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grandes masses, c’est dans les traités qui ontprécédé leurs émotions & accompagné leurrepos momentanée,qu’il faut découvrir leursvéritables intérêts. 1 a préface du CouexjuTis gentium diplamav cus est un morceaude fénie.L’ouvrage est une merd’érudicion:j' parus en 1693.
Le premier volume, Scrptorum Brunf-r ; cenjia illufirandum , où la base de sonhistoire ítit élevée en 1707 ; c'est - là qu’iljuge, d’un jugement dont on n’a point ap-pelle' , de tous les matériaux qui dévoientservir au reste de i’édïfice.
On cmyoit que des gouverneurs de villesde l’empire de Charlemagne écoient deve-rms , avec le temps , princes héréditaires ;Léïbnitz nrouve qu’ils l’avoient toujoursété. On regardoitle x Scie xj siecle commeles plus barbares du christianisme Léïbnitzrejette ce reproche sur le xiij & xiv , où deshommes pauvres par institut, avides de l’ai-sance par faiblesse humaine , ir.ventoientdes fables par nécessité. On le voie suivreî’enchaínemenrdes évenemer,s,discerner lesfils délicats qui les ont attirés les uns à lafuite des autres, & poser les réglés d’uneespece de divination d’ap .ès laquelle l’étatantérieur & l’érat présent d’un peuple étantbien connus } on peut annoncer ce qu’il de-Vendra.
Deux uutresvo\umes,S criptcrum Brunf-•vicenfia ìlluflrantium , parurent On ijio &1711 , le reste n’a point suivi. M. de Fon-tenelle a exposé le plan généra! de l’ouvragedans son éloge de Léïbnitz , an. de l’acad.îles Scierie, ij 16.
Dans le cours de ses recherches i! pré-tendit avoir découvert la véritable originedes François , & il en publia une disserta-tion en 1716.
Léïbnitz étoit grand jurisconsulte ; ledroit étoit & sera long-temps Fétude domi-nante de l’Allemagne ; il se présenta à Pagede vingt ans aux examens du doctorat : fajeunesse , qui suroît dû lui concilier la bien-veillance de !a femme du doyen de la facul-té , excita , je ne sais comment , fa mau-vaise humeur , & Léïbnitz fut refusé ; maisl’applaudissement général & la même dignitéqui lui fut offerte à conférée par les habi-tans de la ville d’Altorf, le vengerent bien_j 3 e cette injustice. S’il est permis de juger
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du mérite du candidat par le choix du sujetde sa these , qu’elle idée ne se formera-t-cnpas de Léïbnitz? sl disputa des cas perplexesendroit. Certe these fut imprimée dans lafuite avec deux antres petits traités , l’unintitulé , Specimen Encyclopedice in jure ;l’antre, Specimen cerútudinisfeu démons-tration um lu jure exhibitum in doclnnàconditionum.
Ce mot Encyclopédie avoir été employédans un sens plus général par Alstedius :cchii-ci sècoit proposé de rapprocher lesdifférentes sciences, & démarquer les lignesde communication qn’elles ont entr’eiles.Le projet en avoir pju à Léïbnitz ; il s’étoitpropose de perfectionner l’ouvrage d’Aîse-dius ; il avoir appelle à son secours quelquessavans : l’ouvrage allois commencer , lors-que !e chef de l’enrreprise , distrait par lescirconstances, fut entraîné à d’autres occu-pations , malheureusement peur nous quilui avons succédé , & pour qui le même tra-vail n’a été qu’une source de persécutions ,d’in fulces & de chagrins qui se renouvellentde jour en jour , qui ont commencé il y aplus de quinze ans, & qui ne finiront peut-être qu’avec notre vie.
A l’âge de virgt-deux ans il dédia à sélec-teur de Mayence. Jean-Philippe de Schc.m-| born , une nouvelle méthode d’enseigner £?
Í d’apprendre la jurisprudence, avec un cata-logue des choses à dejirer dans la sciencedu droit. II donna dans la même année sonprojet pour la reforme générale du corps dudroit. La tête de cet homme étoit ennemiedu désordre , & il falloir que les matièresles plus embarrassées s’y arrangeassent en yentrant ; il réunistbit deux grandes qualitésprefqu’incomparibles, I’esprit d’invention& celui de méthode ; & l’étude la plus opi-niâtre & la plus variée , en accumulant enlui les connoissânces les plus disparates ,n’avoit affoibli ni l’un ni l’autre : philosophe& mathématicien , tout ce que ces deuxmots renferment, il l’étoit. II a!!a d’Altorf aNuremberg visiter des savans ; il s'infinuadans une société sécrété d’alchimisles qui leprirent pour adepte fur une lettye fara e determes obscurs qu’il leur addrestâ, qu ils en-tendirent apparemment,mais qu aliurcmentLéïbnitz n’entendoic pas 1 s le creerentleur sçcrétaire & il ® iníuiì.iit beaucoup
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