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enchaîné à un palmier avec ces mots, Egy-pto capta. L’on voit aussi dans Adrien tou-tes les provinces qui le connoissent pourleur réparateur ; & ceux qui n’en connoî-troient pas les symboles , apprendraient àles distinguer par les légendes , reflìtutoríGallia; , restitutori HiJ'paniae , &c. Ainsiles différentes victoires désignées par descouronnes,par des palmes,par des trophées,& par de semblables marques qui font d’el-les-mémes indifférentes , se trouvent déter-minées par la légende , Afia subacla d’Au-guste ; Alemannia devicla de Constantin lejeune ; Judœa capta de Vespasien ; Arme-nia & Mesopotamia in potejiatem populiromani redache de Trajan, ou simplement,de Germanis , de Sarmatis , de Marc Au-rele ; car les légendes les plus simples ontordinairement le plus de dignité.
Mettant donc à part les légendes de latête destinées à marquer le nom , soit toutseul, comme Brutus, Cxsar , soit avec desqualités, ainsi que nous venons de le dire ,les autres Légendes ne doivent être que desexplications, des symboles , qui paraissentfur les médailles , par lesquelles on prétendfaire connoìtre les vertus des princes , cer-tains événemens singuliers de leur vie , leshonneurs qu’on leur a rendus, les avantagesqu’iis ont procurés à Fétat, les monumensde leur gloire , les déités qu’ils ont le plushonorées, & dont ils ont cru avoir reçu uneprotection particuliereicar les revers n’étantchargés que de ces fortes de choies, leslégendes y ont un rapport essentiel ; ellesfont comme la clefdes types, que l'on aurai tbien de la peine à deviner fans leur secours,sur-tout dans les siécles éloignés , & dansdes pays où les usages font tous différens deceux des anciens.
C’est en cela qu’excellent les médaillesd u haut empire, dont les types font toujourschoisis Sc appliqués par quelque bonne raisonque la légende nous découvre : an lieu quedans le bas empira oa ne cesse de répéterles mêmes types & les mêmes légendes ; &l’on voit que les uns & les autres font don-nés indifféremment à tons les empereurs ,plutôt par coutume que par mérite. Témoinle gloria exercitits , felix temporum réno-va tio.
Comme les verçus qui rendent les prìn-
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ces plus aimables & plus estimables a leurspeuples, font aussi ce que les revers de leursmé ’rilles représentent ordinairement, leslégendes les plus communes font celles quifont connoìtre ces vertus , tantôt par leursimple nom , comme dans ces revers deTibere, qu’il méritoit si mal, modération ^,clementia; , jufiìtice ; tantôt en les appli-quant aux princes , ou par le nominatif oupar le génitif ,spes Augufta , ou spes Aa-gujli ; confiantia Augufla , ou confiantiaAugufti , gardant aussi indifféremment lemême régime à F égard de la vertu même :Anus Aug. ou virtuti Aug. clementi a ouclementice , &c.
Les honneurs rendus aux princes consis-tent particulièrement dans les surnoms glo-rieux qu’on leur à donnés , pour marquerou leurs actions les plus mémorables , ouleurs plus éminentes vertus ; c’est ainsi queje les distingue des monumens publics qiiidévoient être les témoins durables de leurgloire. Ces surnoms ne peuvent être expri-més que par la légende , soit du côté dc íatête , soit du côté du revers.
Quant aux honneurs rendus aux princesaprès la mort , qui consissoiènt à les placerau rang des dieux , nous les connoissons parle mot de confecratio , par celui de paterde divns , & de Deus. Divo pio , divinAuguftus pater , Deo & Domino caro.Quelquefois autour des temples & des autelson mettoit memoria felix ou memoricScEterna;. Quelquefois fur les médailles desprincesses on lit ce terni tas , ou Jìderibusrecepta ; & du côté de la tête diva , ou engrec ©s*.
Les légendes qui expriment les bienfaitsrépandiisYtir les villes, fur les provinces , &fur Pempire , font ordinairement fort cour-tes & fort simples ; mais elles ne laissent pasd’être magnifiques. Par exemple, conserva •t or urbis fucE , ampliator civium , su n da-ter pacís , retlor orbis , reftitutor urbis >Hifpaniœ , Gallice , &c. pacator °sj\ íS ?falusgeneris humani, gaudium reipfbhccl',gloria rom. hilaritaspop. rom■ Icetitiafun-data, tellusjlabilita , txuperator omniumgentium ; gloria orbis terne -, °d no re ipu-blicte nad, gloria no A feculi. Quelquefoisla maniéré en ©st encore plus vive , comme