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& 'tels autres, pour le privilège de n’étregouvernés que par un homme de leur nation,ou par leurs propres lois. Plusieurs ont atta-ché ce nom à une forme de gouvernement,& en ont exclu les autres. Ceux qui avoientgoûté du gouvernement républicain , l’ontmise dans ce gouvernement ; tandis queceux qui avoient joui du gouvernement mo-narchique , Font placé dans la monarchie.Enfin , chacun ’a appelle liberté , le gou-vernement qui étoit conforme à ses cou-tumes & à ses inclinations : mais la libertéest le droit de faire tout ce que les loispermettent ; & si un citoyen pouvoir fairece qu’elles défendent, il n’suroît plus deliberté , parce que les autres auroient tousde même ce pouvoir. 11 est vrai que cetteliberté ne fe trouve que dans les gouverne-mens modérés , c’est-à-dire , dans les gou-vernemens dont la constitution est telle,que personne n’est contraint de faire leschoses auxquelles la loi ne Foblige pas,& à ne point faire celles que la loi luipermet.
La liberté civile est donc fondée fur lesmeilleures lois possibles ; & dans un étatqui les auroit en partage , un homme à quion feroît son procès selon les lois , & quidevroït être pendu le lendemain , seroitplus libre , qu’un hacha ne F est en Turquie.Par conséquent il n’y a point de libertédans les états où la puiíîànce législative &la puissance exécutrice sont dans la mêmemain. II ffy en a point, à plus forte raison,dans ceux où la puiíîànce de juger est réuniea Ja législatrice & à l’exécutrice.
Liberté politique , ( Droit politi-que. ) la liberté politique d’un état est for-mée par des lois fondamentales qui y éta-blissent la distribution de la puissance légis-lative , de la puiíîànce-exécutrice des cho-ses qui dépéndent du droit des gens , & dela puissance exécutrice de celles qui dépen-dent du droit civil , de maniéré que cestrois pouvoirs font liés les uns par les autre*
La liberté politique du citoyen , est cettetranquillité d'esprit qui procede de l’opi-nion que chacun a de fa iùreté,& pour qu’onait cette sûreté, il faut que le gouvernementsoit tel,quson citoyen ne pmííè pas craindreun citoyen. De bonnes lois civiles & politi-ques aíìprent secte sis ocelle triomphe en.
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core ^lorsque les lois criminelles tirent chaquepeine de la nature particulière du crime.
II y a dans le monde une nation qui apour objet direct de fa constitution la li-berté politique , & fi les principes sor les-quels elle la sonde , sont solides , il faut enreconnoître les avantages. C’est à ce sujet,que je me souviens d'avoir oui dire à unbeau génie d’Angleterre , que Corneilleavoit mieux peint la hauteur des fentimensqu’infpire la liberté politique , qu’aucun deleurs poètes, dans ce discours, que tientViriate à Sercorius.
Affranchissons le Tage , & laiffons faireau Tibre :
La liberté n 1 est rien quand tout 1e mondeest libre.
Mais il est beau de l-être , & roi r toutl f univers
Soupirer fous le joug , & gémir dans lesfers.
II est beau d’étaler cette prérogative
Auxyeux du Rhône esclave , & de Romecaptive ,
Et de voir envier auxpeuples abattus ,
Ce respect que le fort garde p ourles vertus.
Sertorius, act. IV , fc. vj.
Je ne prétends point décider que 1 es Ab-glois jouissent actuellement de la préroga-tive dont je parle , il me suffit de dire avecM. de Montesquieu , qti’eJJe est établie parleurs lois ; & qu’après tout, cette liberté,politique extrême ne doit point mortifierceux qui n’en ont qu’une modérée , parceque l’excès même de la raison n’est pas tou-jours désirable , & que les hommes en gé-néral s’aceommodent presque toujoursmieux des milieux que des extrémités( D. J. )
Liberté DE PENSER , Ç Morale.) Cestermes , liberté de penser , ont deux sens ;: Fun général , Fautre borné. Dans le pre-mier , ils signifient cette généreuse forced’esprit, qui lie notre persuasion unique-ment à la vérité. Dans le second , ils ex-priment fe seul effet qu’on peut attendre ,selon les esprits sorts, d’un examen libre& exact, je veux dire , l’inconviction.