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Tome dix-neuvième.
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877
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L E T

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Systems figuré des articulations.

Considérées dans leur nature.

Labiales.

| Linguales.

o 4 \Gutturales.

Confiantes. Variables.

Foibles. Fortes.

i

ve.

fit-

t

Nasales. 5 me.

( ne.

be.

pe.

Dentales. /

de.

te.

ì

gue.

que.

Sifflantes. *

K e -

fi-

!

je.

che.

Liquides. * le.

re.

Mouillées. Ile.

he.

gne.

Exemples.

Vendre. Fendre.Baquet. Paquet.Mort.

Nort.

Dôme. Tome.Gage. Ca%e.Zélé. Scélé.

Japon. Chapon.Loi. Roi.

Pillard. Mignard.Héros.

Voilà donc en tout dix-neuf articula-tions dans notre langue , ce qui exige dansnotre alphabet dix-neuf consonnes : ainsi ,en y ajoutant les huit voyelles dont on a vuci-devant la nécessité, le nouvel alphabetne seroit que de vingt-sept lettres. C’estafiez , non-seulement pour ne pas surchar-ger la multitude de trop de caractères ,rnais encore pour exprimer toutes les mo-difications essentielles de notre langue ; aumoyen des accents que.l’on y ajouteroit,comme je l'ai déjà dit.

Me permettra-t-on encore une remarquequi peut paroitre minutieuse, mais qui mesemble pourtant raisonnable ? C’est que jecrois qu’il pourroit y avoir quelque utilité àdonner aux lettres d’unemême classe, uneforme analogue, & distinguée de la formecommune au xlettres d'une autre classe : parexemple , à n’avoir que des voyelles fansqueue, & formées de traits arondis ,comme a,e,o,§;c,r,z,a.-à formerles consonnes de traits droits ; les cinqlabiales, pat exemple, sons queue, commen , m ,u, m , z: toutes les linguales avecqueue ; les dentales par en haut, lessifflantes par en bas ; les foibles en deuxtraits les fortes en trois ; les liquides &les mouillées d’une queue droite & d’untrait rond , la queue en haut pour les pre-

mières , & en bas pour les autres : notregutturale , comme la pins difficile pourroitavoir une figure plus irréguíicre, comme lek, le ;c,oule&. Je sens très-bien qu’iln’y a aucun fonds à faire fur une pareilleinnovation-, mais je ne pense pas qu’il faillepour cela en dédaigner le projet, nepût-ilque servir à montrer comment on envisageen général & en détail un objet qu’on aintérêt de connoître. L'art d’anaíyfer, quiest peut-étre le seul art de faire usage de laraison , est aussi difficile que nécessaire ; &l’on ne doit rien mépriser de ce qui peutservir à le perfectionner

11 est évident, par la définition que j’aidonnée des lettres, qu’il y a une grandedifférence entre ces caractères & les élé-mens de la voix dont ils font les signeshoc interefl , dit Priscien , inter elementa& litteras quod elementa propriè dicunturipfiœ pronunciadonesnoue autem earamlitterx , lib.fi. de Vitcerâ. Il semble queles Grecs aient fait aussi attention à cettedifférence , puisqu’iîs avoient deux motsdifférons pour ces deux objets, r tnyû& ,élémens, QcyfttupoTet, peintures, quoiquefauteur de la méthode grecque de P. R. lesprésente comme synonymes; mais il est bienplus naturel de croire que dans l’origine lepremier de ces mots exprimo-it en-effet les