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íì elles donnent des vapeurs à céux-mêmequi n’y étoient pas sujets, ce qui est unefuite très-ordinaire de la constipation.
Enfin le dégoût du lait , sur-toutlorsqu’iiest considérable, est une indication certaine& évidente d’en interdire , ou au moinsd’en suspendre l’usage.
7°. Quels font les remedes de ces diversaccidens causés par le lait , soit qu ils exi-gent qu’on en suspende l’usage , soit qu’onse propose d’y remédier , afin de continuerle lait avec moins d’inconvément.
Lorsqu'on se détermine à renoncer aulait il est presque toujours utile de purgerle malade ; & c’est même Tunique remèdedirect à employer dans ce cas. Les autresremedes destinés à réparer le mal causé dansles premieres voies , doivent être réglésnon-seulement sur cette vue, mais méme furla considération de Tétât général du malade.
La constipation causée par le lait n'estpas vaincue communément par les lave-mens ; ils ne font que faire rendre quelquescrotins blancs ; & il arrive souvent même-que la constipation augmente. La magnésieblanche , & la casse cuite qui sont fortusitées dans ce cas, ne réussissent pas tou-jours ; les sucs d’herbe de violette, de mauve& de cerfeuil , mêlés en parties égales ,ajoutés â pareille quantité d’eau de veau oude poulet, & pris à la dose de quelquescuillerées feulement dans la matinée , fontâ merveille dans ces sujets délicats , dontnous avons parlé déjà : or, c’est à ceux-laprincipalement,comme nous T avons observée | 1£ /i re ’ ^ ue convient la diete lactée y &c est eux aussi que tourmentent particuliè-rement les constipations & les bouffées por-tant à la tête &. à la poitrine, qui fontles fuites les plus fâcheuses de la cons-tipation.
On remtdie communément d’avance au-tani qu il est possible , aux autres mauvaiseffets du/aifparles diverses circonstancesde la préparation , que nous allons exposersur le champ.
On donne le lait pur & chaud sortantdu pis , ou bouilli ou froid ; on le mêle ouon le coupe avec différentes liqueurs, avecde seau pure (cequi fait le mélange appellépar ìes Grecs > avec des décoc-
tions des semences farineuses, principale-
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ment de forge, avec les sucs , infusionsou décoctions de plusieurs plantes vulnérai-res , astringentes , adoucissantes , antiscor-butiques , sudorifiques, &c. telles que lesuc ou la décoction de plantain , Pinfusionde mille-pertuis , de violette , de bouillon-blanc , le suc de cresson , la décoction d'es-quine, &c. avec des bouillons & des b rouets,tels que le bouillon commun de bœuf ou demouton , T eau de veau , l’eau de poulet,&c. avec les liqueurs fermentées même,comme le vin & la biere, avec les eauxminérales, &'c. On Tassaisonne avec le sucrele sel , le miel, divers syrops , les absor-bai! s , le fer rouillé & rougi au feu , & éteintdedans,&c. On Temploie comme assaisonne-ment lui-même dans les crèmes de riz , degruau , d’orge monde ■ avec les pâtes d Ita-lie , le sagou , Ùc. On le donne entier , ouprivé de T un de ses principes , d’iine partiedu beurre ,• par exemple , ce qui fait le laitécrémé , ou de plusieurs de ses principes ,du beurre & du fromage ; par exemple ,ce qui fait le petit lait , dont nous feronsan petit article à part, à la fuite de celui-ci.Le beurre & le fromage , soit confondusensemble , soit séparés, ne font pas miscommunément au rang des laitages consi-dérés médicinaîement : nous en ayonsfait des articles particuliers. Voye\ cesarticles.
Le lai t pur demande la trop grande habi-tude pour bien passer. La circonstance d’étrepris chaud, froid , au sortir du pis , bouilli ,CSc. est souvent si essentielle,qne tel estomacexige constamment l’un de ces états , àT exclusion de tous les autres ; mais elle estentièrement dépendante d'une dispositioninconnue , & aussi bizarre que tout ce quiregarde le goût. Le lait coupé avec Peauou les décoctions farineuses, passe beaucoupplus aisément, & ce mélange ne remplitque l’indication simple qui fait employer lelait-\ les sucs, décoctions, infusions vulné-raires, sudorifiques, &c. mêlés avec le lait;remplissent des indications composées. Onordonne, par exemple, le lait coupé, avec lesuc ou la décoction de plantain , dans lespertes de sang , pour adoucir par le lait ,& resserrer par le plantain , &c. Les mé-langes peu communs de bouillon & deliqueurs vineuses,avec le lait ,font plus nour-i
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