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Tome dix-neuvième.
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LACTAIRE, Colomne , {Liiter.) 'Lactaria , on sous-entend columna\ colom-ne élevée dans le marché aux herbes à Ro-me , où l’on apportoit les enfans trouvéspour leur avoir des nourrices. Nous appre-nons de Juvénal, Satyr. VI. v. 6 c o, queles femmes de qualité y venoient souventprendre des enfans abandonnés pour lesélever chez elles ; ensuite les autres enfansdont personne ne se chargeoit étoient nour-ris aux dépens du public. {D. J.)

H LACTÉES , VEINES LACTÉES ,ou VAISSEAUX LACTÉS {Anatomie. )ces petits vaisseaux longs portent le chyledes intestins dans le réservoir commun. Ilsn’ont pas été inconnus aux anciens.'Commedans la chevre ils se réunissent pour formerun tronc considérable qui accompagne l’ar-tere mésentérique , c’est dans cet animal& dans le chevreau qu’Erasistrate & Héro-phyle les ont vu. Gaîien , dans les nombreu-ses expérience quhl a faites fur des animauxvivans , ne les a pas manquées tout-à-fait ;il a vu du moins du lait dans les vaisseauxdu mésentère. Ils sont très-apparens dansles quadrupèdes ouverts, quand ils ont étébien nourris, & tués trois ou quatre heuresaprès qu’ils ont pris des alimens. Dans leshommes même ils restent quelquefois pen-dant plusieurs jours remplis de chyle ; jeles ai vu plusieurs fois non-seulement dansune personne noyée , qu’on ouvrit pres-qu’aulsi-tót que sa mort fut constatée, maisdans un homme mort huit jours auparavant.II n’est pas nécessaire pour les voir de lierdes veines, ou bien le conduit thorachique,quoique cette précaution les puisse rendreplus gros & plus apparens. Asellus les avu & suivi en 1622.. Tulp, Veíling & M.de Peiresc ont été les premiers qui lesaient vu dans l’homme.

Depuis les découvertes de M Hewson ,en connoit ces vaistèaux dans les poissons,les quadrupèdes à sang froid & les oiseaux.On avoit quelques observations astez peuvérifiées avant cet^ habile anatomiste, quia donné leur système complet dans toutesles classes des animaux.

Dans quelques animaux de la claíso desvers , on a vu au lieu de laŒces un vaisseauqui,’né des intestins, va immédiatementTome XIX

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porter la nourriture dans les chairs & danstout le corps de ranimai.

Dans* les animaux encore plus simples ,comme dans le polype , la nourriture estrepompée immédiatement depuis la cavitéde l’animal qui s’en colore , quand elle aquelque couleur un peu forte.

Dans le quadrupède à sang chaud & dansl’homme , les vaisseaux lactés ont la mêmestructure que les vaisseaux lymphatiques,& n en diffèrent point. Le canal thorachiquesert de vaiííeau réfèrent à la lymphe commeau chyle, & il est très-commun de lesvoir remplis d’une liqueur transparente aulieu de chyle. Dans les oiseaux , les poissons& une partie des quadrupèdes ovipares ,

I le chyle est transparent , & il n’y a aucune| différence visible entre ses vaisseaux & ceuxde la lymphe. J’ai vu , & la chose est oivdinaire dans les chiens , la limphe succéderau chyle, & des vaistèaux trés-blancs devenirtranfparens fous mes yeux.

M. Lieberkuhn a cru avoir découvert lapremiere origine des vaisseaux lactés : il l’aplacée dans une ampoule remplie de tissucellulaire , dont l’orifice répond à la cavitéde l’intestin , & qui est logée dans Tinté-rieur de chaque flocon de la tunique ve-loutée. M. Hewson n’a pas pu découvrircette empouîe , & je n’ai aucune obser-vation particulière à offrir sur sa réalité.Tout ce que j’ai vu, c’est le chyle colléaux flocons de la veloutée , & les floconsmême teints de blanc. Je parle de Tintestingrêle ; car le gros intestin ayant certai-nement des vaisseaux lactés, & n’ayantpoint de flocons , il faut que ces vaisseauxy aient une origine différente.

Le vaisseau lacté commence à paroîtredans la troisième cellulaire de Tintestin &perce la musculaire ; on le découvre aisé-ment dans la premiere cellulaire ; il y estvalvuleux. Comme deux troncs de vaisseauxrouges font un anneau autour de Tintestin ,auquel ils arrivent en même temps, il ya aussi deux petits troncs lactés , qui, sor-tant de Tune & de Tautre convexité de Tin-testin , avancent par la face antérieure Scpar la face postérieure du mésentère.

Leur nombre est plus considérable quecelui des vaisseaux rouges ; les angles fouslesquels ils sç réunissent, sont plus aigus }

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