140 188
en noyers, dont on débite beaucoup d’huile.
(C)
ISSONG, f. m. {Bsifi. nat. -Me J.) nomd’une plante de Guinée que l’on fait infuserdans de Peau & bouillir ensuite ; on en lavela tête à ceux qui y ont mal, & on dit quec’est un remede souverain contre tous lesmaux de tête. Les botanistes ont décritcette plante fous le nom de pisum vefica-riumsriLchi nigro , dont le fruit est noiravec une tache blanche. Les habitans duMalabar Rappellent ulinga. Il s’en trouveausti en Jamaïque & aux Barbades. Tran-sactions philofoph. n°. 2 3 z.
ISSONS , s. m. pi. ( Marine. ) cordagesblancs de 50 brastes de long & de 4 poucesde grosseur, qui fervent à hisser les vergues.(Z)
ISSOP , ( Marine. ) commandement quise fait entre les matelots pour-«'animer àhisser quelque chose. (Z )
ISlOUDUN , ( Géog. ) ville de Franceen Berry , avec un vieux château. Quelquesgéographes prennent Tjsoudun pour l’an-cienne Ernodurum , ville de la Gaule cel-tique , que d’autres placent à faint-Ambroisfur Arnon, village du Berry; elle est dans unebelle plaine, fur la petite riviere de Théols,à sept lieues de Bourges, 54 sud-ouest deParis, long. z 8 . FL. 4.9 s i- at - 4^- 5^- 53 *
Baron (Michel) le plus grand acteur tra-gique , l’Efope de la France, naquit à Issou-cùtn, & mourut à Paris en 1719, âgé de 77ans. II se nommoit Boyron mais LouisXIV l’ayant appellé plusieurs fois Baron ,ce nom lui est resté. Baron dès fa plus ten-dre jeunesse , marqua ses talens supérieursdans une petite troupe que la demoiselleRaisin ayoit formée sous le titre de Comé-
18 8
diens de M. le Dauphin. Molière Payant vu& entendu déclamer, l’attira dans celle dontil étoit le chef ; Baron y joua toujours avecde nouveaux applaudissemens, jufqu’en1691 , qu’il fe retira du théâtre , ayant ob-tenu du roi une pension de mille écus ; ilpaííà trente ans dans une vie privée , & re-parut au bout de ce temps-là fur la fceneavec plus d’éclat que jamais.
La nature fembloit s’être épuisée en for-mant cet homme rare. II avoir une tailleavantageuse , la mine haute & siere , la pa-role aisée , la prononciation nette & d’unegrande précision; sa voix étoit sonore, forte,juste & flexible, ses tons énergiques & variés;ses gestes vrais , précis , nobles , ménagés ;tout exprimoit en lui, son visage , son re-gard , ses attitudes & son silence même ; iln’étoit point seulement acteur , il étoitAchille , Agamemnon , Pirrhus , Auguste ,Cinna , Venceflas ; il termina au mois deseptembre 1729 fa seconde carrière , enjouant dans la tragédie de Rotrou le mêmerôle de Venceflas, par lequel il avoir débutéla derniere fois qu’il monta fur le théâtre ; ilsentit un peu d’opprestion, & s’arrêta fur cevers :
Si proche du cercueil où j e me vois descendre.
Trois mois après il mourut, & n’a pas étéremplacé , mais la Champmeílé& la Lecou-vreur Pont été.
On fait les quatre vers que fit Despréauxpour mettre au bas de P estampe de Baron.
Du vrai,du pathétique il a fixé le ton :
De son art enchanteur l’illufion divine
JPrêtoit un nouveau lufire aux beautésdes Racine ,
* Les habitans font un grand commerce de bois, de drap, de serges St de gros chapeaux :ce commerce est entretenu par huit foires. Cette ville est recommandable par fa fidélité enversíes rois de France , qui lui a acquis de beaux privilèges. Ep e distingua durant les guerresciviles en 1589 ; 81 après avoir beaucoup souffert de la part des ligueurs, elle trouva le moyende secouer leur joug , 5 t de conserver la place à Henri IV. Sous la fronde, elle fut presqueentièrement ruinée par l’incendie de plus de 1200 maisons.'Louis XIV , qui, quelques joursaprès , passa par cette ville , vit encore les maisons fumantes, en fut touché , &t a donné auxhabitans, en toute occaíìon, des marques de son souvenir 8t de sa bienveillance.
Cette ville a essuyé trois incendies qui Pont fort dégradée ; l’un eu nZZ , le deuxieme eq1504, & le troisième en 1651, (Q