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Tome dix-neuvième.
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les

îeine. II est singulier que renfermant cinq àsix cens maisons , cette ville n’ait pointcTéglise dans ses murs, & que pourvue d’unesimple chapelle , elle soit obligée d’aller auprêche à un quart de lieue hors de ses por-tes. Long. zz. zo ; lat. $z. 57. ( D. G. )

LESTRIGONS , f. m. ( Géog. anc. ) enlatin Laestrigones , en grec Aaisyt^óisí,peuple que les anciens ont placé diverse-ment. Homere les met en Italie , aux envi-rons de la ville de Lamas , ainsi nomméeparce que Lamus , roi des Lestrigons & filsde Neptune, l’avoit bâtie : ses états étoientassez étendus. Antiphates , qui y régnoislorsqu’Ulysse eut le malheur d’y aborder ,étoit un homme cruel, qui auroit mangé ,dit Ovide , tout les députés de ce héros s’ilsne se fussent sauvés après avoir vu le tristesort de l’un d’eux.De-lâ vint que ce monstrea servi d’exemple pour défigner la barbarie& l’inhospitalité : Qui s non AntiphatemLtestrigona 1 devovetl De-!à vint encore quetous les Lestrigons past'erent pour autant demangeurs d’hommes. II semble que Plineajoutoit foi à cette tradition populaire ,quand il dit-, Ub. VII , cap. ij. EJse Scy-tharum généra qitce corporibus humanisvescerentur indicavimus ; id. ipfuni ìncre-dibile fortajse , ni cogitemus in medio orbeterrarum , Siciliâ & Italiâ , fuisse genteshujus monstri , Cyclopes & Laistrigonas.

Ce dont nous ne pouvons pas douter ,c’est que la ville de Lamus n’ait pris dans lafuite le nom de Formies : Cicéron , Horace& Pline le disent tous trois positivement.Ajourez à leurs témoignages celui de SiliusItaliens , qui en deux endroits du /. VII.appelle la ville de Formies en Campanie,Leflrigoniœ rupes.

D’autres auteurs placent les Lestrigonsavec les Cyclopes dans le territoire deLeon-tium en Sicile , & aux environs du montEtna. Lycophron nous assure que les Les-trigons sont les mêmes que le peuple deSicile , nomme Léontins.

Cependant remarquons ici que les histo-riens n’ont adopté qu’avec défiance latradition des Postes. Les noms d e Lestrigons& de Léontins ne sont peut-être qusonmém- nom ; du moins Bochart prouve quelefingon est un mot phénicien , lequel sig-nifie un lion qui dù'ore, Ce nom a viai-

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semblablement été rendu par celui de léon-tin , qui désigne la même chose , & marqueles mœurs féroces & léonines de ces peuplesbarbares : apparemment qu’une partie desLestrigons quitta la Sicile pour s’établir furles côtes de la Campanie. On ne peut pasclouter que Lamus , qui bâtit Formies , néfut un leflrigon son nom seul le témoigne ;car Lamus, lakam en phénicien , signifiedevorer : de-lâ même a été tiré le nom desLamies, ces spectres imaginaires de la fable,fur lesquels Voyez L A mies. *

LÉSTWITHIEL, { Geog.) ville à mar-ché d’Angîeterre , dans la province de Cor-'nouaille , fur le Fowey , à rS8 milles O. deLondres. Elle députe au parlement. Speedécrit Lefltethiel , Cambdem Lishtyel dansfa carte , & Lofi-Uthiel dans fa table. Cenom , selon lui signifie une colline élevéeparce que ce bourg à marché , situé mainte*nant dans la plaine, étoit autrefois fur la col*line où est aujourd’hui Leftormiu. Il, étoitalors habité par les Dammoniens. Long. t z.<8. lat. y o. 2.4. {D. J.)

LETECH , f. m. ( Hifl. anc. ) mesurehébraïque, qui étoit la moitié du chômer,& par conséquent de 149 pintes , demi-sep-tier , un poisson & un peu plus. On netrouve cette mesure que dans Osée, ch. iij.i/. z. letech hordeorum , que les Septantetraduisent par Nebel , & la vulgate par di-midiumeori. VoyezNElSEL & CoRE, dìc-donn. de la Bible.

LETH, LETHE ou LATH, s. m. (An-,tiq. Anglo-Saxon. ) nom d’une mesure oaportion de terre dans les anciennes divisionsdel’Anglererre. Le roi Alfred , selon l’o pi-nson de quelques auteurs , partagea leroyaume en comtés, comme il í’est encore..IIdivisa les comtés en hundreds ou tilhings..L’hundred étoit une portion de pays où il yavoit cent officiers ( nous dirions descente-niers ) pour maintenir le bon ordre. Usécoient appelìés fidejujsores pacis , répon-dans de la paix ; & le leth contenoit troisou quatre hendreds.

Le leth écoient auffi la juriíHíction d’unvicomte , ou le seigneur tenoit clés especes.d’assises , tous les ans une lois dans chaquevillage, aux environs de la saint Michel,(n. J.)

Leth , ( Commerce. ) qu’on écrit