Band 
Tome dix-neuvième.
Seite
530
JPEG-Download
 

S$o L A M

de la cérémonie du baptême, on fevétissoitles nouveaux chrétiens d’un habit blanc ,qu’ils portoient une semaine entiere ^ &pendant qu’ils le portoient, on les appelloitLampropkores , à cause de l’éclat de la blan-cheur de leurs habits, d ehrtu-zpo;, éclatant,,je porte. Les Grecs donnoient audîce nom au jour de la résurrection,tant parceque le jour de pâques est un symbole delumière aux chrétiens, que parce que le mê-me jour les maisons étoient éclairées d’ungrand nombre de cierges. ( D. J. )

LAMPSANE , s. f. lampfana ( Hifi. nat.Bot. ) genre de plance à fleur , composéede demi-fteurons portés fur un embryon ,dt soutenus par un calice d’une feule piecedécoupée : ce calice devient dans la fuiteune capsule cannelée , remplie de semencesqui font pour l’ordinaire déliées & pointues.Tournefort , Infi. rei herb. Voy. Pr.iVNTF,.

Tournefort ne connok qu’une cfpece delampfane , dont voici la description ; saracine est blanche , simple , ligneuse &fibreuse : sa tige est haute de deux coudéesSc plus , cylindrique , cannelée , garnie dequelques poils , rougeâtre , creuse , bran-chue.Les feuilles qm font vers la racine & lapartie inférieure de la tige, ont une ou deuxdécoupures de chaque côté , & une troisiè-me à leur extrémité, cotnme dans le laitrondes murailles ou l’herbe de sainte Barbe.Les feuilles font très-molles, velues, & pla-cées alternativement ; celles des tiges & desrameaux , font oblongues , étroites , poin-tues, fans queue, & entieres ; la partie supé-rieure des tiges & des rameaux , est liste ,& terminée par de petites fleurs jaunes ,composées de plusieurs demi-steurons, por-tées fur un embryon , & renfermées dansun calice d’une feule piece , découpé enplusieurs parties.Ce calice se change ensuiteen une capsule cannelée , remplie de me-nues graines , noirâtres , un peu courbées ,pointues , fans aigrettes, quoique J. Bauhindise !e conTnire.

' Cette plante est commune dans les jar-dins , les vergers, le long des champs & furle bord des chemins, il paroît qu'elle con-tient un sel alummeux , dégéníré en sel tar-tareux amer , mais engagé dans un suc lai-teux & gstnnt : aussi répand-e!ie un laitatn.ër , quand on la blesse : elle passe pour

UM

émolsiente & détersive ; on ne Teitiploíequ’à l'extérieur pour déterger les ulcérés.II est bien difficile de déterminer ce quec’est que la lampfane de Dioscoride. (D.J.')

LAMPSAQÛE , ( Géog, anc. & mod. ien latin Lampj'acus ; ville ancienne de l’Asiemineure , dans la Mysie , presque au bordde la mer, à "entrée cle la Propontide : elleavoir un temple dédié à Cybele , & un portvanté par Strabon , vis-à-vis de Callipolis ,ville d’Europe dans la Chersonèfe deThrace.Elle s’étoit accrue des ruines de la ville voi-sine de Parfis, dont les habìrans paííèrentà Lampsaque. Quelques-uns disent qu’ellefut bâtie par les Phocéens, & d’autres parle&Milésiens en laxxxj e . olympiade.

On fait comme la présence d’espritd’Anaxmiène sauva Lampsaque de la fureurd’AJexandre. Ce prince honteusement in-sulte par cette ville , marchoit dans la réso.lotion de la détruire. Anaximène fut priépar ses concitoyens, d’aller intercéder pourleur patrie commune mais d’aussi loinqu’Aîexandre J’apperçut : " Je jure, s’ecria-» t-il, de ne point accorder ce que vous

” venez me demander.« Eh bien ,

dit Anaximène,je vons demande de détruireLampsaque. Ce seul mot fut comme unedigue qui arrêta !e torrent prêt à tout rava-ger ; le jeune prince crut que le sermentqui lui étoit échappé, & dans lequel il avoitprétendu renfermer une exception positivede ce qu’on lui demanderoit, le liait d’unemaniéré irrévocable, & Lampsaque fut ainsiconservée.

Ses vignobles étoient excellons; c’estpourquoi , au rapport de Cornélius Népos& de Diodore de Sicile , ils furent assignésàThémistocle par Artaxcrxès pour la table.

On adoroit^à Lampsaque plus particuliè-rement qu’aillenrs Priape le dieu des jar-dins , si nous en croyons ce vers d’Qvide ,Tnst. 1 . 1 . éiég. 9 . jjo.

Et te runcola , Lampface , t u t a deo-

On voyoit austi dans cette ville un beautemple que les habitans avoient pris foin dedédier à Cybele.

Lampsacus , dit Whéîer dans ses vpya-ges , à présent appellée Lampfaco , a perdusavantage qu’ elle avoit du temps de Strabon