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Cfit sons un généralcette premiers eípecerépondoit à nos Iieutenans généraux d’armée,& le legatus dans les provinces, fous le pro-consul ou le gouverneur , étoit comme nosIieutenans du roi au gouvernement d’uneprovince.
Lorsqu’une personne de marque parmi lescitoyens romains avoit occasion de voyagerdans quelque province, le sénat lui donnoitîe titre de legatus , c’est-à-dire , d ’envoyédu sénat , pour lui attirer plus de respect,& en même'temps afin qu’il fût défrayé parles villes & places qui se trouvoíent íur sonpassage ; c’est ce qu'ils appelleront libéraíegatio , ambassade libre , parce que la per-sonne qu’elle regardoit n'étoit chargée derien, & pouvoit se dépouiller de ce titreaussì-tôt qu’elle le vouloir.
LEGE, adj. ( Mari ne.') vaijfeau qui faitun retour lege ; c’est un vaisseau qui revientfans charge. Si un vaisseau ayant été affrétéallant & venant, est contraint de faire sonretour lege , l’intérêt du retardement & lefret entier sont dû au maître.
Lege , vaijfeau lege - c’est un vaisseauqui n’a pas assez de lest, ou qui est tropléger par quelqu’autre défaut, comme deconstruction, & qui par conséquent est trop.haut sur seau : quelques-uns disent hege.
LÉGENDAIRE , s. m. ( Hifi. eccléf )auteur, écrivain d’une légende.
Le premier légendaire grec que l’on con-«oisse est Simon Métaphraste qui vivoit aux siecle ; & le premier légendaire latin , estJacques de Varase , plus connu fous le nomde Voragine ; & qui mourut archevêque deGênes en 1298, âgé de 96 ans.
La vie des saints par Métaphraste pourchaque jour du mois de Tannée , paroîtn’être qu’une pure fiction de son cerveau ;yous verrez au mot légende, que c’est à peu-pjrès le jugement qu’en portoit Bellarmin.
Jacques de Varase est auteur de cettefameuse légende dorée , qui fut reçue avectapt d’appiaudissement dans les siéclesd’ignorance, & que la renaissance des lettresfit souverainement dédaigner. Voye\ cequ’en pensent Melchior Cano , Wicelius &Railler.
Les ouvrages de Métaphraste & de Varasene pèchent pas feulement du cote de 1 in-tention j de la critique & du discernement,,
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mais ils sónt remplis de contes puériles &ridicules.
II faut avouer de bonne foi que plusieursdes légendaires qui les ont suivis, ont eu plusà cœur la réputation du saint dontils entre-prenoient Téloge , que Tamour de la vérité,parce que pl us elle est grande cette réputa-tion , plus elle est capable d’augmenter lenombre des dévots & des charités pieuses,
G est la chaieuy du faux zele qui a remplide tant de fables Phistoire des saints • & jene puis mieux faire pour justifi er C g S pa ,rôles , que Pirréligion ne me dicta jamais ,qu’en les confirmant par un passage admi-rable de Louis Vives , un des plus savanscatholiques du xvj siecle. (L/u.’, dit-ii, de iisfanclis sunt fcripta,praeterpauca qucedam ,multis sunt commentis fœ da t a , dkm quifcribit affecluisuo indulget , & non quœ egitdivus yfed quœ ille egijjé eum vellet , expo -ni t; ut vitam dicìet animus fcribentis , nonVeritas. Fuêre qui magnœ pietatis loco du->cere mendaciola pro religione confingere ;quod & periculofum efl , ne veris adimaturfidespropter Jaïs d & minime necejsarium .Quoniam pro pietate nojìrâ , tâm multatsunt vera , utfalsa tanquam ignavi militesatque inutiles , oneri fuit magis quàmauxilio.
Ce beau passage est dans l’ouvrage deVives , de tradendis disciplinis , lib. V. p.360. {D. J.)
Légende , f. f. ( Hifi. eccléf. ) on anommé légendes les vies des saints & desmartyrs , parce qu’on devoir lire , légendeserant , dans les leçons de matines, & dansles réfectoires de communautés.
Tour le monde fait assez combien & parquels motifs on a forgé après coup tantde vies de saints & de martyrs, au défautdes véritables actes qui ont été supprimés ,ou qui n’ont point été recueillis dans letemps ; mais bien des gens ignorent peut-être une source fort singulière de quantitéde ces fausses légendes qui ont été transmi-ses à la postérité pour des pieces authenti-ques , & qui n’étoient dans leurs principesque des jeux d’efprit de ceux qui les ontcomposées. C’est un fait dont nous devons hconnoissanee â T illustre V alerio (Agostîno),évêque de Vérone & cardinal, qui fleuris»soit dans lé xvj siécle-