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loppes & des vaisseaux qui leur font propres;cependant la reííemblance des freresmeaux est astez bien constance par les an-nales de l’histoire. Celle de France feulefourni t à ma mémoire des exemples trop sin-guliers fur cet article, pour pouvoir les sup-primer; ils tiendront lieu des dépenses d’es-prit, dont nous sommas volontiers avaresen fait d’explications.
Henri de Soucy,disent les historiens , furpere de Nicolas & de Claude de Soucy frè-res jumeaux , dont l’aîné eut en partage laseigneurie de Sissonne , & le puîné celled’Qrigny. Ils naquirent le 7 Avril 1^48,avec tant de reííemblance que leurs nourri-ces prirent le parti de leur donner des bra-celets de différentes couleurs afin de les re-connoître. Cette grande ressemblance seconserva pendant long-temps dans leurtaille, dans leurs traits , dans leurs gestes ,dans leurs humeurs & dans leurs inclina-tions : de forte qu’étant vêtus de la mêmefaçon dans leur enfance , les étrangers lesconfondoient fans cesse. Us furent placés àla cour ; le seigneur de Sisionne en qualitéde page de la chambre d’Antoine de Bour-bon, roi de Navarre , & le seigneur d’Ori-gny , du jeune Henri de Bourbon son fils,depuis roi de France. Ils furent tous deuxaimés de Charles IX qui prenoit souventplaisir de les mettre ensemble , & à les con-sidérer pour y trouver les légeres marquesde différence qui les distinguoient. Le sci-
f rneur d’Origny ’jouoit parfaitement bien àá paume , & le seigneur de Sissonne s’en-gageoit quelquefois dans des parties où in’avoit pas l’avantage. Pour y remédier isortoit du jeu feignant quelque besoin , &faisoit adroitement passer son frere à faplace , lequel relevoit & gagnoit la partiesans que les joueurs ni ceux qui étoient dansla galerie s’apperçussent de ce changementL’histoire moderne ajoute que Scévole &Louis de Sainte-Marth e, freres jumeaux , serestembîoient aussi beaucoup de corps &d’esprit ; ils vécurent ensemble dans uneétroite intimité , & travaillèrent de con-cert à des ouvrages qui ont immortalisé leurnom.
Je crois que messieurs de la C urne & deSainte-Palaye ( ce dernier est célébré dansla république des lettres), ont pu servir
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dans leur jeunesse d’un troisième exemplede grande ressemblance de figure, de goûtsdí d’inclinations. Quoi qu’il en íbit, cette•essemblance inexplicable entre deux freresjimeaux , est par-tout beaucoup plus mar-quée que dans d’autres freres , dont lesâges Rapprochent autant qu’il est possible.D. J.)
Jumeaux en Anatomie , nom de plu-sieurs muscles, ainsi appelles parce que l’on'es considéré deux à deux.
Les grands jumeaux ou extenseurs du piéprennent leur attache de la partie posté-rieure & inférieure du fémur au-dessus descondyles.. Ces muscles se réunifient pourformer le gras de la jambe , & vont se ter-miner en unissant leur tendon avec ceuxdu plantaire & du solaire , á ía partiepostérieure & supérieure du calcaneum.
Les deux jumeaux de la cuifie sont deuxpetits muscles , dont le supérieur s’attacheà l’épine de Pischium , & l’inférieur au-des-us de ía tubérosité de I’ischium. C’est entrecesdeux muscles que passe le tendon de f ob-turateur interne , avec lequel ils s’uniíîèntintimement, & vont se terminer dans la ca-vité du grand trochanter.
Jumeaux,( Chimie. ) vaíííèauxde chi-mie. Ce font deux alambics de verre cou-plés ,& qui se fervent réciproquement derécipient, au moyen d’un tuyau ou goulotque chacun porte à la partie latérale de sacucurbite , & qui reçoit le bec du chapiteaude l’autre. Voye\ la Planche des vaifieau#de Chimie.
Cet appareil est destiné à la circulation ;uoyei Circulation , Chimie , & il est
fort peu d’usage.
Le pélican est exactement le même appa-reil simplifié. Voy. PÉLICAN. ( b )
_ JUMELLES . s. f. ( Marine. ) longuespieces de bois de sapin arrondies & creusées,que l’on attache autour d’un mât avec descordes, quand il est nécessaire de le renfor-cer. (Z)
Jumelle , ( Artificier. ) les artificiers,ippellent ainsi un assemblage de deux fuséesadosséessur une baguette commune.Jumelles , ( Fonderie. ) piece d’ar-
I tillerie , ainsi nommée parce qu’eîle étoitcomposée de deux canons qui, séparés fur»de f autre par en haut, se réunissoient dans