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dans laquelle ils s’étoíent distingués par leurindustrie ; c’est de-là, suivant l’opinion deVarron de Pline & de Plutarque, que lesfamilles Asinia , Vitellia , Suillia , Porcia ,Ovinia, ont été appellées, parce que leursauteurs s’étoient rendus célébrés dans Partd’élever des brebis , des porcs & d’autressortes de bestiaux; ainsi que d’autres croientdevenus fameux par la culture de certainesespaces de légumes , comme les feves, lespois, les poìs-chiches, & de-là les noms deFabius, de Pison , de Cicéron , &c.
On se croyoit si peu déshonoré par lestravaux du labourage , meme dans les der-niers temps de la république , qu’au rapportde Cicéron , les honnêtes gens aîmoientmieux être enregistrés dans les tributs de lacampagne que dans ceux de la ville. La plu-part des sénateurs faisoient un tcès-long sé-jour dans leurs métairies; & s’il n’est pas vraide dire qu’ils s’y occupoient des travaux lesplus pénibles de P agriculture , on peut assu-rer qu’ils en entendoient très-bien & le fond& les détails , comme il paroît par ce qu’onen trouve répandu dans les ouvrages de Ci-céron , & par les livres de Caton de re rus-tica.
Labourage , (terme de Riviere. ) cefont les deux parties du milieu d’un traindans toute fa longueur, & qui plonge le plusdans Peau.
Labourage se dit auísi du travail que fontles maîtres d’un pont lorsqu’ils descendentou remontent un bateau. Anciennes ordon-nances.
Labourage , ( Terme de Tonnelier. )On appelle labourage & déchargeage desvins, cidres & autres liqueurs , la sortie deces liqueurs hors des bateaux qui les ontamenées aux ports de Paris. 11 n’appartientqu’aux maîtres tonneliers de faire ce labou-rage, à Pexclusion de tous les autres déchar-geurs établis fur lesdits ports. Voyez DË-chargeur & Tonnelier. Ainsi labou-rer les vins , c est les décharger des bateauxqui les ont amenés & les mettre à terre.
LABOUR’) ( LE ) Géog. CapuderfisTraclus , petite contrée de France dans laGascogne qui fait la partie du pays des Bas-ques sur la mer .LeLabourd eH borné au nordpar PAdour & par les Landes ; à P est par laNavarre françoise & par le Bearn , au midi
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par les Pyrénées qui le séparent de la Bis-caye & de la Navarre efpagnole;au couchantil a l’océan & le golphe de la Gascogne. IIprend son nom d’une place nommée Lahur -dum , qui ne subsiste plus. Les principauxlieux de ce pays stérile sont Bayonne , An-daye& S. Jean-de-Luz. Ce mot de Labourdest basque : il désigne un pays désert & ex-pose aux voleurs, suivant M. de Marca dansson hijl. de Bearn , l. I y c. viij. II y a unecoutume de Labourd qui Put rédigée en I < ra»{D. J.) 6 ’ *
LABOURER , v. act:. ( CScon. nifliq. )c’est cultiver la terre ou lui donner les fa-çons qu’on appelle labours. V. Labour ,Labourage & Laboureur.
Labourer , ( Marine. ) terme donton se sert à la mer pour dire que l’ancre oune prend pas ou ne tient pas bien dans lefond , de forte que le vaisseau Pentraîne :ce qui arrive lorsque le fond est d’une vasemolle , qui n’a pas assez de consistance pourarrêter P ancre ,• de sorte qu’étant entraînéepar le mouvement du vaisseau , elle labourele fond. On dit aussi qu’un vaisseau labourelorí'qu’il passe fur un fond moux & vaseux où iln’y a pas assez d’eau, & dans lequel la quilleentre légèrement, fans cependant s’arrêter.{Z)
Labourer , ( Art. milit. ) il se dit dusillon que trace à terre un boulet de canonlorsqu’ilest tombé sur la fin de sa portée. Lecanon laboure encore un rempart, lorsqueplusieurs batteries obliques sont dirigées versun même point, comme centre de leur ac-tion commune. II se dit auílì de Paction dela bombe qui remue les terres.
Labourer , {Plomb. ) c’est mouiller,remuer & disposer avec un bâton le sablecontenu dans le châssis autour du moule.Voyez ? article PlOMB.
Labourer , ( Comm. & Volt. ) se ditdes vins ; c’est les décharger des bateaux furlesquels ils ont étéchargés&Iesmettreàterre.
LABOUREUR, f, m. {Econom. rujliq.)Ce n’est point cet homme de peine, ce mer-cenaire qui panse les chevaux ou les bœufs ,& qui conduit la charrue. On ignore ce qu'estcet état & encore plus ce qu’il doit être,fi l’ony attache des idées de grossièreté, d’indi-gence & de mépris. Malheur au pays où ilferoit vrai que le laboureur est un homme