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long-temps avant eux. Par exemple , YUeSaint-Apollonie dans Ja mer des Indes, estla'même que Y (le de Bourbon. (D. J.)
■ Isles du Cap-verd , ks ( Géog.. ) îlesde l’Ocean Atlantique , fur la côte occiden-tale d’Aírique , à i’ouest du cap dont ellesprennent le nom. Les géographes encomptent douze , dont ía plus grande estSaint-Iago ; ce font vraisemblablementles Gorgzdes de Pline : la connoiffances’en étoit perdue avec le temps , mais l’an1460 , Antoine Noli Génois , au servicedu roi de Portugal, les retrouva , ou lesdécouvrit au profit de cette couronne quiles a conservées. L’air y est très-chaud &mal-fain. Les Portugais y tiennent un vice-roi, qui fait fa résidence à Saint Iago. Long.35 2 -"J55 , Icitit. Z4L-30 , jusqu’au dix-neuvieme degré, selon la carte de la Bar-barie , Nigritie & Gainée par M. Deliíle.(D. J.)
Ist.e de l’Eléphant , {Géog.) îlede l’Indonstan , fur la côte de Malabar ;voyeg-en l’artide au mot ÉLÉPHANT. J’a-j ou ter ai feulement cfue la pagode dans cetteîle est une des choses les plus célébrés dansles voyageurs portugais : ils nous disent quecette pagode est sur le penchant d’unehaute montagne , où elle est taillée dans le !roc même. Selon leur récit, elle a environizo piés en quarré & 80 en hauteur. Entreplusieurs autres pieces qui y font jointes , ily a 16 piliers de pierre , éloignés de 16 piésí’un de r autre , qui ont chacun 3 piés dediamètre ; ils semblent destinés à soutenircet édifice massif, dont la voûte n’est qu’ungrand rocher. Aux deux côtés de la pagode,il y a 40 ou 50 figures d’hommes qui ontchacun 12 pu 15 piés de haut ; quelques-unes de ces figures gigantesques ont sixbras , d’autres ont trois têtes , & d’autresfont monstrueuses à d’autres égards. On envolt qui prennent une jolie fille par le men-ton , & d’autres qui déchirent en pieces despetits enfans. Voilà l’objet du culte des In-diens qui s’y rendent en foule ! La terren’offre par-tout qu’un spectacle de diffé-rentes superstitions humaines. (D. J. J
Isle de Fer , ( Géogr.) la plus occi-dentale des Canaries , par laquelle les géo-graphes françois- & autres , tant ancien*que modernes, placent le premier méri-
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dien. Voye\ Fer , (le de , (Géogr.)
J’ajoute ici, avec M. de Mairan , qu’iíferoit fans doute plus sûr & plus commodede prendre pour point fixe un lieu plus con-nu, & dont la position fût mieux constatée;tel, par exemple , que Pobfervatoire deParis , & de compter ensuite la longitudeorientale & occidentale, en partant du mé-ridien de ce lieu jusqu’au cent quatre-viíig-tieme degré de part & d’autre ; c’est ainsique plusieurs astronomes & géographes lepratiquent aujourd’hui. Mais outre que cetusage n’est pas encore astez généralementétabli , il feroit toujours important de con-noítre la véritable position de Y (le de Fer ,encore douteuse par rapport à Paris , pourprofiter de quantité d’obfervations & de dé-terminations géographiques qui ont été fai-tes relativement à cette île. II résulte descalculs de M. A^araldi , que la partie deY (le de Ferlât où l’on fait paster le premierméridien,est plus occidentale que I’obferva-toire de Paris de 196 53' 9" ; cependantM. le Monnier l’astronome , différé de 9'2.1" avec M. Maraîdi, dans la détermi-nation de la longitude de cette (le , qu’ilétablit de zcd 2! 30". Foye\ les mém.deVacad.des Sc. an. zy/j.z. (D. J.)
Isle de Fernandez , ( Géog. ) voye\Fernando ; j’ajouterai cependant quecette île , quoique déserte , pourroit êtrefacilement cultivée , peuplée & fortifiée.Juan Fernando , qui la découvrit en allantde Lima à Baldivia, y mit quelques chèvresqui ont très-bien multipliées. Tous ses en-virons abondent en veaux marins ; & Fer-nando s’y feroit établi, si l’Efpagne eût vou-lu lui en accorder la patente.
Le célébré Georges Anson, lors de laderniere guerre des Anglois & des Espa-gnols , y ayant été jette en 1741 par unetempête affreuse , trouva dans cette îleabandonnée le climat le plus doux & le ter-rain le plus fertileil y sema des légumes& des fruits, dont il avoit apporté les se-mence & les noyaux , & qui bientôt cou-vrirent Y (le entiere. Des Espagnols qui yrelâchèrent quelques années après , ayantété fait prisonniers à Londres , jugèrent ,'comme le dit M. de Voltaire, qu’il n’y‘ avoit qu’Anson qui eût pu réparer par cetteattention générale, le mal que fait la guerre.