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Tome dix-neuvième.
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49r LAI

de la confection-hamec , & en est un ingré-dient fort ridicule. ( b )

Lait virginal, ( Chymie , mat. méd.)les pharmacopistes ont donné ce nom â plu-sieurs liqueurs rendues laiteuses , c’est-à-dire, opaques & blanches par un précipitéblanc & très-léger , formé ík suspendu dansleur íein.

Celle de ces liqueurs la plus connue estune teinture de benjoin précipitée par I’eau.Une résine quelconque , dissoute dansl’es-prit-de-vin , & précipitée par l’eau,fourni-roit un lait virginal pareil à celui-ci , quin’a prévalu dans l’ufage que par J’odeuragréable & l’âcreté modérée du benjoin.Le lait virginal du benjoin est un remedcexterne recommandé contre les taches duvisage ; ce cosmétique n’a , dans la plupartde ces cas , qu’un succès fort médiocre.Voy. Benjoin , Résine & Teinture.

Une autre liqueur fort différente de la pré-cédente , & qui porte le nom de lait virgi-nal dans quelques livres classiques , dans lachymie de Lemery , par exemple , c’est levinaigre de Saturne précipité par l’eau. Ceremede est vanté contre les dartres , leséruptions érésipélateuses , & presque toutesles maladies de la peau. Son usage méritequelque considération dans la pratique , àcause de sa qualité répercuffive. Voye\R&-percussif & Plomb. ( b )

Lait, maladies qui dépendent du,\Méd. Pathologie. ) nous ne considérons lelait , dans cet article, que comme cause demaladie, comme contribuant à grossir lenombre de celles qui attaquent spécialementcette moitié aimable du genre humain , &qui lui font payer bien chair la beauté , les.agrémens & toutes les prérogatives qu’ellea par-deífus l’autre. Les maladies les pluscommunes excitées par le lait , font la fiè-vre de lait , le lait répandu , le caillement delait dans les mamelles, & le poil de lait.On pourroit encore ajouter aux maladiesdont le lait est la source , celles qu’il occa-sionne dans les enfans lorsqu’il est altéré.Ces machines délicates , avides à recevoirles plus légeres impressions , faciles ( cerei )à s’y plier , se restèntent d’abord des vicesde cette liqueur, leur feule nourriture, &elles en portent les funestes marques pen-dant- tout le cours d’une vie languissante & '

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maladive ; quelquefois ils payent, par unemort prompte,les de'rangemens d’une nour-rice infectée ou trop emportée dans ses pas-sions. C’est un fait confirmé par Pexpé-rience de tous les jours , que le lait d’unefemme en colere fait, dans les petits en-fans qui le sucent, l’esset d’un poison actif;& personne n’ignore que l’obstruction desglandes du mésentère , l’atrophie , le rachi-tis, &c. ne doivent le plus souvent être im-putés qu’à un lait vicieux, & sur-tout à ce-lui qui est fourni par une nourrice enceinte,qui, pour n’être pas privée d’un gain mer-cenaire , immole cruellement ces innocen-tes victimes à ses plaisirs & à fa cupidité.Nous ne poursuivrons pas cette matière ,parce qu’elle est traitée plus au long auxarticles particuliers des MALADIES des en-fans' nous nous bornerons ici à Pexpoíìtionsuccinte des maladies produites immédiate-ment par le /for dans les femmes.

Fievre de lait, febris laclea. D’abordque la matrice a été débarrassée par Pac-couchement de Pensant qu’elle contenoie,elle fe resserre ; les humeurs qui s’y étoientramastees s’écoulent, les sucs nourriciersqui y abordoient, destinés à la nourriture dePensant, prennent une autre route ; ils feportent aux mamelles , & concourent à yformer le vrai lait alimenteux , bien diffé-rent de cette humeur tenue & blanchâtrequi y étoit contenue pendant la groslèstè,& qui n'avoit rien que de désagréable augoût & de nuisible à l’estomac; les mamellesparoîtront alors gonflées , distendues , raf-fermies par le lait qui en remplit & dilateles vaisseaux. Sa quantité augmente à cha-que instant ; & si Pensant , en tétant, nevient la diminuer , ou si on ne l’exprimede quelqu’autre façon , les mamelles se ten-dent , deviennent douloureuses , s’enflam-ment , fo fzzt s’y épaissit, empêche sabordde celui qui vient après, qui reflue, ou restesans être séparé dans les vaisseaux sanguins,& y forme une pléthore de lait. Cette hu-meur pour lors étrangère dans le sang, trou-ble , gêne, dérange , & sans doute par-lâmême anime le mouvement intestin, & yexcite la fievre qu’on appelle pour celafievre de lait. Quelques auteurs ont pré-tendu qu’elle n’étoit qu’une fuite du trouble,

' du désordre de l’accouchement & de Pagi—