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Tome dix-neuvième.
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lui servir d’ornement ; iîs doivent étrô desmêmes émaux que le champ de 1 écu & despieces qui s’y trouvent.

On ne voit plus gucre de lambrequins nide casques fur les armoiries depuis environun liecle; on y a substitué des couronnes.

Quelques hérauts ont nommé volets , leslambrequins , parcs qu’ils voltigeoient augré d u vent lorsque les anciens chevalierscombattoient dans les joûtes & tour-nois.

Les lambrequins , selon le sentiment depluíieurs auteurs , ont pris leur nom de cequ’ils tomboient en lambeaux, par les coupsque recevoìent les chevaliers de leurs ad-versaires dans les joûtes, tournois & ba-tailles.

Le P. Menetrier , en son livre intitulé :Origine des .orne mens des armoiries , édi-tion 1680, pag. 4 z , dit que le mot lambre-quins vient du latin lemniscus, qui signifie,en terme propre, ces rubans volans dont lescouronnes de feuilles de laurier & de chênedes anciens , étoient liées. ( G- D. L. T. )

LAMBRIS , f. m. {Archi t. ) mot géné-ral,qui signifie,en terme de maçonnerie,tou-tes fortes de plafonds & ouvrages de ma-çonnerie dont on revêt les murailles fur deslattes ; car encore que le mot de lambris leprenne particulièrement pour ce que leslatins appellent lacunar , c’est-à-dire , toutce qui est au - dessus de la tête ; i! désigneauíïì tout enduit de plâtre soutenu par deslattes formant des cloisons.

On appelle encore lambris , en terme demenuiserie , tout ouvrage de menuiseriedont 011 revêt les murs d’un appartement,tant par les côtés, que dans le plafond.

II est bon de savoir à ce sujet, que quandon attache les lambris contre les poutres &îes solives , il faut laiíser du vuide 011 despetits trous pour que Pair y passe, & qu’ilempeche que du bois appliqué contre deVautre bois,ne sQchauffe; car íl peut arri-ver des accidens par les lambris attachésaux planchers contre les solives ou poutresque la pesanteur du bois fait affaisser, ou quiviennent à dépérir & a fe gâter fans que l’ons’en appercoiye.

On dore , on peint , on vernisse, on en-richit de tableaux les lambris de nos appar-temens. Oa en feisoic de mçme à Rome ;

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mais îes lambris dorés ne s’y introduisirentqu’après la destruction de Carthage. Oncommença,fous la censure de Lucius Mu m-mius,par dorer ceux du capitole; ainsi, de ladorure des lambris de nos chapelles, noussommes venus à celle de nos cabinets,- enfinIes termes de luxe se sont multipliés fur cesujet avecles ouvrages qui s’y rapportent.

On appelle donc lambris dappui ,Ie lam-bris qui n’a que deux , trois ou quatre piesdans le pourtour d’une piece.

Lambris de revêtement , désigne un lam-bris qui prend depuis le bas jusqu’au.haut.

Lambris de demi-revêtenient , est celuiqui ne passe pas la hauteur de l’attique dela cheminée , & au-dessus duquel on met dela tapisserie.

Lambris feints est un lambris de couleurfait par compartimens qui imitent un véri-table lambris.

Lambris de marbre , est un revêtementpar divers compartimens de marbre,qui estou à rase , c’est-à-dire, sans faillie, commeaux embrasures des croisées de Versailles,ou avec des saillies comme à Pescalier de lareine,du même château. On fait de tels lam-bris de trois hauteurs, comme dans la me-nuiserie.

Le mot lambris vient, selon Iesuns, deambrices qui,dans Festus,signifie des lattes ;selon Ménage , de ìmhrex , une mile , en yajoutant Partiels ; & selon le P. Pezron ,du celtique lambrusq,qm désigne un panneaude menuiserie , fait pour revêtir les mursd’un appartement. Le lecteur peut choisir,entre ces trois étymologies. ( D. J- )

LAMBRO , le , f Gédgr. ) Lambrasdans Pline , riviere d’Italie dans la Lom-hardie au Milanez. Elle a fa lbnrce près dePefcaglio , entre îe lac de Côme & le lacde Lecco , entre dans Lodéfan , St se perddans le Pô , à sept milles au-dessus du Pont.de Plaisance. (Z). J.)

LAME , s. f. ( Gramrn. ) se dit en géné-ral de toute portion de métal, plate , lon-gue , étroite & mince. Voye\ aux articlessuivants différentes acceptions de ce mot.

. Lames inférieures dune\ , ( Anatom. )c’est la même chose que ce qu’on nommeles cornets inférieurs du ne\.

Presque tçus les anatomistes font des