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cxvj , il se trouva deux évéques , Victor& Janvier , Fun catholique , l’autre dona-tiste , qui prenoient chacun la qualité deepiscopu* ecclejia? libertinensis. ( D. J.)
‘LIBERTINS , f. tn. pi. ( Théolog. ) fa-natiques qui s’élevèrent en Hollande versl’an 15x8 , dont la croyance est qu’il n’yaqu’un seul esprit de Dieu répandu par-tout,qui est & qui vit dans toutes les créatures ;que notre ame n’est autre chose que cet es-prit de Dieu ; qu’elle meurt avec le corps ;que le péché n’est rien , & quhl ne coníìsteque dans l’opinion , puisque c'est Dieu quisait rout le bien & tout le mal : que le para-dis est une illusion , & Penser un phantómeinventé par les théologiens. Ils disent enfin,que les politiques ont inventé la religionpour contenir les peuples dans Fobéiíïancede leurs lois ; que la régénération spirituellene confistoit qu’à étouffer les remords dela conscience ; la pénitence à soutenir qu’onn'avoir fait aucun mal ; qu’il étoit licite &même expédient de feindre en matière dereligion , & de s’accommoder à toutes lessectes.
íls'ajoutoieat à tout cela d’horribles blas-phèmes contre Jésus - Christ , disant qu’iln’étoit rien qu’un je ne sais quoi composéde l’esprít de Dieu & de l’opinion deshommes.
Ce furent ce s maximes qui firent donnerà ceux de cette secte le nom de libertins ,qu’on a pris depuis dans un mauvais sens.
Les libertins se répandirent principale-ment en Hollande & dans !e Brabant. Leurschefs furent un tailleur de Picardie,nomméQuennn,tk un nommé Coppin ou Chopin,qui s’asiòcia à lui & se fit son disciple. Voy.le DìBionn. de Trévoux.
Libertins , ( Jurifprud. ) du latin lí-lerti ou libertini , se dit quelquefois dansnotre langue pour désigner les esclaves af-franchis ou leurs enfans ; mais on dit pluscommunément affranchis , à moins que cene soit pour désigner spécialement les en-fans des affranchis. A Rome , dans les pre-miers temps de îa république , on distin-gu 'tles affranchis des libertins ; les esclaV affranchis étoient appelles libéra quajUberati , & leurs enfans libertini , terme qu.exprimait des personnes issues de ceux qu’onappeÚoit hkciti ; cependant la plupart des
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jurisconsultes & des meilleurs écrivains deRome , ont employé indifféremment l’nn.& I’autre terme pour signifier un affranchi,& l’on en trouve un exemple dans la pre-mière des Verrines. Voye\ Affranchis ,Affranchissement - Esclaves , LI-BERTÉ , MANUMISSSION, SERFS. (A)
LIBERT 1 NVS , ( Li ttérat. ) Ci c. ce, mot veut dire , un affranchi qui a été déli-vré de l’esclavage , & mis en liberté. Dansles premiers temps de la république , liber-,j tinus écoit liberti filins , le fils d’un affran-; chi, lequel affranchi fe nommait propre-ment libertus ; mais fur la fin de !a répu,
; blique , quelque temps avant Cicéron , &depuis fous les empereurs, on n'observa, plus cette différence, & les affranchis fu-I rent appelles indifféremment liberti & li-ber n. ni j cette remarque est de Suétone.
| ( D. J. )
LIBETH , ( Géogr. ) ville de la bafle-Hongrie , dans le comté de Soly , au voi-sinage de montagnes , qui ne lui fourni sien tplu,s , comme autrefois , du fer & du cui-vre , parce que les mines en font 011 épui-sées ou perdues; cependant il lui reste lestitres de libre & áe royale , avec des cam-pagnes assez fertiles, pour lui faire encoremériter ces titres. ( D- G. )
LIBÉTHRA , ( Géogr. anc. ) ville deGrece , fur le mont Olympe, du côté de laMacédoine , qui ne subsistoit stéja plus dtitemps de Pausanias. II nous a racontél’hîs-toíre populaire de sa destruction.
Mais la Testàlíe étoit encore célébré parla fontaine Libéthra, sons Libethrius , sour-ces fameuses que les écrits des poètes ontimmortalisées , & qui valurent aux muses,le surnom de Libéthrides ; Virgile n’a pasoublié de les en honorer.
Nymphes nofier amor , Libethrides *aut inihi Carmen
Qualemeo Çodro , concedite.
Eglog. 7 , r. xi-
Enfin, la Béotie avoir une montagne
nommée Libéthrienne , mons Libethrius ,située à deux petites lieues de Coronée.On y voyoít des statues des nymphes ÔCdes muses Libéthrides , de mérne qu’unefontaine hbéchriade } où étoit une b este