Band 
Tome dix-neuvième.
Seite
318
JPEG-Download
 

zr8 K A S

Cumans, au deçà de la Theiss. Elle est gran-de & fort peuplée ; dévastés à fertiles cam-pagnes ^environnent ; & soss habitans pros-pèrent à la faveur de l’agriculture êt destroupeaux nombreux qu ils font paître.(D.G.)

KARVARY , f. m. ( Comm. J nomd’nne efoece de foie que l’on tire de laPerse. Elle vient sur-tout de la province Sde Ghilan.

KAS , f. m. ( Comm. ) petite monnoiede cuivre , en usage dans les Indes orien-tales , fur le côté de Tranquebar.

KAS , ( Luth. ) efpece de tambour despeuples d’Angola , & leur seul instrumentde musique , à ce que prétendent quelquesvoyageurs. Le kas est un bloc de palmier dela forme d’un panier, orné de quelques figu-res de fleurs:on le couvre d’une planche qu’onfrappe avec une baguette ; ce qui produit unson approchant de celui du tambourin.

( F. D. C. )

KASEMIECH , ( Géo°. ) on, écrit aussi•KAZEINIECK, CASEMIECH , CASE-MICH , KASEMITH , &c. riviere deSyrie , qui a fa source dans les montagnesde l’Anti-Liban, & se jette dans la merdePhénicie , entre Tyr & S:don. La pèche dela morue qui y est abondante en certainstemps de l’annéè , lui donne une grandeconsidération dans le pays : M. de la Ro-que dit l’avoir passée en allant de Seyde àTyr.

Les voyageurs françoìs , les missionnai-res & plusieurs géographes modernes, pré-tendent que le Kafemiech est l’Eleuthérosdes anciens. L’auteur du voyage nouveau dela Terre-sainte n’en doute point: il dit,liv. V. c h. iv , que ce fleuve est très-re-marquable par fa profondeur, parla rapiditéde son cours, par les détours des montagnesart fond desquelles il serpente ( d’où vientqu’on le nomme Kafemiech , terme arabe ,qui lignifie séparation, partage ) , enfin parsa célébrité dans le premier livre des Ma-cRabées , puisque ce fut jusques-là que l’il-lustre Jonathas poursuivit les généraux destroupes de Démétrius.

Malgré tant d’autorités, l’Eleuthéros desanciens ne peut être ni le Kafemiech , nimême aucune des rivières qui font entreTyr & Sydon, puifqu’il, étoit au nord de-

KAS

cette derniere ville. Ptolomée lui 'donne rdegré 20' de latitude plus qu’à Sydon.- & Jo-sephe , Ant. jud. liv. XIV. ch. vij ù viij ,parlant des présens que Marc-Antoine fit áCléopâtre, observe que cet amant prodiguelui donna toutes les villes situées entre Ì’E-gypte & l’Eleuthéros , à la réserve de Tyr& de Sydon ; ces deux villes étoient doncsituées entre l’Eleuthere & LEgypte , c’est-à-dire, au midi de cette riviere. En un mot,on ne fait quel est le nom moderne de l’E-leuthéros , mais on voit que ce n’est pointle Kafemiech de nos jours : ce n’est pasnon plus le fleuve saint du P. Hardouin ;qui est le Kadifca , dont l’embouchure est àl’orient de Tripoli qu’il traverse. ( D. J. )

KASI, f. m. ( Wfl. moi. ) c’est le qua-trième pontife de Perse qui est en mêmetemps le second lieutenant civil qui juge desaffaires temporelles. II a deux substituts quiterminent les affaires de moindre consé-quence , comme les querelles qui arriventdans les cafés , & qui suffisent pour les oc-cuper. DicUon. de Trévoux.

KASIAVA-MARAM, f. m. ( Hifi. nat.Bot. ) arbre des indes orientales ; il est demoyenne grandeur,dont on ne nous apprendrien , sinon que ses feuilles & ses racinesbouillies dans de l’huile avec le curcumafrais, forment un Uniment excellent contreles douleurs de la goutte & contre les pus-mlpç fprpiifpç

KASIEMAT Z, f. m. ( Hifi. mod. mœurs.)c’est le nom qu’on donne au Japon à unquartier des villes qui n’est consacré qu’auxcourtisanes ou filles de joie.Lespauvres gensy placent leurs filles dès l’âge de dix ans-,pour qu’elles y apprennent leur métier-lu-brique. Elles sont sous la conduite d’un direc-teur qui leur fait apprendre à danser, à chan-ter & à jouer de différens instrumens. Leprofit qu’elles tirent de leurs appas est pourleurs directeurs ou maîtres de pension. Cesfilles après avoir servi leur temps peuvent femarier , & les Japonois font si peu délicats,qu’elles trouvent fans peine des partis ; toutle blâme retombe fur leurs parens qui les ontprostituées. Quant aux directeurs des kajie~mat\ , ils sont abhorrés & mis au meme rangque les bourreaux.

KASNADAR, Bach. f. m. ( Rist. mo dì)Le grand trésorier en Perse j c’est un ossi-