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nat. ) les kératophytes font de l’ordre desfossiles accidentels qui viennent originaire-ment de la mer. Ce font des pétrificationsd’une efpece de corail à branches hautes &minces. La substance de ce fossile a de laressemblance avec de la corne : Walleriusdéfinit les keratophytes corallia origine cor-nea ramofa tenuiora.
On trouve trois efpeces de keratophytesfossiles décrits par les naturalistes.
i°. Le kératophyte réticulé ou en raizeau:il ressemble à une noix mince , creuse &vuidée. C’est le retepora de quelques litho-logistes : corallina reticulata ; keratophytonretiforme.
2.0. I.e kératophyte rameux ou en formede branches d’arbre ; il ressemble à un ar-brisseau bran chu ; les intervalles des bran-ches dans la pétrification font remplis parfa pierre même ou par le roc , dans lequel lekératophyte fe trouve. II en vient du comtéde Neufchâtel, ainsi que du canton de Baie;on découvre les branchés en fàifant tremperla pierre dans une eau seconde , ou dans duvinaigre ; parce que la pierre qui les enve-loppe est calcaire & soluble dans les acides.Waleriusl’appelle fomícp/ryron fruticofunr.corallina fruticosa alba.
3°. Le kératophyte entortillé eh forme debruyere ou de buistòn; les branches en fontminces r entrelassées & en grand nombre :il ressemble à un petit buisson ou à de labruyere. En latin erica. marina, petrefacfa,keratophyton ramojìjsimum forma ericœ.
II ne faut pas confondre ce kératophyteavec des bruyères & d’autres plantes pétri-fiées , ou plutôt incrustées, qui fe trouventquelquefois dans le tuf. Article de M. ElieBfrtrand.
KERATOPHYTE , ( Rifl. nat.fojjìle. )nom donné par quelques naturalistes à uneefpece de corail qui fe trouve pétrifiée dansle sein de la terre; on la nomme auffi lithoxy-lon. Wallerius en compte trois efpeces , lapremiere a , selon lui, la forme d’une noix ;jl l’appelle rétiforme , ou rétépore , ou co-rallina reticulata , & dit qu’elle ressembleà une coquille de noix, & est ou blanche ounoire ; la seconde efpece est rameuse ; latroisième efpece a, selon lui, la figure de labruyere. Voye\ la. minéralogie de Wal-lerius , tçme IL
K E R
, KEREN, (Mujìq. infl. des Hébreux. )c’étoit un instrument à vent fait de la cornemême d’un bœuf ou d’un bélier : on le fài-foit aussi d’autres matières , mais il retencâttoujours la forme d’une corne : cet instru-ment devoir donc ressembler aux trompesdes chasseurs , mais être un peu plus recour-bé. Kircher en fait précisément un cornet :mais fans rien alléguer pour prouver son opi-nion , souvent on confond le keren avec lesciophar ; & il paroît qu’essectivement cesdeux instrumens nedifféroient que parce quele keren étoit un instrument profane , donton ne se servoit point dans le culte , &que le sciophar au contraire ne servoit quepour les actes de religion. (F. 1 ). C.)
KERES, (le) Géog. rivière de Hongrie,qui a fa source en Transylvanie , au comtéde Zarand , dans les montagnes , & fe perdenfin dans laTeisse, au comté deCzongratz.(D.J.)
KERMAN , ( Géog. ) province de Persedans fa partie méridionale. Elle répond à laCaramanie des anciens ; Berdaschir , Giveftou Sirest , Sirgian , Sarmafcliir, Bara , fontles principales villes de cette province.D’Herbelot la borne à l’Orient par le Ma-cran & le Ségestan , & au couchant par le-Fars. Le grand defert de Nanbendigian lasépare du Khoraífàn vers le nord ; la mer& le golplie de Perse la terminent au midi.On rencontre , dit le même auteur , beau-coup de cantons dans le Kerman , qui fontentièrement deferts , faute d’eau y car il n’ya dans tout le pays aucune riviere considé-rable qui l’arrofe. C est , au rapport de Ta-yernier, dans le. Kerman que fe font retirésrefque tous les Gantes ; ils y travaillent les.elles laines des moutons de ce pays-là ; ilsen font des ceintures dont on fe sert enPerse, &: de petites pieces de serge, qui sontpresque aussi douces &. aussi lustrées que lafoie. ( D. J. )
KERMASIN , ( Géog. ) ville d’Asie enPerse, dans l’írac-Adgend , au midi de Ra-madan. Nassir-Eddin , & Ulug-Beg , luidonnent 83 d. de Long. & 34. 3o de latitude.( D. J. )
KERME , f. m. (Minéral.) mot dont onfe sert dans quelques mines pour désignerdes espaces qui font à 60 pies de distance lesuns des autres ^ où Ion place des ouvriers,
pour.