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Tome dix-neuvième.
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voyageurs. Ce,savant naturaliste rend auffi ]raison des variétés qui se trouvent parmi lesdifférentes dents d'ivoire fojsile , tant pourla couleur que pour les degrés de soliditéou de friabilité ; il les attribue au climat &à la nature du terrein où ces fortes de dentsfont ensevelies : celles qui se trouvent pro-che de la mer Glaciale où la terre est per-pétuellement gelée à une grande profon-deur, sont compactes ; celles qui se trouventdans des cantons plus chauds , ont pu souf-frir tantôt plus, tantôt moins de décompo-sition ou de destruction ; c’est auffi la terre& les sucs qu’elle contient qui leur ont faitprendre la couleur jaune ou brune , quel-quefois semblable à du coco , que l’onvoit dans quelques-unes de ces dents. Voye\Gmélin , voyage de Sibérie , tom. III. pag.«47. & fuiv.

C’est donc à tort que quelques naturalis-tes ont cru que ces dents trouvées en Sibé-rie n’étoient point de Vivoire : elles nedifférent de celui des éléphans que par leschangemens qu’il a pu subir dans le sein de■ la terre ; ce qui a pu faire croire qu’il yavoit de la différence , c’est qu’on aurapeut-être confondu les autres offemens, telsque les os du mammon ou les dents devaches marines avec Y ivoire fojsile , ou lesdents aiguës des éléphans qui le trouventdans les mêmes pays.

Quant aux éléphans, ce seroit vainementqu’on en chercheroit aujourd’hui de vivansen Sibérie ; on ne les trouve que dans lespays chauds, & ils ne pourroient vivre sousun climat auffi rigoureux que celui où l’onrencontre les restes de leurs semblables. Aquoi donc attribuer la grande quantité dvoire fossile qui se trouve dans une région si

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a ensevelis dans le sein de la terre , & quecette même révolution a entièrement chan-gé la température de cette région. Les Sibé-riens emploient Y ivoire fossile aux mêmesusages que Y ivoire ordinaire ; ils en fontdes manches de sabres , de couteaux , desboîtes, &c. (—j

Ivoire, (Mat. méd.) la rapure d 7 -vozre passe pour cordiale, diaphonique ,antispasmodique , propre à résister au pré-tendu venin des fievres malignes , à arrêterles diarrhées, a corriger les acides des pre-mières voies & des humeurs. Toutes cesjyertus font purement imaginaires , tous lesmédecins instruits en conviennent aujour-d’hui. La rapure d 'ivoire donne par une dé-coction convenable,un suc gélatineux & pu-rement nourrissant. Mais il y a très-grandeapparence que ce suc n’est pas extrait parles humeurs digestives, & qu’ainsi la rapured 'ivoire n’est dans l'estomac qu’une poudreinutile.

L ’ivoire calciné à blancheur, connu dansles boutiques fous le nom de spode , est unalkali terreux , comme toutes les autressubstances animales préparées de la mêmefaçon ; & c’est gratuitement qu’on lui a at-tribué des vertus particulières contre lesfleurs blanches , par exemple , le cours deventre , la gonorrhée , &c. ]/oye\ TER-REUX , & Y article Charbon Chimie ,où l’on trouvera quelques réflexions furTétât de Yivoire calciné en particulier.

L ’ivoire brûlé, ou le charbon d'ivoirene fauroit être regardé comme un remede.Voye\ Charbon Chimie. (B)

IVOY , ( Geog. ) selon Titinér. d’An-tonin , ville de France ruinée au pays deLuxembourg , & aux frontières de Cham-

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septentrionale ? Sera-ce, comme prétend ! pagne. Voyá son histoire dans Tabbédele comte de Marsigli, parce que les Ro-: Longuerue. En 1637 le maréchal de Cha-

._ , ° 7 ■ - - nllrtr. Ut I- --

mains y ont mené ces animaux ? Jamais cesconquerans n’ont été faire des conquêteschez les Scythes hyperboréens , & il ne pa-role pas qu aucun autre conquérant Indienait eu la tentation de porter la guerre dansun climat 6 fâcheux & si éloigné. II faudradonc conclure que dans des temps dontThistoire ne nous a point conservé le sou-venir , la Sibérie jouissoit d’un ciel plusdoux , & étoit habitée par des animaux quequelque révolution générale de notre globeTome XIX,

tillon prit Ivoy , & la démantela , de forteque ce n’est plus qu’unvillage. ( D. J.)

JUPE , f. f. (Hist. m od.) habille-ment de femme qui prend depuis la cein-ture , & qui tombe jusqu’aux pieds. On lesfait de toutes sortes d’étoffes.

JUPE , terme de tailleur ; c’est ainsi qu’onappelle les quatre pans d’un habit quandils font assemblés deux à deux , à compterdepuis les hanches jusqu’en bas. Dans lesvestes , comme ces quatre pans font rou-

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