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Tome dix-neuvième.
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ch. iv y nous décrit Tarcnure de la cavaleriedes légions romaines. .

E!le ne se servoit point d’etriers , & n a-voit que des selles rases. Les cavaliers pourmonter à cheval étoient obliges de le lancerdessus tout armés , & ils apprenoient àfaire cet exercice à droite comme à gauche;il n’étoit pas non plus d’usage de ferrerleurs chevaux , quoiqu’on le pratiquât pourles mules.

• Parmi les légionnaires romains il n’yavoir point de cavalerie légere , elle n’étoitconnue que dans leurs troupes auxiliaires ,mais les empereurs en établirent fous lenom d’ archers , lesquels pour être plusagiles , ne portoient aucune armure, &n’avoient que le carquois plein de fléchés ,lare & l’épée. Quant aux étendarts & cor--netres de la cavalerie , on les distingoit decelles de l’insanterie,par la couleur qui étoitbleue , & parce quelles étoient taillées enbanderolles.

On mettoit fous la garde du premiercapitaine les étendarts & cornettes de lacavalerie dans un asyle assuré , ainsi que lesaigles ou drapeaux de Pinfanterie étoientfous la garde du porte-aigle. Les cavaliers& les soldats des légions portoient leurargent en dépôt dans ces deux endroits.Végece , c. xx , Uv. II , nous apprend qu’ony déposoit encore la moitié des gratifica-tions qu’on faisoit aux troupes, de peurqu’elles ne dissipassent tout en débauchesen folles dépenses.

Ce furent les empereurs qui imaginèrentl’usage de faire aux légions des donatifs ,pour me servir des mêmes termes des au-teurs. On partageoit ces donatifs en dixportions , une pour chaque cohorte , & furquoi toute la légion mettoit quelque choseà part dans un onzième lac , pour la sépul-ture commune ; quand un soldat meuroit,on tiroir de ce sac de quoi faire ses funé-railles.

Enfin , lorsque les légions avoient rem-porté quelque victoire, on ornoit de lauriersles aigles romaines , les étendarts de la ca-valerie, les enseignes ou étoit le portraitde 3’emperenr , & on faisoit brûler des par-fums devant elles.

Voilà les particularités les plus impor-tantes fur cette matière ; je ies ai recueil-

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ies avec quelque foin de Tite-Live, dede Denys d’Halicarnasse , de César ,, dePolybe , de Végece , de Frontin , 5 c d’au-tres auteurs ; en y mettant de Tordre ,j’ai pris pour guide des gens du métier.(D. J.)

Légion fulminante , ( Hifl. rom. )étoit une légion de l’armée romaine , &composée de soldats chrétiens qui, dansT expédition de l’empereur Marc - Aurelecontre les Sarmates , Quades & Marco-mans, sauvèrent toute T armée prête à périrde soif, & qui obtinrent par leurs prièresune pluie abondante pour l’armée romaine,tandis que Tennemi essuyoit de T autre côtéune grêle furieuse, accompagnée de foudres& d’éclairs épouvantables.

C’est ainsi que les historiens ecclésiastique?rapportent ordinairement ce fait, & toutecette histoire est sculptée en bas-relief furla colonne Antonine. C’est de-là qu’estvenu le nom de fulminant , quoiqu’ily enait qui prétendent que la légion composéede ces chrétiens, s’appelloit déjà aupara-vant la légion fulminante. Voye^ LÉGION. *

Légion Thébéenne , ( Hìst. eccl. )

nom donné par quelques auteurs aune lé-gion des armées romaines , qui,résolue dene point sacrifier aux idoles , souffrit lele martyre sous les empereurs Dioctétien &Maximien , vers Tan de J. C. 297.

Maximien , disent ces auteurs , se trou-vant à Oclodurum , bourg des Alpes cot-tiennes dans le bas Vaîlais, aujourd’huinommé Martinach-, voulut obliger sonarmée de sacrifier aux fausses divinités. Lessoldats dc la légion thébéenne pour s’en dis-penser , s’en alïerent, à huit milles de là , àAgaunum , qu’on appelle à présent Saint-*Maurice , du nom du chef de cette légion.L’empereur leur envoya dire de venir sa-crifier , ils le refusèrent nettement, & Tonies décima fans qu’ils fissent aucune résis-tance. En fuite Maximien répéta le mêmeordre aux soldats qui restoient ; même refusde leur part. On Ies massacra ; & co u t ar-I més qu’ils étoient & en état de résister , iïs| fe présenterent à leurs persécuteurs la gorgeI nue , fans se prévaloir de leur nombre } &

| de ía facilité qu’ils avoient de défendre leurS vie à la pointe de leur épee. Comme leuri a me o’étoit occupée que de la gloire de çoiij