifait qu’on le voit , vient du même côtéque celle qui éclaire les objets peints dans cetableau.

II y a des auteurs qui prétendent qu’onappelle /our , les endroits les plus éclairésd’un tableau ; mais on ne se sert point decette expression : on dit la lumière, leslumières d’un tableau , & non les joursd’un tableau.

JoURS , ( Rubannier . ) ouvrage à jour,terme plus propre au galon qu’à tout autreouvrage , puisqu’il n’y a presque que le ga-lon qui soit susceptible de pareil travail ;rarement on en ménage sur les rubans figu-rés ; les jours font des ornemens pratiquésdans les desseins, qui laissent effectivementà jour les espaces qu’ils doivent représen-ter ; ces jours sont appellés corps séparés,parce qu’ils font travaillés chacun séparé-ment , & l’un après l’autre, par autant denavettes différentes ; ce qui fait qu’il ya des ouvrages à io ou n & même 2.5 ou2 .6 navettes , quand les jours font pratiquésl’un à côté de l’autre ; il faut avoir foinde ne travailler que quelques coups de na-vette fur chacun de ces corps séparés tantqu’il y en a, afin que le battant puisse frap-per le plus également qu’il est possible cescoups de navette ; autrement fi on rache-voit entièrement le jour , qui est quelque-fois de beaucoup de ces coups , & que l’onpassât ensuite à un autre., l’épaisseur dece premier qui vient d’être fait, empêche-roit que le battant ne frappât régulière-ment les autres coups qui restent à faire.

Jour , corue a jour , ÇMufiq) V.Vuide , ÇMufiq.) (F. D. C.)

JOURA ( LA ) , Géog. île de l’Archi-pel petite & deserte ; c’est le Gyaros desanciens ; lisez ce qu’en dit M. Spon. Holf-tenius croyois que l’ancienne Gyaros étoitCaloiro : mais la position des lieux, & le

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nom même de Joura , qui n’est qssune cor-ruption de Gyaros , indiquent que Gyaros& Joura font la même île. ( D. J. )

J OURDAIN ( le ) , Géog anc. aujour-d’hui S chéri a , riviere de la Palestine :I'«pJaVí< dans Pausanias, & Jordanis, dansPline , l. V- c. xv. Cette riviere , dit-il,qui fort de la fontaine Panéas , est très-agréable: & autant que la situation des lieuxvoisins le lui permet, elle fait mille dé-tours , comme pour se prêter aux besoinsdes habitans , & semble ne se rendre qu’àregret dans le lac Afphaltique , ( la merMorte.)

Le Jourdain , après avoir tiré fa feulesource de Panéas , forme à quelque dis-tance le lac Séméthon & parcourt ( fanspouvoir acquérir cent pies de largeur dansle fort de son cours ) environ 50 lieues, jusqu’à son embouchure dans la mer Morte,où il fe perd. Ses bords font couverts dejoncs , de roseaux , de cannes , de saules ,& d’autres arbres qui font le rapport deMaundrell , que pendant l’été , on a assezde peine à voir l’eau de cette riviere.

Le pere Hardouin dérive son nom del’hébreu Jor-Eden , qui veut dir e fleuve deDélices : & c’est à fa source que plusieursmettent le paradis terrestre : cependant Jo-seph aííùre que toute la plaine qu il arroseest deserte , extrêmement aride pendantl’été & que l’air en est mal sain à cause del’excessive chaleur.

Quoi qu’il en soit, il n’y a point defleuve , si je puis en parler ainsi, plus cé-lébré dans les livres sacrés: on fait par cœurles miracles qui s’opérerent dans le /our-dain , lorsqu’il se partagea pour laisser untpaíîàge libre aux Hébreux fous la conduitede Josué , chap. ij. vers. 1 q , & suivans :lorsqu’Elie & Elisée le passerent en mar-chant sur les eaux ,IV, liv. des Rois , c-,xj , v. 8 , 6 1 4 ». lorsqu’Elisée fit mar-cher le fer de la coignée qui étoit tombéedans le Jourdain, IV, liv. des Rois >c. vj. v. 6. & 7 1. Enfin lorsque le Sauveurdu monde fut baptisé dans le même fleuve,que le ciel s’ouvrit, & que le Saint-Es-prit descendit fur lui, Matthieu } c h. iij.v. 16.

Cette derniere circonstance du baptêmede J. C. a donné aux chrétiens une gran-de