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résidu autant d’eau qu’il s’en est dissipé par l’e-vaporation; il donne quelques bouillons,&ilfiltre. L’auteur pré tend, avec raison, que cetteliqueur , qui est son pedt-lj.it ( & qu’il ap-pelle eau de lait par décoction, ou petit-laitartificiel ) , a bien des qualités au-dessus dupetit-la.it ordinaire , du moins s’il est vraique le petit-lait soit d’autant meilleur quela substance muqueuse qu’il contient, estplus grasse , plus savonneuse : car il est très-vrai que les substances salines & sucréesquelconques , se chargent facilement desmatières oléagineuses lorsqu’elles ont avecces matières une communication pareille àcelle que la matière sucrée du petit-lait a ,dans 3 a méthode d’Hoffman, avec la matièrebutyreuse.
Ce caractère , qui distingue le petit-laitd’Hofsman d’avec le petit - lait ordinaire ,n’a cependant rien d’absolu ; il ne peut cons-tituer qu'une variété dans le degré d’action,& même une variété peu considérable.
Une livre de petit-lait ( apparemment devache ) fournie par une livre & demie delait entier , filtrée , évaporée au bain-ma-rie, & rapprochée autant qu’il est possible ,& cependant imparfaitement, a donné à M.Geoffroi une once un gros &. trois grainsde matière concrète, qui est le sel ou sucrede lait dont nous allons parler dans un mo-ment.
Hossman n’a retiré , par l’évaporation ,d’une livre de médecine ( qui répond à icou 12. onces , poids de marc ) qu’un gros ,c’ess-à-dire, 60 ou 72 grains de matière su-crée. La différence prodigieuse de ces deuxproduits ne paroît pas pouvoir être raison-nablement déduite de ce que M. Geoffroi adessèche sa matière au bain-marie, & qn’Hoí-fman a employé la chaleur d’un bain de sa-ble. On ne peut cependant avoir recoursqn’à cette cause , ou à la différence indivi-duelle des laits que chacun de ces chimistesa tra.té , ou enfin à l’inexactitude de l’und’eux, ou de tous les deux: car il ne faut passoupçonner que la matière concrescible dupetit-lait , ayant été une fois desséchée , soitdevenue moins íblubie qu’elle ne l’étoic au-paravant , & que le beurre & le fromageavec lesquels elle a été intimement entre-mêlée dans cette déification , la défendentcontre faction de l’eau. Le sucre de lq.it es:
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une substance trop soluble par le menstruéaqueux, pour qu’on puiste former raisonna-blement cette conjecture.
Vertus ou usages médicinaux du périr-ait. Presque tous les auteurs , sur-tout îesanciens que Fréd. Hoffman a imités en cela,recommandent par préférence le petit-laitde chèvre. On se sert en France principale-ment du petit-lait de vache , excepté danses cantons où le lait de chevre est plus com-mun que celui de vache. A Paris où cetteraison de commodité n’est pas un titre depréférence , on distingue ces deux petits-laits dans Tissage, & beaucoup de médecinsassurent qu’ils diffèrent réellement en ver-tu, de même que les apothicaires observentqu’ils présentent des phénomènes différensdans la coagulation & dans la clarification.
Nous croyons cependant pouvoir regar-der ces différences d’action médicamenteuse,comme méritant d’être constatées par denouvelles observations ou comme peu con-sidérables. D’après ce sentiment , nous neparlerons que des vertus communes à l’un& à l'autre petit-lait. Au reste, comme onne prépare ordinairement que ces deux es-peces , ce que nous dirons du petit-lait engénéral, ne fera censé convenir qu’à cel-les-là.
La vertu h plus évidente du petit-lait estd’être un laxatif doux & assez fur, peut-êtrele premier ou îe plus réel des eccoprotiques.II poustè aussi assez communément par lesurines.On le donne pour exciter Tune ou T au-tre de ces deux évacuations,ou seul,ou chargéde différentes matières purgatives ou diu-rétiques. Plusieurs auteurs le proposent mê-me comme un bon excipient des purgatifsles plus forts dont ils croient que le petit-lait opère une véritable correction ; mais cemélange est assez chimérique dans cette vue.
II n’y a point d’inconvénient de mêler lepetit-lait aux remedes acides , tels que lestamarins, les sucs acidules des fruits, Se.Le petit-lait n’ est point, comme le lait ,altéré par ces substances • au contraire, leurmélange avec \epetit-lait peut etre agréable& salutaire toutes les fois qu’on se proposede rafraîchir & de relâcher. Une legere li-monnade préparée avec le petit-lait au lieude Peau , doit mériter la préférence sur lalimonnade commune dans les ardeurs d en-trailles