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cipalementde la nuit. On lisoit aussi deslettres des autres évêques , des actes desmartyrs, ensuite des homélies des peres ,comme on le pratique encore. Les lecteursétoient chargés de la garde des livres sacrés,ce qui les exposoic fort pendant les persécu-tions. La formule de leur ordination mar-que qu’ils doivent lirepour celui qui prêche,& chanter les leçons, bénir le pain & lesfruits nouveaux. L’évêque les exhorte à lirefidèlement & à pratiquer ce qu’ils lisent, &les met au rang de ceux qui administrent laparole de Dieu. La fonction de chanter lesleçons , qui étoit autrefois affectée auxledeurs, se fait aujourd’hui indifféremmentpar toutes fortes de clercs , même par desprêtres. Fleury, Injlit. au droit ecclést. tom,J, part. I , chap. vj ,p. 61 & suiv.
I! paroît, par le concile de Chalcédoine,qu’il y avoir dans quelques églises un archi-tecte u r , comme il y a eu un archi-acolyte,un archi-diacre , un archi-prêtre , ùc. Lefeptieme concile général permet aux abbés,qui son t prêtres & qui ont été bénis parl’évêque , d’imposer les mains à quelques-uns de leurs religieux pour les faire lecteurs.
Selon fauteur du supplément de Moréry,ïa charge de lecteur n’a été établie que dansie troisième siecle. M. Cotelier dit que Ter-rullien est le premier qui fasse mention deslecteurs. M. Basnage croit qu’avant que cetemploi eût lieu , l’église chrétienne suivoitdans la lecture des divines écritures la mé-thode de la synagogue où le jour du sabbatun sacrificateur , un lévite , & cinq d’entrele peuple , choisis par le président de f as-semblée , saisi» en t cette lecture ; mais Bin-gham, dans ses antiquités de Véglise , tom.Jl,pag.z8 & suiv. remarque qu’il ne paroîtpas qu’il y ait eu aucune église, exceptécelle d’Alexandrie , où l’on ait permis auxlaïcs de lire l’écriture - sainte en public :cette permission étoit accordée même auxcatéchumènes ç^ns cette église. Son senti-ment est que tantôt Iss diacres , tantôt lesprêtres & quelquefois évêques s’acquit-
toient de cette fonction. „ , .
Dans l’église grecque, les t^ eu - rs * toie . ntordonnés par l’imposition des ’ nssuivant Habert, cette cérémonie " ? V01tpas lieu dans legiiíe romaine. Le quat lk erneffpncile de Carthage ordonne que PeVéqv ^
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mettra la bible entre les mains du lecteuren présence du peuple, en lui disant : Rece -vex ce Uvre , éj soye\ lecteur de la parolede Diew.fi vous remplisse^ fidèlementvoti eemploi , vous aure\ part avec ceux qui ad-ministrent la parole de Dieu.
C’està l’ambon & sur le pupitre que la lec-ture se faisoit ; de-là ces expressions de saintCyprien, super pulpitum imponi , a d pulpi-tum venire. Des personnes de considéra-tion se faisoient honneur de remplir cettefonction. Témoin Julien , depuis empereur,
6 son frere Gallus, qui furent ordonnés lec~teurs dans l’église de Nicomédie. Par la no-velle 12.z de Justinien,il fut défendu dè choi-sir pour lecteurs des personnes au-dessous dedix-huit ans: Mais avant ce règlement, onavoitvu cet emploi rempli par des enfans de
7 à 8 ans : ce qui venoit de ce que les parensayant consacré de bonne heure leurs enfansà l’église, on vouloit par-là les mettre enétat de fe rendre capables des fonctions lesplus difficiles du sacré ministère. Voye\ leDictionn. de Moréry.
LECTICAIRE , leclicari , f. m. termed*histoire ecclésiastique , c’étoient, dansl’église grecque , des clers dont la fonctionconsistoit à porter les corps morts fur uneefpece de brancard , nommé leclum ouleclica , & à les enterrer. On le appelloitaussi copiâtes & doyens. Voye\ ces mots àleur place.
Chez les anciens Romains, il y avoitaussi des leclicaires , c’est-à-dire , des por-teurs de litières , qui étoient à peu-près ceque font chez nous les porteurs de chaise.Voye\ Litière.
LECTICAIRE , leclicarìus , ( Littérat. )par Suétone , porteur de litiere ; les Ro-mains avoient deux fortes de leclicaires ;les uns qui étoient de leur train , de leurmaison , qu’ils avoient à leurs gages, com-me nos grands seigneurs ont à Versaillesdes porteurs de chaise à eux ; les autresleàicaires étoient au public, on leslouoitquand on vouloit se fa’&re porter en litiere ,comme on loue à Paris des porteurs áechaise qu’on prend sur la place , & sssp 1 *paie pour se faire porter où l’on veut. Lesleclicaires publics étoient à Rome dans udouzième région au-delà du flore ; le nomde leHUaire fut ensuite applique uauî