L A. V
sï’Ênée , & voyant son trône occupé patAscagne , fils d’Enée & de.Creuse, eutpeur que ce prince n’attentât à sa vie , afìnde s’astùrer la couronne des Latins. Danscette pensée , elle s’alla cacher dans desforêts , où elle accoucha d’un fils qui prit,à cause de cela , le nom de Syh'ìus. L’ab-sence de Lavinie fit murmurer le peuplecontre Ascagne , qui se vit obligé de fairechercher sa beììe-mere , & de lui céder , à«lie & son fils , la ville de Lavinium. Aprèsîa mort d’Ascagne , le fils de Laviniemonta fur le trône & le transmit à ses suc-cesseurs , tandis que les descendans d’Asca-gne n’eurent que la charge de souverainpontife.
LAVINIUM , ( Geog. anc. ) ville d’I-taìie dans le Latium , à io milles de Romeselon Appien , & à 8 milles de la mer selonServius, fort-près de Laurence. Enée trouvaLaurentum bâti ; c’étoit la résidence duroi dont il épousa la fille Lavinie.. II fondapour lors une nouvelle ville par ses Troyens,& la nomma Lavinium en l’honneur de-de son épouse. Sous son fils les Laviniensbâtirent la ville d’Albe, qui fut la résidencede ses descendans , jufqu’à la fondation deRome. ( D. J. )
LAVINO , en latin Labinius , ( Geog. )rivière d’Italie dans le territoire de Bolo-gne, a huit milles de la ville de ce nom , enftrant vers Modene. Appien, civil. U b. IV,dit que ce fut dans une île de cette riviere ,que les Triumvirs s’aboucherent, & parta-gèrent entr’eux l’empire.romain ; mais Ap-pien se trompe, Ce fut dans une île du Reno,auprès áe Bologne, que se fit leur entrevue,qui dura trois jours entiers. (D. J. )
LAVIS, LE , {dans la fortification) con-siste dans l’artd’employer les couleurs donton illumine les plans & les profils des diffé-rens ouvrages qu’on y construit. Laver unplan , c est étendre fur les différentes par-ties les couleurs qu’on est convenu d’em-ployer pour distinguer chacune de sesparties.
Les couleurs dont on fe sert pour cet effet,font: .
i°. L’encre de la Chine.
2 . 0 . Le rouge appelle carmin.
3°. Le jaune appelle gomme gutte.
4.o. Le verd de vessie.
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Le verd de gris liquide , communé-ment appelle couleur d’eau.
6°. Le bistre ou couleur de terre.
7°. Le bleu appelié indigo.
L’encre de la Chine sert à tirer toutes îeslignes des plans & des profils, à l’exceptionnéanmoins de celles qui représentent uneepaistèur de maçonnerie , lesquelles fe mar-qnent avec le carmin. Teste est la ligne ma-gistrale , ou le premier trait de la fortifica-tion , la contrescarpe , &c. lorsque la placeest revêtue. Quand elle n’est point revêtueces lignes sont aussi marquées avec l’encrede la Chine, & dans ce cas toutes les signesdu plan sont noires; autrement il y en a denoires & de rouges. L’encre de la Chine sertencore à ombrer les parties du plan qui enont besoin.
Le carmin sert à mettre au trait toutesles lignes qui expriment des épaisseurs demaçonnerie , comme on vient de le dire..II sert auííì à laver les coupes des revête-nt ens , contre-forts, &c. marquées dans lesprofils ; l’emplaeement des maisons dans lesplans, les casernes, & enfin tous les ouvra-ges qui font de maçonnerie.
Le jaune sert à marquer les ouvrages pro-jettés dans les plans, c’est-à-dire , ceux quel’on propose à exécuter , & qui sonc.distin-gués par cette couleur, de ceux qui fontconstruits.
Le verd de vestìe sert à laver les par-ties qui sont en gazon, les talus , lés glacis »&’c.
La couleur d’eau sert à laver les foliesdans lesquels il y a de l’eau les rivières ,ùc.
Le bistre est employé pour laver les cou-pes des terres; il sert aussi de couleur de bois,pour laver les ponts.
Le bleu ou l'indigo sert à marquer les ou-vrages qui font de fer, &c.
L’encre de la Chine est en bâton ; on ladétrempe en la frottant dans une coquille,dans laquelle on a versé un peu d’eau. Onfrotte le bâton sur cette coquille, jusqu’à ceque l’eau ait pris la force nécessaire pourl’usage que l’on en veut faire. Lorsqu’onveut s’en servir pour mettre au trait, onlui donne beaucoup plus de force que pourlaver.
Lç carmin est en poudre ; il fe détrempe