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Tome dix-neuvième.
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fences qui forme k raison & la vérité éter-nelle , dont Dieu , en qualité d’être sou-verainement parfait, ne sauroit se dépar-tir. Mais la vérité , pour être invariable ,pour être conforme à la nature & à I’estèncedes choses , ne forme pas un principe ex-térieur par rapporta Dieu. Elleeíl fondéesur ses propres idees , dont on peut direen un sens , que découle l’essence & la na-ture des choses, puiíqu’ellessont éternelles,& que hors d’elles rien n’est vrai ni possible.Concluons donc qu’une action qui con-vient ou qui ne convient pas à la na-ture de l’être qui la produit , est mo-ralement bonne ou mauvaise , non parce |qu’elle est conforme ou contraire à la loi, 1mais parce qu’elle s’accorde avec l’essencede l’être qui la produit ou qu’elle y répu-gne .• ensuite de quoi , la loi survenant, &:bâti fiant sur les fondemens posés par la na-ture , rend juste ce qu’elîe ordonne ou per-met , & injuste ce qu’elle défend.

JUSTE , en Mu sique , est opposé à faux ;& cette épithete se donne à tout intervalledont les sons font exactement dans le rap-port qu’ils doivent avoir. Mais ce mot sup-plique spécialement aux consonnances par-faites. Les imparfaites peuvent être majeu-res ou mineures , mais celles-ci font néces-sairement justes ; dès qu’on les altéré d’unsemi-ton , elles deviennent fausses, & parconséquent dissonantes. ( S )

JUSTE , ( Peinture. ) un dessein juste ,conforme à l'original; dessiner avec justesse,c’est-à-dire, avec précision, exactitude.

JUSTE , ( Commerce. ) en fait de poids,ce qui est en équilibre , ce qui ne penchepas plus d’un côté que de l’autre ; on le ditdes balances.

Peser juste , c’est ne point donner detrait; onpeíe ainsi l’or,!’argentées diamans,dont le bon poids apporreroit trop de pré-íudice au vendeur. La plupart des marchan-dises se pèsent en donnant du trait, c’est-à-dire,en chargeant aílèz ie bassin où on lesmet pour emporter celui où est !e poids.

Auner juste , c’est armer bois à bois ,& fans pouce évent. Voye\ A.UNER &TiVENT , Dictionnaire de Commerce.

Juste , si m. ( Grain. Tail.) c’est unvêtement de femmes ; il a des manches. 11supplique exactement fur le corps. Si l’onçn porte un ; il s’agraffe ou se lace par-de-

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vant ou par-derriere. il est échancré, &:laislè voir la poitrine & la gorge ; il prendbien, & fait valoir la taille ; il a de petitesbasques par-derriere & par-devant. La modeen est passée à la vil!e;nos paysannes font enjuste , & quand elles font jolies, fous c-evêtement elles en paroissent encore plusélégantes & plus jolies.

Détails concernants la construction de Cìthabit.

Pour un juste il faut deux aunes d’uneétoffe de deux tiers de large. II fe taille àpeu-prés comme une veste d’homme. l/oy.Tailleurs d’habits. Le jujle n’a aucunpli, ses basques ne s’assemblent point, onne coud le derrière & les côtés que jusqu’auxtailles : les busqués , tant par devant que parderriere , finissent en pointe plus alongéepar les côtés ; quelquefois aussi les basquesfont toutes égales, & le juste fe termine parderriere comme un manteau-de-lit : c’estassez la coutume des servantes dam les villes.

On assemble , on pose la doublure , onla glace , &c. comme à tous les autres babil—iemens que travaille la couturière. V. COU-TURIERE. On borde tout le tourdu justehaut & bas, & tontes les basques d’un rubande soie , & on attache des cordons ou desi rubans de fil par devant pour le nouer , àmoins qu’il ne doive fe lacer , auquel cas onfait un rang d’oeillets à chaque bord du de-l vant comme à un corset pour passerle lacet.II y a des justes qui se lacent par derriere.

On coud les manches ; il y en a qui fonttoutes simples & vont jusqu’au coude ; il yen a qui sont un peu plus courtes & auxqueh*les on ajoute un parement plissé à peu-préscomme un manteau-de-lit. Voye\ Man-teau-de-lit.

JUSTESSE ,î. f- ( Gramm.) ce motqu’on emploie également au propre & aufiguré , désigne en général l’exactitude , larégularité , la précision. II se dit au figuréen matière de langage , de pensées , d’es-prit, de goût & de sentiment.

La Jujlejse du langage consiste à s’expli-quer en termes propres , choisis & liés en-semble , qui ne disent ni trop ni , tro P peu.Cotte justesse extrême dans le c |i 01î si u |6on& l’arrangement des paroles, est eslentielleaux sciences exactes ; mais dans celles del’imagination , cette justesse trop rigoureuseaffaiblit les pensées, amortit le feu de Vefe