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c’est Uft reproche très-grave à faire au’lait que celui de ne pouvoir être supportéque par la moindre partie des sujets non-
accoutumés, auxquels on le prescrit.
Secondement, trop de mal , car il eltobservé d’abord que fi on s’obstine à user dulait , quoiqu’il cause la plupart des accidensci-destus rapportés , il n’est pas rare de voirrous ces accidens disparaître peu-à-peu , &le lait p aster ensuite aflez heureusement. IIest observé encore , comme nous en avonstouché quelque chose déjà, que de memeque Je lait passe très-bien quelqueíois lansque le fond de la maladie reçoive^ araunamendement utile , de meme il parait que.- ,quefois causer, & même il cause en ester dansles cas graves , certains accidens, ou qui nefont funestes qu’en apparence , ou qui n’enexisteraient pas moins fi on n’avoit pa.-donné le lait. II est fur encore que le lai.fait communément très-bien dans les amai-grissemens externes, fans fievre suppura-toire, dans les toux simples 8t vrain.^- : pec-torales ou gutturales, dans les menaces dephtysie,& dans les dispositions à Phemophty-sie, dans les fleurs blanches , &c. On P a vumême réussir plus d’une fois dans les vapeurshystériques , & dans les affections mélanco-liques hypocondriaques ; mais le lait brilleprincipalement fur un ordre de sujets quebeaucoup de médecins n’ontpas été à portéede distinguer & d’observer : savoir, les habi-tans élevés délicatement des grandes villes.Toutes les petites incommodités presqueparticulières aux grands & aux riches , auxconstitutions dégénérées par le luxe , que lesmédecins comprennent fous le nom £ affec-tions vaporeuses ou nerveuses , dont la plusgrande partie font inconnues dans les pro-vinces ; tout cela , dis—je , est assez bien as-soupi , masqué par Pusage du lait ; & l’onne se pasteroit que très-difficilement de cesecours dans la pratique de la médecineexercée dans le grand monde. Enfin le laitest au moins une restòurce dans les cas dé-sespérés pour calmer les angoisies , les dou-leurs, l’horreur du dernier période de la ma-ladie , pour cacher au malade, par Pemploid’un secours indifférent Ja triste vérité qu’iln’a plus de secours a espérai. .
le lait étant suffisamment indiqué parlanature de la maladie , st reste a déterminerTome XIX.
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les autres circonstances qui doivent dirigerdans son administration , & premièrementla constitution du sujet. Quanta ce premierchef, toutes les réglés se réduisent à celle-ci.On le donne sans hésiter à ceux qui y fontaccoutumés ; Bonnet ajoute , & qui l’appe-tent vivement, avide petentibus. On ne ledonne point à ceux qui l'on t en horreur , &même on en suspend , on en supprimePusage lorsqu’il dégoûte celui qui en use.Enfin , dans les sujets neutres , s’il est per-mis d’appelîer ainsi ceux qui n’ont pour lelait , ni penchant, ni dégoût, & qil i n ’yfont point accoutumés, on n’a d’autre res-source qué le tâtonnement.
T?. La saison de P année ; on choisit, lors-que les circonstances le permettent, le prin-temps & Pautomne ,- quand la nécessité estrrgente , on le downe en tout temps.
3 0 . L’heure dans la journée. Si on n’enprend qu’une fois par jour , c’est le matinì jeun , ou le soir en se couchant, troisheures au moins après le souper, S’il s’agitJe la diete lactée , ou de la boisson du laiten guise de ptisane dans la toux ; par exem-ple, ou dans certaines maladies aiguës, laquestion n’a plus lieu. Dans le premier cas,on le prend à Pheure des repas ; & dans lesecond , à toutes les heures de la journée.
4°. Faut-il préparer le sujet au moins parune médecine ? Cette pratique est salutairedans la plupart des cas , niais certainementon en fait une loi trop universelle.
5°- Quel régime doivent observer ceuxqui prennent le lait ? í! y a ici une distinctionefíentielle a faire : savoir,encre le lait donnépour toute nourriture , ou à peu-près ; & lelait pris pendant Pusage , su b usu , des ali-mens communs. Dans le premier cas lapremiere est de régime ; c’est-à-dire ' ] aprivation de tout aliment 'ou boisson 'mfipourrait corrompre le lait , est comorisedans la prescription même de cet alimentmédicamenteux , puisqu’on le prend pourtoute nourriture , c'est-à-dire, pour toutaliment &c pour toute boisson. Cependantcomme cet usage est moins févere que nePannonce la valeur de ces roots pour toutenourriture , on accorde communément avecle lait , comme nous Pavons dit plus haut,■es farineux fermentes & non fermentes, &on supprime tout autre aliment.
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