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Tome dix-neuvième.
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KAN

Vagit que de faire de bonnes écluses dansles deux rivières , pour les rendre naviga-bles , & ouvrir ensuite un canal à travers lesterres , dans l’endroit où ces deux rivièress’approchent le plus - ce qui n’est qu’un es-pace d’environ 4. milles de Ruííie. (D. /.)

KAN , s. m. ( Hifl. des Tartar. ) titrede grande dignité chez les Tartares. Nosvoyageurs écrivent ce nom de six ou septmaniérés diíïerentes , comme Kan , Kaan,Khan , Kagair, Karn, Chaam , Cham , &ces variétés d’orthographes forment autantd’articles d’une même chose , dans le Dic-tionnaire de Trévoux. Tous les princes ousouverains des peuples tartares qui habitentune grande partie du continent de l’Asie ,prennent le titre de kan , mais ils n’ont pastous la même puissimce.

Les Tartares de la Crimée , pays connudans l’antiquité fous le nom de Chersonnèsctaurique , où les Grecs porterent leurs ar-mes & leur commerce , professons les ma-hométisme , & obéistènt à un kan dont lepays est fous la protection des Turcs. Si lesTartares de la Crimée se plaignent de leurkan , la Porte le dépose sous ce prétexte.S’il est aimé du peuple , c’est encore un plusgrand crime , dont il est plutôt puni ; ainsila plupart des kans de cette contrée passentde la souveraineté à l’exif, & fínisient leursjours à Rhodes , qui est d’ordinaire leurprison & leur tombeau. Cependant le sangottoman dont les kans de Crimée sontdescendus , & le droit qu’ils ont à I’empiredes Turcs , au défaut de la race du grand-feígneur , Tendent leur famille respectableau sultan même , qui n’ose la détruire , &qui de plus est obligé de nommer à la placedu kan qu’il dépossédé , un autre prince quisoit du même sang.

Le kan des Tartares koubans ne recon-noit point les ordres du grand-seigneur , &

s maintenu libre jusqu’à ce jour.

j 9 iW Tf • G c * J, í des Tartares mongolesdel ouest soit sous la protection de la Chine,cette soumission n est au fond qu’une sou-mission précaire , puisque loin de payer lemoindre tribut a 1 empereur chinois il re-çoit lui-máme des preíens magnifiques de lacour de Pékin,& en est fort redouté ; car s’illui prenoit jamais fantaisie de se liguer avecles (Dalmoucks, le monarque qui siège au-

K A N z r r

jourd’hui dans I’empire de la Chine n’auroitqu’à se tenir bien ferme sur le trône.

Les Tartares du Daghestan ne sont passeulement indépendans de leurs voisins , àcause de leurs montagnes inaccessibles ;mais ils n’obéistent à leur propre kan , quiest élu par le chef de leur religion , qu'au-tant qu’il leur plaît.

Tartares noghais n’ont point de kartgénéral pour leur maître , mais feulementplusieurs chefs qu ils nomment Mûries.Voye\ Mursa.

Si les Tartares de la Casastchia orda ontun seul kan pour souverain , les Murses*brident encore son pouvoir à leur volonté.

Enfin les Tartares circasses obéissent àdivers kans particuliers de leur nation , qui| font tous fous la protection de la Russie.

II résulte de ce détail, que la dignité denan est très-différente chez les peuples tar-tares , pour l’indépendance , la puissance ,& l’autorité.

Le titre de kan en Perse répond à celuide gouverneur en Europe ; & nous appre-nons du dictionnaire persan d’Halinti, qu’ilsignifie haut, éminent , & puisant seigneur.Aussi les souverains de Perse & de Turquiele mettent à la tête de tous leurs titres;Zingis , conquérant de la Tartarie , joignitle titre de kan à son nom ; c’est pour celaqu’on I’appelle Zingis-Kan. (D. J.)

IíANAKO - JUKI, f. m. {Hifl. nar.Botan. ) nom que l’on donne dans le Japonà un lis , lilium matagon majus , c’est unefleur qui a quelque ressemblance avec unturban des Turcs ; elle panche comme lafritillaire ; elle est couleur de chair : de soncalice sortent sept étamines comme cellesdes lis blancs : elle croît à la hauteur d’en-viron deux piés : ses feuilles font fermes,épaisses, & remplies de beaucoup de fibres.La racine ou la bulbe est comme composéed’écailles. Les Japonois mangent cette ra-cine , & cultivent cette fleur dans leursjardins, fans qu’on en fasse usage dans lamédecine. Voyet^ éphe'mérid. nat. curìos.décur. II. anno viij. ohserv. r A r , page490.

KANASTER, f. m. ( Commerce. ) nomque l’on donne en Amérique à des paniersde jonc 011 de canne, dans lesquels on mecle tabac que son envoie en Europe : c’ess-s