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i°. Les'inltrutnensqui servoient, etoientun scalpel à lancette , une sonde droite ,une canule d’argent, longue de quatre pou-ces, ayant deux anneaux a fa te te pour palierun ruban d’une aune & demie de long ; unepetite tente de linge, pour boucher l’ouver-ture de la canule.
2.0. Ayant dispose son appareil, le chirur-gien plaçoit le malade sur le bord du lit,& le couchoit à la renverse , les deuxcuisses écartées , & les jambes ployées defaçon que les talons touchoient les festès j& il faifoit tenir les jambes en cet état pardeux serviteurs , dont l’un relevois d’unemain les bourses & les testicules en haut.L’opérateur prenoit ensuite son scalpel , &le pîongeoit droit dans la vessie , en com-mençant la ponction à côté du raphé , aumême endroit où se faifoit l’incision dans lalithotomie: il connoíssoit qu’ilavoit pénétrédans la capacité du viscère , par l’écoule-ment de l’urine, qui sortoit le long de l’instrament. Avant que de retirer le bistouri ,il introduisoit la sonde , & la conduisoit deîa main gauche , tandis que de la droite ilretiroit l’instrument-, pour prendre ensuiteía canule décrite, il paííoit le bout posté-rieur de la sonde dans l’intérieur de la canulepour la conduire dans la vessie ; car fi onretiroit l’instrument qui avoir fait la ponc-tion avant que d’avoir introduit la fonde ,on se mettoit en risque de ne pas retrouverson chemin en voulant y introduire la ca-nule. C’est pourquoi la précaution de lasonde étoit une précaution indispensable.Après que surine étoit sortie par le moyende 3a canule, on en bouchoit l’ouvertureextérieure avec la petite tente , & on lalaislbìt dans la plaie. Le ruban passé dans lesdeux anneaux servoit à l’attacher à une cein-ture , afin qu’elle ne sortît point de la plaie.Toutes les fois que le malade vouloir pisser,on otoit la petite tente, & ainfi on vuidoitla vessie autant de fois qu’elle se remplissoit.
Voilà la maniéré dont on usoit pour fairela ponction au périnée ; mais celle que nousa apportée frété Jacques, pour tirer la pierrede la vessie , a fait pratiquer cette ponctionplus sûrement á sendroit de la vessie où ilfaifoit sincifion pour la pierre, dans le corpsmême de la vessie proche son col ; de sortequ’ilne faut pas plonger le scalpel dans Pu*
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retre , & le faire passer dans le col de lavessie , qui, dans une inflammation est fítuméfié, que rien n’en peut sortir, & qu’onest en danger d’entamer ce col avec l’instru-ment pour lui frayer un passage, ce qui peutredoubler les accidens & frustrer le ma-lade du fruit qu’il a lieu d’attendre de l’o-pération.
L’on enfonce doncî’instrumentàun doigtdu périnée , & on perce la vessie dans soncorps près de son col. Les mêmes inslru-mens qui ont été employés dans Pancienneopération font tous nécessaires dans celle-ci.On s’en sert dans Pordre & de la maniéréqu’il vient d’être dit. On laisse aussi la canule „tandis qu’on essaie d'ô ter les empêchemensqui s’opposent à l’écoulement de l’urine parle canal ordinaire. Les plaies de la vessie quel’on croyoit mortelles autrefois , faisoientpratiquer la ponCUon au périnée ; mais au-jourd’hui que l’on fait qu’eiles ne le fontpoint, pourvu qu’elles n’aient pas une gran-de étendue , cette opération au périnée s’estabolie , & l’on coupe la vessie dans Pen-drait indiqué avec tout le succès que l’onpeut espérer.
De trois accidens qui donnent lieu àcette opération , il n’y a que I’inflammationqui soit guérissable ; mais quand des callo-sités dans le conduit de l’uretre , ou un af-faissement causé par la vieillesse, ont obligéde faire cette opération, il faut se résoudreà porter toute sa vie la canule. Alors , aulieu d’une tente de linge, on fe servira, pourboucher la canule, d’un bouchon d’argent àvis qui la fermera íi exactement, que l’urinene suintera point, & le malade pourra vaquerà ses affaires. ( P. )
KIS-TOPOLTSAN , f Géogr. ) villede la basse-Hongrie, dans le comté de Bars,chef-hen d’un grand district , & munie d’unchâteau. Les états de la province s’y assem-blent a l’ordinaire : son territoire abondeen grains. ( D. G. )
. KISZ UT Z A-WIHEL Y , ( Géogr. ) pe-tite ville de la baste-Hongrie, dans le comtéde Trentschin , sur la riviere de Kisut-~
: elle fait un grand commerce de vins.
LITAI, f. m. ( Comm. ) sorte de damasqui se fabrique à la Chine- Les femmes des0iliaques eu font des voiles A dont elles se