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èlle est renommée par l’excellence de saisole. {D. J.)
LABEUR, s m - ( Gram. ) travail cor-porel , long, pénible & suivi, il commencea vieillir ; cependant on l’emploie encorequelquefois avec énergie , & dans des occa-sions où ses synonymes n’auroient pas eu lemême effet. On dit que des terres sont enlabeur. Les puristes appauvrissent la langue ;les hommes de génie réparent ses pertes ;mais il faut avouer que ces derniers qui ne«‘affranchissent des lois de l’ufage que quandils y sont forcés > lui rendent beaucoupmoins par leur licence , que les premiersne lui ôtent par leur fausse délicatesse. II ya encore deux grandes causes de l’appauvris-sement de la langue ; l’une , c’est l’exagéra-tion qui appliquant sans cesse les épithetes& même les substantifs les plus sorts à deschoses frivoles , les dégradent & réduisentà rien ; l’autre , c’est le libertinage , qui,pour. se masquer & se faire un idiome hon-nête , s’empare des mots & associe à leuracception commune, des idées particulièresqu’il n’est plus possible d'en séparer , & quiempêchent qu'on ne s’en serve ; ils sontdevenus obscènes. D’où l’on volt qu’à me-sure que la langue du vice s’étend , celle dela vertu se resserre : si cela continue , bien-tôt Phonnêteté sera presque muette parminous. II y a encore un autre abus de la lan-gué , mais qui lui est moins nuisible ; c’estParc de donner des dénominations honnêtesà des actions honteuses. Les fripons n’ontpas le courage de fe servir même entrseuxdes termes communs qui désignent leurs ac-tions. Ils en ont ou imaginé ou empruntéd’autres , à l’aide defquels ils peuvent fairetout ce qu’il leur plaît, &: en parler fansrougir: ainsi, un filou dit d’un chapeau,d’une montre qu’il a volée , jai gagné unchapeau , une montre ; & un autre hommedit, j ai fait une bonne affaire ; je fais me
retourner , &c.
Labeur , {Imprimerie.) terme en usageparmi les compagnons imprimeurs ; ils ap-pellent ainsi un manuscrit ou une copie im-primée formant une suite d’ouvrage consi-dérable , & capable de les entretenir long-temps dans une meme imprimerie.
LABEZ , ( Ge’og.) contrée montagneusedu royaume d’Alger , qui confine a 1 est de
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Couco. II n’y vient presque que du gîayeul,espece de jonc dont on fait les nattes, qu’onappelle en arabe labe\ } d’où le pays tire sonnom. ( D, J. )
. LABIAL j le , adj. ( Anat. ) qui appar-tient aux sevrés. L’artère labiale.
Labiale , adj. f. ( Gram.) ce mot vientdu latin labia , les sevrés ; labial, qui appar-tient aux sevrés.
II y a trois classes générales d’articulations,comme il y a dans 1 organe trois partiesmobiles , dont le mouvement procure 1V-.plosion au son ; savoir , ses labiales , se Slinguales & les gutturales. Voye\ H , &.Lettres.
Les articulations labiales font celles quisont produites par les divers mouvemensdes levres ; & les consonnes labiales fontles lettres qui représentent ces articulations.Nous avons cinq lettres labiales , v , b ,p , m , que la facilité de l’épellation doitfaire, nommer ve , fe , be , pe , me.
Les deux premieres v f exigent que lasevré inférieure s’approche des dents supé-rieures , & s’y appuie comme pour retenirse son : quand elle s’en éloigne ensuite , seson en reçoit un degré d’explosion plus oumoins fort, selon que la sevré inférieureappuyoit plus ou moins fort contre les dentssupérieures , & c’est ce qui fait la différencedes deux articulations v &/', dont Tune estfbibse , & l’autre forte.
Les trois dernieres h , p&c m, exigentque deux sevrés fe rapprochent Tune destautre : s’il ne sc faic point d’autre mouve-ment , Ioríqu’elíes se séparent , se son partavec une explosion plus ou moins forte ,selon le degré de force que les levres réu-nies ont opposé à ion émission ; & c’est encela que consiste la différence des deux arti-culations b &cp, dont Tune est foible , &l’autre forte : mais si pendant la réunion deslevres on fait passer par le nez une partie del’air qui est la matière du son , f explosiondevient alors m,- & c’est pour cela que cettecinquième labiale est justement regardéecomme nasale. M. l’abbé deDangeau, opuf.pag. , pbfervant la prononciation d’unhomme fort enrhumé , remarqua qu’il étoitsi enchifrené , qu’il ne pouvoir faire passerpar se nez la matière du son , & qu’en con-séquence par-tout où i! croyoit prononcer