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dépend ce qui contribue îe plus aux 'diverses parties de la grande fin ; savoir ,aux secours réciproques, au commerceencre les divers états ; au bien des socié-tés particulières , autant qu’on . peut leprocurer , fans préjudice des sociétés su-périeures.
II ne faut pas confondre la libéralitéavec la prodigalité , quoiqu’elles paraissentavoir ensemble un grand rapport ; l’une est«ne vertu , & I’autre un excès vicieux. Laprodigalité consiste à répandre, fans choix ,fans discernement, fans égard à toutes lescirconstances ; cet homme prodigue, qu’onappelle d’ordinaire généreux , trouverabientôt qu’il a sacrifié en vaines dépenses ,à des sots , des fripons , des flatteurs , &même à des malheureux volontaires , tousles moyens d’aílister à f avenir d’honnêtesgens. S’il est beau de donner, quel foinne doit-on pas prendre de se conserver ensituation de faire toute sa vie des actes delibéralité ?
Mais je ne tiens point compte à Crassusde ses libéralités immenses , employéesraéme en choses honnêtes , parce qu’il enavoir acquis le moyen par des voies crimi-nelles. Les largesses estimables fout cellesqui viennent de la pureté des mœurs, &qui font les suites & les compagnes d’unevie vertueuse.
La libéralité bien appliquée , est absolu-ment nécessaire aux princes pour Pavance-ment du bonheur public. „ A le prendre», exactement , dit Montagne , un roi , en», tant que roi , n’a rien proprement sien,„ il se doit soi-même à autrui. Le prince„ ayant à donner, ou pour mieux dire , à», payer , & rendre à tant de gens selon
ils ont desservidispensateur. Mais
qu'iis ont deilervi , il en doit être loyal
»•,
si la libéralité d’unprince est fans discrétion & sans mesure,w I e mieux avare. L’immodérée lar-gene est un moyen foible à lui acquérir», bienveillance,^ car elle rebute plus de», gens qu’elîe n’en pratique ; & si elle est», employée fans respect de mérite , fait», vergogne à qui la reçoit, & se reçoit sans» grâce. Les sujets d’un prince excessif en», don , fe rendent excessifs en demandes ;ils se taillent non à la raison,
»,
mais a
« l’exemple. Qui a sa pensée à prendre,
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« «S l’a plus à ce qu’il a prins ».
Enfin , comme les rois ont particulière-ment réservé la libéralité dans leur charge tce n’est pas assez que leurs bienfaits roulent: ur la récompense de la vertu , il faut qu’enmême temps leur dispensation ne blestepoint l’équité. Satisbarzane, officier chérid’Artaxerxe , voulant profiter de fes bon-tés , lui demanda pour gratification unechose qui n’étoit pas juste. Ce prince com-prit que la demande pouvoir s’évaluer âtrente mille dariques ; il fe les fit apporter,& les lui donna en disant : " Satisbarzane,
„ prenez cette somme ; en vous la donnant,, je ne ferai pas plus pauvre , au lieu que„ si je faifois ce que vous me demaadez, je„ serois plus injuste ,,.
J’ai quelquefois pensé que la libéralitéétoit une de ces qualités, dont les germes femanifestent dès la plus tendre enfance. Lepersan Sadi rapporte dans son rosaire duplus libéral & du plus généreux des princesindiens, qu’on augura dans tout le paysqu’il ferait tel un jour , lorsqu’on vit qu’ilne vouloir pas teter fa mere, qu’elle n'al-laitât en même temps un autre enfant de íaseconde mamelle. {D. J.)
Libéralité , ( Littérat. ) vertu person-nifiée sur les médailles romaines , & repré-sentée d’ordinaire en dame romaine , vêtued’une longue robe. On ne manqua pas de lafaire paraître fur les médailles des empe-reurs, tantôt répandant la corne d’abon-dance, tantôt la tenant d’une main , &montrant de l’autre une tablette marquéede plusieurs nombres , pour désigner fousce voile la quantité d’argent, de grain oude vin, que Pempereur donnait au peuple.Dans d’auttes médailles, faction du princequi fait ces sortes de largesses, est nuementreprésentée. Ce font là les médailles qu’onappelle liberalitas par excellence ; mais cetempereur quelquefois libéral par crainte,par politique ou par ostentation , n’avoit-ìi pas tout pris &. tout usurpé lui-même ì
( r>. j. y
LIBERATION , s. f. ( Jurifprud. ) estla déchargé d’une dette , d’une poursuite ,d’une servitude, ou de quelqu’autre chargequ droit. ( A )
LIBERAT OR , ( Littérat.) Jupiterse trouve quelquefois appelle de ce nom