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Tome dix-neuvième.
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L, E G

de placer les légendes fur les médailles, Lcde plus toutes leurs médailles n’ont pas deslégendes ; car encore qu’íl soit vrai que lalégende est Famé de la médaille, il se trouvecependant quelques corps fans âmes , nonfeulement dans les consulaires , mais austìdans les impériales , c’est-à-dire , des mé-dailles fans légende ni du côté de la tête, nidu côté de revers, par exemple , dans lafamille Julia , la tête de Jules se trouvesouvent sans légende.Qn voit austì des reversfans légende , & fur-tout dans cette mêmefamille. Une médaille qui porte d’un côté latête de la piété avec la cigogne, & de F au-tre une couronne qui enferme un bâtonaugurai & un vase de sacrificateur , est sansaucune légende.

11 s’en trouve qui ne font que demi-ani-mées , pour parler ainsi , parce que l’un descôtés est fans légende , tantôt celui de latête , & tantôt celui du revers. Nous avonsplusieurs têtes d’Auguste fans inscription ,comme celle qui porte au revers la statueéquestre que le fénav fit ériger en son hon-neur , avec ce mot, Cœsar Dit'i filius.Nous avons austì une infinité de revers fanslegende , quelquefois même des revers con-sidérables pour la singularité du type & pourle nombre des figures ; je trois qu’on peutmettre dans ce nombre ceux qui ne portentque le nom du monétaire , ou le simple S.C. puisque ni ce nom, ni ces lettres ne con-tribuent en rien à expliquer le type. Tellesque font trois ou quatre belles médailles dePompée , avec des revers tres-curieux, quin’ont que le nom de M. M matins Sabinusproquejlor. Deux de Jules César , dont l’unechargée d’un globe , de faisceaux , d’unehache, d’un caducée & de deux mains join-tes , n’a que le nom L. Buca. L’autre quiporte une aigle militaire & une figure assisetenant nne branche del’aurier ou d’olivier,couronnée par derrière par une victoire enpié n’a que ex S. C. Une de Galba, dont lerevers est une allocution de six figures, queque!qnes-uns croyent marquer l’adoptionde Pison, se trouve aussi fans aucune légen-de. Les savans disent que le coin est''mo-derne , & que la véritable médaille porte■Allocutio.

Pour celles qui se trouvent avec les feuleslégendes fans tête, on les met dans la classe

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des inconnues ou des médailles incertaines,& on les abandonne aux conjectures dessavans. EoyezMÉDA.ILLE/a/z.r tête.

II manqueroit quelque chose d’importantà ce discours , st je ne dífois rien des deuxlangues savantes , la latine & la grecque ,dans lesquelles font écrites les légendes &les inscriptions des médailles antiques.

Mais je dois observer d’abord que la lan-gue ne luit pas toujours le pays , puisquenous voyons quantité de médailles impéria-les frappées en Grece ou dans les Gaulesdont les légendes sont en latin ; car le latina toujours été la langue dominante dans tousles pays où les Romains ont été les maîtres ;& depuis même que le latin est devenu unelangue morte, pat la destruction de la mo-narchie romaine, il ne laisse pas de se con-server pour tous les monumens publics &pour toutes les monnoies considérables danstous les états de l’empire chrétien.

II y a des médailles frappées dans lescolonies , dont la tête porte l'inscriptionen latin , & le revers l’infcription en grec.Le P. lober t parle d’un Hostien M. B. quid’un cote porte T&íorwit\evs wt iKtavteKovtPTof ,avec la tête du prince rayonnée, &de F autre côté Col. P. T. C tes. Metr. Latête du génie de la ville est surmontée d’unpetit château tout entier ; c’est Césarée dePalestine. Enfin , les médailles , dont leslégendes font en deux langues différentes ,ne sont pas extrêmement rares ; témoincelles d Antioche, où l’on trouve des légen-des^ latines du côté des têtes de Claude , deNéron & de Galba , & des légendes grec-ques au revers.

Le grec est , comme je l’ai dit, l’autrelangue savante dont on s’est servi le plusuniversellement sur les médailles. Les Ro-mains ont toujours eu du respect pour cettelangue , & se sont fait une gloire de l’en-tendre & de la parler. C’est pourquoi ilsn’ont pas trouvé mauvais que non seulementles villes de l’orient, mais toutes celles oùil y avoir eu des Grecs, la conservassent furleurs médailles. Ainsi les médailles de Sicile& de plusieurs villes d’Italie ; celles desProvinces , & de tout le pays qu’on appel-loit la grande Grece , portent toutes leslégendes grecques , & ces sortes de médail-les font une partie si considérable de la