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d’Ailemagne en Westphalie , au comté dela Marck , sur la riviere de Baren. Long.3° ;lat. $1.48. {D. s. )
ÍSERNORE en Bugey , ( Geog. ) Celieu qui n’est plus qu’un village du Bugey ,à 6 lieues de Moirans , diocèse de Lyon ,est fort ancien : il est connu sous le nomâ'isarnodorum. C’est la patrie des trois pre-miers abbés de la célébré abbaye de Condat,depuis , de Saint-Oyan , & aujourd’hui deSaint-Claude , établie dans le mont Jura ,au V e siecle , par 88. Romain & Lupicin ,qui étoit d fsernore. Cet endroit avoit untemple dédié à Mercure , dont il reste unefrise & trois colonnes avec des figures , queM. Dunod a fait graver dans son premiervolume , page z 53 de VHistoire desSequa-nois. Les premiers rois Bourguignons y ontfait frapper des monoíes, fur lesquelles onlit Jsarno ou isarnoden & Isarnrbero.Voye\ Bomtewue,Mon. de Fr.pag. z 68,z69 ; le Blanc les cite aussi pag. 68 ; le P.Lempereur a fait une dissertation fur cetendroit , pag. 4. L’auteur de la vie deSaint-Oyan dit que , Isarnodoruni signifieen langue Celtique porte de fer. On appelleencore porte de fer , la gorge fort étroitepar où l’on passe pour aller à Montréal & àNantua. Toute la plaine est remplie de pie-ces de briques de différente épaisseur & laplupart ouvragées. On ne peut labourer unchamp lans y trouver des médailles. Dansla cour de la maison curiale , est une pierrehaute de trois pieds , & large d’un pied &demi, fur laquelle est gravée une inscrip-tion en beau caractère romain , tirée dutemple de Mercure ; dans le cimetiere estune colonne avec fa base qui sert à porterune croix placée en 1607.
La Martiniere , ni même Adrien deValois , ne disent rien de ce lieu , ce quinous a déterminé à en dire un mot. Onpeut consulter les auteurs cités ci-dessus.
(C.)
ISET , ( Geog. ) nom d’une provincede l’empire russien , en Sibérie , arroséepar une riviere de même nom ; elle dépenddu gouvernement général de Tobolsk.
ISIAQUE , f. m. ( Lit te rat. ) prêtre dela déesse Ifis. On trouve les ifaques repré-sentés vêtus de longues robes de lin , avecune besace, une clochette &. une branche,
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d’absynte marine à la main. Ils portoientquelquefois la statue dTíìs fur leurs épaules ,< 3 ç se fervoient du sistre dans leurs cérémo-nies. Voye\ Sistre.
Après avoir ouvert le temple de la déesseau lever du soleil , ils se prosternoient de-vant elle & chantoient ses louanges ; ensuiteils couroient une partie du jour pour . de-mander l’aumône , revenoient le soir adorerde nouveau la statue d’Isis, l’accommode,la couvrir , & refermer son temple.
Ils ne se couvrent les prés que d’écorcefine de la plante appellée papyrus ; ce qui afait croire à plusieurs auteurs qu’ils alioientnuds pies. Ils étoient vêtus de lin parcsqu’Isis passoit pour avoir appris aux hom-mes , à cultiver à travailler cette plante. Ils-ne mangeoient ni cochon ni mouton , se pi-quoient d’une grande austérité , & ne sa-laient jamais leurs viandes , pour être plus.chastes. Ils méloient beaucoup d’eau dansleur vin, & fe rasoient très-souvent la tête;c’est ce que nous disent Plutarque & Dia-dore de Sicile.
Mais l’histoire romaine nous apprend queces prêtres mendians de leur profession , &si vertueux en apparence , fe fervoient sou-vent du voile de la religion pour pratiquerdes intrigues criminelles. Us s’insinuoientadroitement dans les maisons la besace surl’épauîe, & fous prétexte de quêtes pourleurs besoins , ils rendoient aux dames se-crètement des billets , & leur donnoient desrendez-vous de la part de leurs amans.
Ils étoient d’autaiit plus propres à cecommerce , qu’on les en soupçonnoit lemoins , & que les temples d’Iíis étoient leslieux où les femmes galantes faisoient plusvolontiers leurs stations : aussi Ovide dit auxhommes : “ Ne soyez point le temple de la» génistè du Nil; elle enseigne aux dames àp laite ce qu elle a fait pour Jupiter ».
Nec fuge Niliacœ memphitica templesj.uvencce
Multas illa facit , quodfuit ipfa Jovi.
Et ailleurs il dit au garde de fa maîtreste r" Ne vas point t’informer de tout ce qui fe» peut pratiquer dans le sanctuaire de l’é»» gyptienne Isis ??.