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bliotheque d’Arímias Pollíotf, qui rebâtitCet édifice.
On érigea fous Tibere^ dans la place pu-blique, une statue à la Liberté, dès qn’onsutía mort de Séjan. Josephe rapporte qu’aprèsle maífiicre de Laïus , Cassius Cheréa vintdemander le mot aux consuls, ce qu’on n’a-voit point vu de mémoire d’homme, & quele motqu’ils lui donnèrent, fut liberté.
Laïus étant décédé , on érigea fous Clau-■de un monument à la Liberté ,• mais Néronreplongea l’empire dans une cruelle servi-tude. Sa mort rendit encore la joie géneraîe.Tout !e peuple de Rome & des provincesprit le bonnet de la liberté ; c'éoit un triom-phe universel. On s’empresta de représen-ter par-tout dans les statues & fur les mon-noies , Limage de.la Liberté qu’on croyoitrenaissante.
Une inscription particulière nous parled’une nouvelle statue de la Liberté , érigéefous Galba.
La voici telle qu’elle se lit à Rome surla base de marbre qui soutenoit cettestatue.
ïmaginum domus Aug.cultoriíns Jignum
Libertatis rejìituta , Se r. Galba impe-ra taris
Aug. curatores annì secundi, C. Tur-ranius
Polubius , L. Calpurnius Zena , C.Murdius
Laïus , C. Turranius FLorus C. Mur-dius
Danoflhenes.
Sur le côté gauche de la base est écrit
Dédie. id. Oclob- C. Bellico FataleCos.
jP. Cornelio Scipione Ajlatico.
Ce s deux consuls furent subroges l’année68 de Jésus-Christ.
Ce fut fur Je modele de cette statue oude quelque autre pareille , qu’on frappa dutemps du même empereur tant de mon-r.oies, qui portent au revers, libertas Au-gufi. libertas reftituta , libertas publicaLes provinces, à limitation de la capitaledrestèrent de pareilles statues. 11 y a d ans îécabinet du roi de France une médaille grec-que de Galba, avec le type de la Liberté }
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& le mot ta. (D. j.')
Liberté, ( Àfythol. Tconol .\déesse desGrecs & des Romains. Les Grecs l’invo-quoient fous le nom d ' Eleuthérie , & quel-quefois ils disoient Grsi exsut?poi, dieux dela liberté. Les Romains qui l'appellerentlibertas , eurent cette divinité en singu-lière vénération , l u i bâtirent des temples ,des autels en nombre, & lui érigèrent quan-tité de statues. Tiherius Gracchus lui con-sacra sur le mont Aven tin un temple mag-nifique , soutenu de colonnes de bronze , &décoré de superbes statues. 11 étoit précédéd’une cour qu’on appelloit atrium Liber-tatis.
Quand Jules César eut soumis les Ro-mains à son empire , ils élevèrent un tem-ple nouveau en l’honneur de cette déesse,comme íi leur liberté étoit rétablie par ce-lui qui en fappa les sondemens ; mais dansune médaille de Brutus , on voit la Libertéfous la figure d’une femme , tenant d’unemain le chapeau , symbole de la liberté , &deux poignards de í’autre main, avecl’iní-cription, idibus Martiis, aux ides de Mars.
La décile étoit encore représentée parune femme vêtue de blanc , tenant le bon-net de la main droite , & de la gauche unejaveline ou verge , telle que celle dontlcsmaîtres frappoient leurs esclaves lorsqu’ilsles afFranchistbient : il y a quelquefois unchar auprès d’elle.
Dans d’autres médailles, elle est accom-pagnée de deux femmes , qu’on nommoieAdioné & Abéodoné , & qu’on regardoiccomme ses suivantes ; parce que la libertérenferme le pouvoir d’aller Le de venir oùl’on veut.
Quelques villes d’Italie, comme Bologne, 1Gènes, Florence , portoient autrefois dansleurs drapeaux, dans leurs armoiries, le motlibertas , Le ils avoient raison ; mais cettebelle devise^ ne leur convient plus aujour-d hui : c est a Londres qu’il appartient d’entaire trophée. {D. J.)
LlBERTÉ HE cour , terme de Com-merce , c’est l’affranehiffement dont jouitun marchand de la juridiction ordinaire deslieux où il fait son négoce , & le privilègeqifa un étranger de porter les affaires ao«-cernant l’on trafic pardevant un juge âe ía
nation.
L 1 J 111