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du curé & de l’official. » Je te défends, ajou-» toit le prêtre , que tu n’habites à autre« femme qu’à la tienne ». Ensuite il prenoitune pellée de la terre du cimetiere,par troisibis la lui mettoit fur la tête , en disant ;„ c’est signe que tu es mort quant au monde,„ & pour ce aies patience en toi ». Ephem.Troyen, an. ij6o , pag. 113. (C.)
léproserie , f. í: ( inji ) mala-
DRERIE : mais ce terme ne le soutientplus que dans le style du palais, dans lesactes & dans les titres, pour signifier unemaladrerie en général. En effet , il ne s’ap-pîiquoit autrefois qu’aux seuls hôpitaux,destinés pour les lépreux. Matthieu Pariscomptoir dix - neuf milles de ces hôpitauxdans la chrétienté , & cela pouvoir bienêtre , puisque Louis VIII., dans son testa-ment fait en 122.5 » légué cent fols , quireviennent à environ 84 livres d’aujour-d’hui, â chacune des deux milles léproseriesde l'on royaume.
La maladie pour laquelle on fit bâtir cenombre prodigieux d’hópitaux , a toujourseu , comme la peste , son siégé principal enEgypte , d’où elle passa chez les Juifs ,qui tirèrent des Egyptiens les mêmes pra-tiques pours’en préserver; mais nous n’a-vons pas eu Pavantage d’en être instruits.
II paroît que Moyse ne prescrit point deremedes naturels pour guérir la lepre ; ilrenvoie les malades entre les mains des prê-tres & d’ailleurs il caractérise assez bien lamaladie, mais non pas avec l’exactituded’Aretée parmi les Grecs , liv. IV , c. xuj\& de Cesse parmi les Romains, hv. III ,chap. xxv.
Profper Alpin remarque que dans sontemps , c’est-à-dire , fur la fin du seizièmefiecle , la lepre étoit encore commune enEgypte. Nos voyageurs modernes , & enparticulier Maundrel,disent qu’en Orient &dans la Palestine , ce mal attaque princi-palement les jambes, qui deviennent en-flées, écailleuses & ulcéreuses.
Le D. Townes a observé qu’une pareillelepre régné parmi les esclaves en Nigritie,’l’enflure de leurs jambes , & les écailles quiles couvrent vont toujours en augmentant ;& quoique cette écorce écailleuse paroissedure & insensible, cependant pour peuqu’on en effleure la sunace avec la lancette,
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le sang en sortlibrement.On a tenté jusqu’âce jour sans succès la cure de ce mal élé-phantiatique.
L’histoire raconte que les soldats dePompée revenant de Syrie, rapportèrent-pour la premiere fois en Italie, une maladieastez semblable à la lepre même. Aucunreglement fait alors pour en arrêter lesprogrès, n est parvenu jusqu’à nous ; maisil y a beaucoup d’apparcnce qu’o n fit des ré-glemens utiles, puisque ce mal set suspendujusqu’au temps des Lombards.
Rotharis qui les gouvernoit avec tant degloire au milieu du septième siecle , ayantété instruit de l’étendue & des ravages decette maladie, trouva ie moyen le pluspropre d’y couper court. II ne se contentapas de reléguer les malades dans un endroitparticulier , il ordonna de plus , que toutlépreux chassé de fa maison , ne pourroicdisposer de ses biens, parce que du mo-ment qu’il avoit été mis hors de fa maisoa ,il étoit censé mort. C’est ainsi que pourempêcher toute communication avec leslépreux , sa loi les rendit incapables deseffets civils.
Je pense avec M. de Montesquieu , quece mal reprit naifiance pour h seconde foisen Italie , par les conquêtes des empereursGrecs , dans les armées desquels il y avoitdes milices de la Palestine & de l’Egypte.Quoi qu’il en soit, lès progrès en furentarrêtés jusqu’au temps malheureux des croi-sades , qui répandirent la lepre , non pasdans un seul coin de l’Europe , mais danstous les pays qui la composent, âc pourlors, on établit par-tout des léproseries.
Ainsi les chrétiens après avoir élevé denouveaux royaumes de courte durée , dé-peuplé le monde , ravagé la terre , commistant de crimes, de gpandes & d’infamesactions, ne rapportèrent enfin que la leprepour fruit de leurs entrepriscs.Cette cruellemaladie dura long-temps par son étenduedans le cor-ps du petit peuple , par le man-que de connoissance dans la maniéré de îatraiter , par le peu d’usage du linge, & parla pauvreté des pays, ou pour mieux direleur extrême misere , car les léproseriesmanquoient de tout ; & ces cliquettes oubarils qu’on faiseit porter aux lépreux ponc