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KAI, ou TÔK 0 R 0 , s. m. ( Hist. nat.Bot. ) c’est une herbe des bois du Japonqui monte aux arbres , & qui approche dela coulevrée blanche. Sa racine reíiernble acelle du gingembre & se mange. Ses fleursformées en épis sont blanches , hexapéta-: les, & de la grandeur d une semence de co-riandre , avec un pistil au milieu.
KAI, ( Géog. ) province du Japon, dansla grande île de Lapon au N. de Lurunga ,& à l’O. de Musasi, dont la capitale est Jedo.
. (Lest de la province de Kai que les Japo-nois tirent leurs meilleurs chevaux. (D. J.)
KAI A , f. m. ( Hist. nat. Bot.) c’estune forte d’ifdu Japon , qui porte un fruitsemblable à des noix ; il est commun dansles provinces septentrionales, & devientfort grand. Ses branches naissent vis-à-visî’une de l’autre , & s’étendent presque furun même plan. Son écorce est noirâtre,grosso, odorante & fort amere ; son boisest soc, léger, avec peu de moelle. Ses feuil-les qui font fans pédicules, ressemblentbeaucoup à celles du romarin , mais fontroides, beaucoup plus dures, terminées parune pointe fort courte , d’un verd obscurpar-dessus, & clair par-defïbus. Son fruitastez semblable aux noix d’Areka , croîtentre les aisselles des feuilles où il est sottement attaché fans aucun pédicule. II naîtâ feutrée du printemps , pour meurir à lafin de l’automne. Sa chair qui est molle,fibreuse , verte , d’un goût balsamique &un peu astringent, renferme une noix ova-le , garnie d’une pointe aux deux extrémi-tés , avec une coquille ligneuse , mince &fragile. Son noyau est d’une substance douce& huileuse , mais si styptîque , qu’il est im-possible d’en manger lorsqu’il est un peuvieux. On en tire une huile que les bonzesemploient aux usages de la cuisine.
Cet arbre qu’on peut regarder commeune espece de noyer , croît fort haut. Sesnoix, qui sont d’une forme oblongue , sontfort agréables au goût, après qu’elles ont étéféchées; mais d’astringentes qu’eîlesétoient,elles deviennent alors purgatives, L’hnilequ’on en tire différé peu , pour le goût, del’huile d’amande , & sort également pourFapprêt des alimens & pour la médecine.On brûle leur noyaux , pour en recueillirifne vapeur grasse , qui entre dans la com-
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position de la meilleure encre.'
KAIDA , f. m. ( Bot. ) on sc sert du sucde sos feuilles, de ses racines, de son huilepour la goutte, pour la manie , pour ladyfuríe. Le suc est détersif bon pour lesaphtes.
KAIEN, ( Géogr.) petite ville de Perse,remarquable par la bonté de son air & P ex-cellence de ses fruits. Long. selon Taver-,nier , 83. 20 ; lat. 36. z z. ( D. J. )
KAINA-WISSY , C Géog. ) Ukraìnîafuperior , canton de la Haute-Hongrie dansle comté de Zemplin, au pied des montsCrapacks ; il est très-montueux en !ui-mê-me, & il n’a pour habitans que das Russes ,transportés là en divers temps , avec un suc-cès qui jusqu’ici n’a pas rendu la coloniebien remarquable. ÇD. G.)
KAJOU , f. m. ( H L fl. nat. Zoolog. )espece de singe qui se trouve dans l’Améri-que méridionale,près de la riviere des Ama-zones ; il est velu par-tout le corps , a unelongue barbe grise , des yeux noirs , unequeue très-longue,& il ressemble à un vieil-lard-
KAIRIOVACOU , ( Géogr. ) petite îlede l’Amérique , la plus belle des Grenadi-nes , & l’une des Antilles. Elle a environhuit lieues de circuit, abonde en gibier &en faisans. Le P. du Tertre y a Iong-tem-psséjourné , & auroit dû nous en donner unedescription fidele. Long. 316. z 3', lat. z z.3 . 0 . {D. j. )
KAIROAN , ( Géogr. ) Cyrene , villed’Afrique , capitale d’un gouvernement demême nom , au royaume de Tunis. Elle estsoumise aux Turcs, & est peu de chose au-jourd’hui. Long. 28. 50 ,• lat. 33. 40.C D. J. fl
KAKABRE KAVATE ou KAVADRE,f. f. C Lit. ) pierre qu’on dit ressembler aucrystal & être d’une couleur d’un blanc sale,à laquelle on a attribué des vertus ridicu-les.
KARAMA , ( Géogr. ) montagne de laLaponie suédoise , à environ zo minutes aunord de Torneo , & à quelques lieues a l’o-rient du fleuve de Torneo. Le sommet decette montagne est d’une pierre blanche,feuilletée & séparée par o es plans verticauxqui coupent perpendiculairement le roeti».