Band 
Tome dix-neuvième.
Seite
315
JPEG-Download
 

K A R

ressort des affaires criminelles. Hubner , J

diclionn. g e '°S r ‘„ 1

KARA-ANGOLAM , f. m. {Bot. exot.) !grand arbre qui croît dans plusieurs contréesdu Malabar , & qui porte en même-tempsfeuille , fleur & fruit semblables à la pêche,mais extrêmement chaud , & rarement bonà manger. Voye^-e n la description dansVHort. Malabar. {D. J.)

KARABÉ , f m. (Hift. nat. Minerai )quelques naturalistes nomment karabe deSodome la substance inflammable & bitu-mineuse , que l'on nomme plus communé-ment asphalte ou poix minérale , qui setrouve sur-tout nageante à la surface deseaux du lac de Sodome en Judée. Voye\Bitume &■ Asphalte. On donne aussiquelquefois le nom de karabe au succin ouambre jaune. (—)

KARABÉ , ( Hift. nat. ) Voyei AMBREJAUNE.

IÍARABÉ , ( Chymie & Mat. médic. )Voye\ Succin.

1ÍARABÉ. (Syrop de) KbyqlafindeYart. succin , Chymie & Mat. méd.

KARA-GROCHE, sis. ( Commerce .)nom de la richedalle d’Allemagne à Cons-tantinople. Elle y est reçue sur le píé del’écu de France de soixante sols , ou pourquatre-vingts aspres de bon aloi, ou poursix-vingts de màlivais.

IÍARAHÉ , f. m. ( Hift. nat. ) suc quise tire d’un arbre nommé arandranto ; leshabitans de l’iíle de Madagascar le fontépaissir après y avoir joint du verd-de-gris,& ils s’en servent comme d’une encre pourécrire ; elle est aussi noire que celle d’Eu-rope. Leurs plumes font des morceaux debambou.

KARAHISAR, ( Géog.J ville détruitede la Natalie , qui est , selon Paul Lucas ,dans Ion voyage de l’Asie mineure , l’an-cienne capitale de la Cappadoce. L’on yvolt par-tout, ajoute-t-il, des ruines detemples , de palais , où les colonnes , lespiédestaux, les corniches, les pieces demarbre avoient ete prodiguées . ( D. J. )

KARAKATIZA, f. f. ( Hift. nat, ) nomque les Turcs ou l artares donnent à uneespece d’étoile de mer ou de zoophyte quise trouve dans le pont Euxin. II est cartila-gineux, ayant huit pointes, les Grecs s’en

K A R

nourrissent dans leurs temps de jeûnes quifont très-rigoureux. Voye\ Alla physico-medica nat. curiosorum , t»m. IX. pag.335 & suit’-

, KARASERA , ( Géog. ) grande villed’Asie, dont on ne voit plus que les ruines,dans la Mésopotamie , sur la route d'Ours àMostùl. Tavernier fait un détail des ruinesde cette ville dans son voyage de Perse »lu’. II. chap. iv. s D. J.)

KARAT f. m. ( Commerce. ) est íenom.de ?oiás qui a esté jugé propre pourexprimer le titre & la bonté de l’or - ilse divise en demi, en quarts, en huitièmesen seizièmes, en trente-deuxsemes. *

Le karat se prend en plusieurs sens.

i°.Le karat est le vingt- quatrième degréde fa bonté.

s°. Le karat de prix c’est la vingt-qua-írime partie de la valeur du marc d’or fin.

3°. Le karat ou poids ; il ne pèse quequatre grains , mais chaque grain se diviseen demi , quarts , huitièmes , &c. c’est furce pié qu’on donne le prix aux pierres pré-cieuses & aux perles.

Le denier pèse 24 grains.

KARAT A , que d’autres appellent CA-RACHATA MACA , f. m. ( Hift. nat. )est une espece d’aloës qui croît en Améri-que & des feuilles duquel on tire , en lesfaisant bouillir , un fil qui est excellent pourfaire de la toile , des filets pour la pê-che , &c. Sa racine ou ses feuilles broyéesou jettées dans la riviere, étourdissent sifort les poistons qu’on peut les prendre aisé-ment avec la main. Sa tige quand elle estbrûlée tient lieu de meche , & quand on lafrotte rudement contre un bois plus durelle s’enflamme & se consume.

KARAT AS , s. m., ( Bot. ) genre deplante à fleur monopestale en entonnoirbien découpée & tenant .au calice qui de-vient dans la fuite un fruit conique charnu,couvert d une membrane lendue en quatreparties , & divisée en deux loges rempliesde semences oblongues. Plumier.

Le karatas est un ananas sauvage qu’ilfaut caractériser. Sa fleur est tubuleuse & encloche , dont la circonférence se divise entrois segmens. D11 calice s’éleve le pistil #planté comme un clou dans la partie récu-ses de la fleur ; ce pistil dégénéré en un

R r z.