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Tome dix-neuvième.
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rrfòyennant laquelle il est méme encoredouteux fi ou les met en état de palier parles voies du chyle.

M. Lemery le pere a parlé dans son traitéde r antimoine , d’un précipité spontanéde foie antimonial, qu’il a donné pour uneespece de soufre doré , & que M. Lemeryle fils a prétendu avec raison être un vraikermès minéral, dans un des mérn. de l'Ac.R. des Sciences pour Tannée 1720. Mais ,quoique celui-ci soit prépare par la voiehumide , on peut lui reprocher, peut - etreavec raison , d’etre mferieur au kermès dela Ligerie par les mêmes défauts que nousvenons d’attribuer au kermès fait par la fon-te : car M. Lemery ayant employé une li-queur alkaline beaucoup plus concentréeque celle que demande la Ligerie , & sonprécipité s’étant formé dans une bien moin-dre malle de liqueur , il est trés-vraisem-blable que ce précipité contiendra plus departies régulines , & qu’il fera moins divisé,moins subtil.

Quelques artistes scrupuleusement atta-chés à la recette publiée par ordre du roi,ont constamment observé d’employer à lapréparation du kermès la liqueur de nitrefixe , à l’exclufion de tout autre alkali ;mais ce préjitgé doit être regardé comme unr este de Pancienne ignorance. La fainechimie avoit déjà démontré long - tempsavant la publication du procédé du kermès ,que l’alkali du nitre & celui du tartre for-moient , avec un grand nombre d’autresalkalis végétaux , un genre d’alkali , donttoutes ces différentes especes étoient exac- 1tement identiques : or ces différentes espe-ces employées à la préparation du kermès ,produisant constamment le même effet, se-lon le témoignage des bons observateurs, ilest prouvé, p ar j a raison & par l’expérienceque le choix exclusif de la liqueur de nitrefixe eit vraiment puérile. On peut dire lameme choie de 1 usage de brûler de l’eau-de-vie fur le kermès. Les bons ouvriers regar-dent cette manœuvre comme une especede pratique superstitieuse & absolumentsuperflue.

11 y a sur la préparation du kermès un au-tre problème importantles lotions exactes& multipliées du kermès le rendent-ellesplus actif, plus cinétique, ou au contraire ? M.

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Malouin soutient l’affirmative dans fa chimiemédicinale , & M- Baron adopte le senti-ment de son confrère dans les additions àla chimie de Lemery , ch. déjà cité. Menderprétend au contraire , que le kermès « lorfi" qu’il n’est pas bien dégagé de son alkali» P ar l’édulcoration,est beaucoup plus émé*n fique qu’après qu’on lui a enlevé tout son>5 alkali en I adoucissant ». Les raisons dont™ eta y. e son sentiment sont très-plausibles , mais comme ce ne font ciue desraisons de la théorie, & qu’il faut absolumentdes expériences pour établir d’une maniérédécisive les propriétés des remedes ; il res-tera absolument douteux si le kermès parfai-tement lavé est plus ou moins émétique quele kermès lavé négligemment, ou mêmenon lavé ; & c’est pour éclaircir ce doute,& non pour l’employer dès à présent avecsuccès & fans aucune crainte , comme lepropose M. Baron, qu’il seroit à propos queles artistes tinssent chez eux , pour l’usagemédical, du kermès non lavé , de mémequ’iîs conservent du kermès bien lavé. ( b )

KERMESSE , ( Peinture. ) ou plutôtKERMIS ; ce mot d’usage dans la languehollandoise pour signifier une foire, est austiquelquefois improprement employé par ceuxqui ont parlé des ouvrages de peinture desFlamands & des Hollandois , pour désignerdes représentations de fêtes de village,genredans lequel Téniers ( de Jonghes ) & Bam-boche ont excellé. Quelques françois, habi-les à estropier les mots étrangers, ont écritCaramejse ; ce qui est une double faute ;faute d’orthographe & faute de connoislàncede la langue. ( D. J. )

KERNE , f. m. ( Hist. mod. ) nom d’unemilice d’Irlande , fantassins. Cambder ditque les armées irlandoises étoient compo-sées de cavalerie, qu’on appeloit galloglajjes ,& de fantassins armés à la légere , qu’onnornmoit kernes..

Les kernes étoient armés d’épées & dedards garnis d’une courroie pour les retirerquand on les avoit lancés.

Kernes dans nos lois, signifie un brigandou vagabond, foy. VAGABOND.

KERN-STONE, f. m. ( Hifi. nat. ) nomque le peuple donne dans quelques provin-ces d’Angleterre a une pierre spathique quise trouve environnée de plusieurs couches