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vrages. Le laminoir \e rend plus malléable& plus propre à prendre toutes sortes deformes &c de contours. La grande longueur& largeur des tables de plomb laminé n’estpas encore un des moindres avantages de ceplomb : il y a bien moins de soudure à yemployer dans des ouvrages de grandesuperficie , comme terra fies, badins, réser-voirs , Gc. Enfin une des perfections de ceplomb , & qui est inséparable des précéden-tes , c'est que la parfaite égalité d’épaisseurde cette matière établit un poids certain aupié carré , toujours invariablement relatif âson épaisseur : de sorte qu’on peut connox-tre par avance , avec certitude , la dépenseque l’on doit faire pour l’ouvrage qu’on sepropose , sans craindre que l’exécutionexcede le devis. II seroit à souhaiter qu’onpût mettre un aussi grand jour dans toutesles autres parties de dépense d’un bâtiment:les particuliers pourroient tabler avec assu-rance fur les projets qu’ils font exécuter,au lieu que les dépenses imprévues ébran-lent bien souvent leur somme.
Le plomb laminé a encore beaucoup d’a-vantagesur le plomb commun qui occasion-ne souvent des cassures par ses inégalités, &qui rend les tuyaux qu’on en fait íì peu listes,que Peau y dépose son limon ; au lieu que leplomb laminé , ayant une surface liste &unie, n’est point austi sujet à tous ces incon-véniens. Les ouvrages qu’on fait avec cedernier résistent plus & durent plus long-temps : il y a même quelque chose de plus ,c’estque cinq hvres de ce plomb font le mê-me service que huit livres de plomb simple-ment fondu.
Le plomb laminé se fabrique dans unemanufacture dont les entrepreneurs ontleur magasin général à Paris. II s’y vend sixfols six deniers la livre. Le vieux plomb pro-venant des démolitions , non dégraisse deses soudures,est reçu dans leur manufacture,en echange du plomb laminé , poids pourpoids , fur lequel il est retenu quatre pourcent pour le déchet ordinaire de la re-fonte.
Par arrêt du 12 mars 1740 , les plombslgminés de la manufacture du sieur Fran-çois Befnard,ne paient pour droit de sortieqaesix sols par cent pesant, & sont exemptsde tout droit d’entrée.
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LAMIS, DRAPS-LAMIS, ( Commerce.)une des sortes de draps d’or qui viennent deVenise â Smyrne ; ils paient d’entrée à rai-son de trois piastres & demie par picq.
LAMIUM , f. m. (Hist. nat. Bot.) genrede plante à fleur monopétale labiée, la levresupérieure est creusée en cuiller ; la levreinférieure est fendue en deux parties & a laforme d’un cœur; les deux levres aboutissentà une gorge bordée d’une aile ou feuillet. Lecalice est en forme de tuyau divisé en cinqparties ; il en fort un pistil attaché commeun clou à la partie postérieure de la fleur, &environné de quatre embryons qui devien-nent dans la fuite autant de semences trian-gulaires renfermées dans une capsule qui aété le calice de la fleur. Tournefort, infi.rei herb. Voye\ PLANTE.
LAMO , ( Geogr. ) ville d’Afrique, dansune île de même nom,fur la côte de Mélinde,capitale d’un canton qui porte le nom deroyaume. (D. J.)
LAMON , f. m. ( Commerce. ) bois deBrésil qui vient de la baie de tous les Saints.On l’appelle aussi brefil de la baie , & brejilde tous Les Saints. frayer BresII.
LA MOTTHE , Eaux de , ( Me’d. )eaux chaudes minérales du Dauphine. Ellesfont à cinq lieues de Grenoble , dans uneterre de Graisivaudan , nommée la Motthe.On vante leurs vertus pour les maladies desnerfs , les rhumatismes , hémiphlégies , pa-ralysies , &c. On compare ordinairementces eaux à celles de Bourbon , & on les ditplus chaudes que celles d’Aix en Savoie ;mais malgré ces louanges, elles font peufréquentées, & nous n’en avons point en-core de bonne analyse ; d’ailleurs la sourcedes eaux de la Mottke n’est rien moins quepure ; elle est fans cesse altérée par le voisi-nage du Drac , torrent impétueux qui lacouvre de ses eaux bourbeuses , à traversdesquelles on la volt néanmoins encorebouillonner fur la superficie. Enfin , Lsenvirons ne présentent que des débris deterres & de rochers que les torrens y en-traînent. Du reste , le chemin qui conduità la fontaine minérale do la Motdieyiìtves-incommode ; il faut descendre plus d’unedemi-líeue entre le rocher & le précipice,pour y arriver. ( D. /• )
LAMPADAIRE, f. m. [Hist. eçcl.grecq.)-