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rouleau qui l’entraîne uniment à laide d’uneroue , d’une chevre ou d’un moulinet. L’é-toffe va & vient de la sorte à diverses re-prises dfon rouleau à l’autre ; c’est l’intelli-gence de l’apprêteur qui réglé ía machine &la manœuvre.
Enfin rétoííe, soit braisée, soit retendue,est plissée , feuilletée , mise à la presse , oumême calandrée, puis empointée , ou em-paquetée avec des ficelles qui saisissent tousles plis par les lisières.
II y a encore quelques apprêts qui diffè-rent des précédens; telle est la gauffire. Voy.Varticle Gauffrer.
II y a des étoffes gauffrées & qui portentce nom ; parce qu'on y a imprimé des fleu-rons , ou cotnpartimens avec des fers figu-rés. II y a des serges peintes qui fe fabri-quent & s’impriment à CauJebec en Nor-mandie. Le débit en est doutant plus con-sidérable , que tout dépend du bon goût dufabricant, du destèin & de la beauté descouleurs.
II y a des étoffes tabifées ou ondées com-me le gros raseras qu’on nomme tabis , par-ce qu’ayant été inégalement , & par desméthodes différentes de l'ordinaire, pres-sées fous la calandre , le cylindre quoiqueparfaitement uni. a plié une longue enfila-de de poils en un sens, & une autre enfiladede poils fur une ligne ou pression différente;ce qui donne à la foie ou la [aine ces diffe-rens effets, de lumière ou sillons de lustre ,qui semblent se succéder comme des ondes,& qui se conservent aster long-temps ; parceque ce font les impressions d un poids énor-me, qui, dans ses différentes allées & venues,a plutôt écrasé que plié les poils & le grainde l’étoffe.
On fit il y a plusieurs années à la manu-facture de Sainr-Denis des expériences fur i«ne nouvelle méthode de fabriquer les étof- ]fes de laine • fans les coller après qu’elles \font ourdies, comme c’est l’usage. |
11 5 agit de preparer les fils d’une façon , t
Î ui leur donne toute la consistance néces- jaire. I
Nous ne savons ce que cela est devenu.Nous finirons cet article en rassemblantfous un même point de vue quelques artsassez différons , qui semblent avoir un butCommun , & presque les mêmes manoeu-
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vres ; ces arts font ceux du chapelier , duperruquier , du tabletier- ^ornetier , du fai-seur de tabatières en écaille , & du drapier,ils emploient tous , les uns les poils desanimaux , les autres Lécaille , les cheveux,& tous leurs procédés consistent à les amol-lir par la chaleur , à les appliquer forte-ment , & à les lier.
Laine hachée , Tapisserie en
LAINE HACHÉE , {Art. méchan.) Commenous ne fabriquons point ici de ces sortesd’ouvrages, voici ce que nous en avons purecueillir.
i. Préparez un mélange d’huile de noix ,de blanc de céruse & de litharge ; employezce mélange chaud.
í. Que votre toile soit bien étendue lurun métier.
3. Prenez un pinceau ; répandez par-toutde votre laine hachée , & que cette lainesoit de la couleur dont vous voulez que foievotre tapislèrie.
4. Si vous voulez varier de destèin colorezvotre tapisserie, lorsque votre laine hachéetiendra à la toile , peignez toute sa surfacecomme on peint les toiles peintes ayezdes planches.
S- Sí vous voulez qu’il y ait des partiesenfoncées & des parties saillantes, & quele dessein soit exécuté par ces parties sail-lantes & enfoncées, ayez un rouleau gravéavec une preste , comme pour le gaufsirerdes velours. Un ouvrier enduira le rouleaude couleurs avec des balles ; un autre ou-vri js tournera le moulinet ; í’étoffe passerafur le rouleau , fera pressée & mise en ta-pisserie. Voyez Description des arts , im-primée à Neuchâtel.
| Laine filée , ( Commerce. Manuf*Méchan. ) M. Guillaume Ludlam , mem»j bre du college du saint Jean à Cambridge »j a inventé, il y a quelques années une balance\ fort simple & fort ingénieuse pour peser lesi lames filées ,dont nous allons donner la des-j cription, comme d’une invention utile dansi les manufactures.
j II importe extrêmement, Iorfqu’on fà-' brique certaines étoffes de laine , que lesfils qu’on y emploie soient les plus déliés &les plus égaux qu’il est possible. Apres avoirfiléì a laine , on en fait des echeveaux de lamême longueur qu’on assortit le mieux que.