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Tome dix-neuvième.
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», des terres, du côté de Babylone, jufques-», là qu’on y élevoit les beaux jardins furii quelques malles de bâtimens en brique ,», pour les détacher de la plaine , & varier„ les aspects auparavant trop uniformes.« Ammien Marcellin qui a suivi l’empereur», Julien dans cette contrée ; Pline &? tous», les géographes,tant anciens que moder-», nés , attestent pareillement í’étendue &f) l’égalité des plaines de la Mésopotamie ,» où la vue fe perd íàns aucun objet qui la*> fixe. Ils nous font remarquer f abondance» du bitume qui y coule naturellement, &„ la fertilité incroyable de FancienneBaby-», Ionie. Tout concourt donc à nous fairen reconnoître les restes du paysd’Eden , &;» {'exactitude de toutes les circonstances», où Moïse s’engage. Toute la littérature,, profane rend hommage à récriture , au» lieu que les histoires chinoises. & égyp-» tiennes sont comme fi elles ctoient tom-» bées de la lune.

Le crime que Moïse attribue anx enfansde Noé, », n’est pas , comme les LXX font» traduit, dese vouloir faire unnom ai'ant» la dispersion ; mais,comme porte littéra-„ lement le texte original, c’étoit de fe» construire une habitation qui pût conte-„ nir un peuple nombreux, & d’y joindre» une tour qui étant vue de loin, devint un„ signe de ralliement , pour prévenir les„ égaremens & la séparation. Oeil ce qu’iîs» expriment fort simplement en ces ter-» mes : Faisons-nous itne marque pour ne» nous point désunir , en nous avançant» en différentes contrées. Hébr. pen. ne» forte.

», L’ineonvénient qu’ils vouloient éviter„ avec íoin, étoit précisément ce que Dieu», vouloir & exigeoit d’eux. Ils fa voient», très-bien que Dieu les appelloit depuis», un siécle & plus à fe distribuer par colo-», nies d’une contrée dans une autre , & ils», prenoient des mesures pour empêcher», ou pour suspendre Iong-temps l’exéeu-», tion de íes volontés. Dieu confondit leur», langage ; il peupla peu-à-peu chaque pays», en y attachant les habitans que l’ufage», d’une même langue y avoit réunis, & quei) le désagrément de n’entendre plus Je s au-„ tres familles, avoit obligés d’aller vivreif loin d’elles,

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», L’état actuel de la terre & toutes les| », histoires connues rendent témoignage àI », Pintention qui a de bonne heure partagé», les langues après le déluge. Rien de plus», digne de la fageste divine , que d’avoic», d’abord employé, pour peupler prompte-*

», ment les différentes contrées , le même», moyen qui lui sert encore aujourd’hui», pour y fixer les habitans & en empêcher», la désertion. II y a des pays fi bons & il y», en a de si disgraciés , qu’on quítteroit les», uns pour les autres , si I’ufage d’une mê-», me langue n’étoit pour les habitans des», plus mauvais une attache propre à les y,» retenir , & Pignorance des autres lan-,, gués un puistant moyen d’aversion pour», tout autre pays , malgré les désavantages», de la comparaison. Le miracle rapporté», par Moïse peuple donc encore aujour-», d’hiti toute la terre auíE réellement qu’au» temps de la dispersion des en íàns de Noé;

», l’effet en embrasse tous les siécles.

», Un autre moyen de sentir la justesse de», ce récit, consiste en ce que la diversité», des langues s’accorde avec les dates den Moïse ; cette diversité devance toutes», nos histoires connues;& d’une autre part;rs ni les pyramides d’Egypte , ni les mar-„ bres d’Arondel, ni aucun monument quî», porte un caractère de vérité, ne remonte», au-destùs. Ajoutons ici que la réunion du», genre humain , dans la Chaîdée , avant la», dispersion des colonies , est un fait très-», conforme à la marche qu’elles ont tenue.

» Tout part de l’orient , les hommes & les», arts ; tout s’avance peu-â-peu vers l’occï-» dent, vers le midi & vers le nord. L’hif-», toire montre des rois & de grands éta-», bliísomens au cœur Lt fur les côtes de», l’Asie , lorfqu’on n’avoit encore aucune„ connoissance d’autres colonies plus reçu»

», lées : celles-ci n’étoient pas encore, ou», elles travailloient à fe former. Si les peu->» plades chinoises &. égyptiennes ont eu dew très-bônne heure'plus de conformité que», îes autres avec les anciens habitans de»» Chaldée, par leur inclination sédentaire, A" par leurs figures symboliques, par leurs», connoissances en astronomie , & par la», pratique de quelques beaux arts / c’est», parce qu 1 elles fe lont tout d abord éta-n biles dans des pays excellemment bons,

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