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chant sur ses traces , prit le titre d’empe-reur des Tartares , & s’égala à Pempereurde la Chine. _ _
II rcconnoiflòic tin seul Dieu comme leslettrés Chinois , & Pappelloit le tien commeeux. II s’exprime ainsi dans une de ses lettrescirculaires aux Mandarins des provinceschinoises. « Le tien éleve qui il lui plaît ;» il m’a peut-être choisi pour être votre» maître ». II ne se trompoit pas ; depuis1628 il remporta victoires fur victoires ,établit des lois au milieu de la guerre , &enleva au dernier empereur du sang chinoistoutes ses provinces du nord, tandis qu'u nmandarin rebelle , nommé Litsching, sesaisit de celles du midi;ce Litsching fut tuéau milieu de ses succès.
Les Tartares ayant perdu leur empereurTaitsong en 1642., nommèrent pour chefun de ses neveux encore enfant, qui s’ap-pelloit Changti, Sous ce chef, qui périt àl’âge de 14 ans en 1661 , & fous Cham-hi,qu’ils élurent pour maître à Page de 8 ans ,ils conquirent pié-à-pié tout le vaste empirede la Chine. Le temps n’a pas encore con-fondu la nation conquérante avec le peuple .vaincu , comme îl est arrivé dans nos Gau-les , en Angleterre & ailleurs : mais les ■Tartares ayant adopté fous Cham-hi leslois, les usages & la religion des Chinois ,les deux nations n’en composeront bientôtqu’une seule.
LÉAOYANG , ( Gëog. ) c'étoît dans ledernier fíecle la capitale du Léaotung ; àpréfont Chan-Yang a pris fa place. Léao-yang est une grande ville assez peuplée.Lo i ] Z- 5-33 ; lat. 33. 40.
LEAWÁVIA , ( Ge'og. ) port de mer ,fur la côte orientale de Pille de Ceylan,dans le pays du même nom.
LÉBADIE , ( Gëog. anc. ) mCAU ,ìíëuS'íM ; en latin Lebadia , ancienneville de Grece en Béotie , entre PHélicon& Chéronée , auprès de Coronée. 11 y avoitá Lebadie le célébré oracle de Trophoniusqui étoit dans un antre de rocher, où Pondescendoit avec peine. Ce lieu s’appeUeencore Liuadia , & donne son nom à toutela contrée. Voye\ Livadia & Livadie(D. J.)
. LEBEDA , Leptis , ( Gëog. ) ancienneyill.e d’Afrique, au royaume de Tripoli,
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1 avec un assez bon port for la mer Méditer-ranée , à 34 lieues de Tripoli. On en a tirépour la France de belles colonnes de mar-bre ; celles du grand autel de S. Germainsdes-Prés à Paris , font de ce marbre. Plu-sieurs croient que Lebeda est la patrie de1 empereur Severe , & de S. Fulgence .-Leptis efi 1 ancien nom de cette ville. Long.3 z. z y ; lat. 3 z. i o.
LEBEDUS , {Geog. anc.) ville anciennede r Asie proprement dite , dans I’Ioniefor Pisthme,oudu-moins auprès des Pisthme'entre Smirne & Colophone. '
Strabon , liv. XIV , parle des jeux quePon y célébrois tous les ans en Phonneur deBacchus : c'est à quoi se rapporte une mé-daille de Géra avec la figure de Bacchus, &ce mot híSihav. Lysimaque renversa Le-bedus , & en transporta les habitans à Ephé-se , comme le raconte Pausanias , Attic. c.ix. Depuis ce temps - là cette ville ne putfe relever , & demeura moins un bourg ,qu’un pauvre village. Horace nous l’indiqueaslèz, quand il dit, lib. J, epijl. xj , v. 5.
An Lebedum laudas odiò maris , atqueviarum ?
Scis Lebedus quamfit Gabi'is desernor yatque
Fidenis i’icus ,
» Ennuyé de courir les mers, n’étes-vous» point tenté de vous fixer à Lebedus ? ce» séjour n’a-t-il point d’attrait pour vous ?» Bull, Bavez-vous ce que c’est que Lebe-» dus ? un séjour plus désert que Gabies &» que Fidene ».
En effet, ce lieu restoit désert plus destrois quarts de Pannée , & n’étoit fréquentéque pendant que les comédiens y séjour-naient pour jouer leurs pieces , & célébrerles fêtes de Bacchus. ■
Enfin , cette ville dont Hérodote, Stra-bon , & Pomponìus Mêla nous parlentcomme de Pune des douze anciennes villesde P Ionie , n’étoit plus du temps d’Augustequ’une méchante bicoque.
LÉBENA , ( Gëog. anc. ) AtCnr*, villedé Pile de Crete , for la côte méridionale ,voisine du promontoire de Léon. Elle ser-voit de port à Gortyne , dont elle étoit à90 stades. II y avoieain temple d’Esculape }Y y y y z