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Tome dix-neuvième.
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absorbante , que quelques auteurs ont trës-improprement appellée unicortiu fossile , &qui , suivant les apparences , est une es-pece de craie ou de marne. Voye\ Uni-CORNU FOSSILE. ( — )

Licorne, (Blason.') la licorne est undes supports des armes d’Angleterre. Voy.Support.

Les hérauts représentent cet animal pas-sant & quelquefois rampant.

Quand il est dans cette derniere attitude,comme dans les armes d’Angleterre , pourparler proprement , il faut dire qu’il estsaillant d’argent ; une licorne saillant desable , armée , onglée , &c.

LICORNE, monoceros , unicomu ,( Ajlron. ) constellation méridionale quisut employée en 1679 , dans le cataloguede dom Anthelme , & dans les cartes deRoyer , pour rassembler des étoiles infor-mes , st tuées entre le grand chien & lepetit chien , entre orion & f hydre : ellecontient trente - une étoiles dans le grandcatalogue Britannique. L’etoile de qua-trième grandeur,qui est 211 col de la licorne ,avoit en 1690 3* 8d if 56" de longitude ,& 2od 32' 18" de latitude australe. (M. deía Lande. )

LICOSTOMO , ( Géog. ) Scotusa ouScotujsa , ancienne ville de Grece, dans laThellàlie , aujourd’hui dite province deJanna , fur le Pénée , auprès du golfe deSaicnique, Sahnichi , avec un évêchéíustragant de Larisse. ( D. /• )

LICOU ou LICOL, s. m. terme deBourrelier- Sellier , c’est un harnois detête dont on se sert pour attacher les che-vaux dans l’écurie , & le licml est composéde quatre pieces ; savoir , une mufeliere ,une têtiere , deux montans qui joignent lamufeliere à la têtiere, qui d’ailleurs fontjointes fous la gorge' par un anneau auquelest assujetti une longe de corde , de cuir ,ou de crin , par laquelle on attache le che-val à sauge ou au râtelier.

LICTEUR , f. m. ( Litte'rat. ) en htinliclor, huissier qui marchoit devant lespremiers magistrats de Rome , & qui por-teit la hache enveloppée dans u n faisceau deverges : il faifoit tout ensemble folfice desergent & dô bourreau.

Romulus établit des licleurs , pour ren-

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dre la présence des magistrats plus respec-table , & pour exécuter fur le champ lesjugemens qu’ils prononceraient. Us furentnommés licleurs , parce qu’au premiercommandement du magistrat, ils lioientles mains & les pies du coupable , liclor àhgando. Apulée croit qu’ils tiraient leurnom d’une ceinture 011 courroie qu’ilsavoient autour du corps, & qu’on appel-loi tlicium. Voyez LiciUm.

Quoi qu il en soit, ils eroîeot toujoursprêts à délier leurs faisceaux de vergespour fouetter ou pour trancher la tête, selonTordre qu’ils recevoient, I, Uílor , cclliga.manus , expedi virga , pie cle securi. Ilsétoient cependant, malgré leur vil emploi ,de condition libre , de race d’affranchi ;& on n’admetroir point d’efclave à cetoffice.

Quand les dictateurs paroissoient en pu-blic , ils étoient précédés par vingt-quatrelicleurs ; les consuls par douze ; les pro-con-fuls , les préteurs , les généraux par stx j lepréteur de la ville par deux ; & chaque ves-tale qui paroissoit en public, en avoir un parhonneur. Comme les édiles & les tribuns nejouissoient point de Pexercice de la hauts-justice , les huiílìers qui les précédoients’appelloient viatores , parce qu’ils étoientsouvent en route pour donner des ajourne-mens aux parties.

La charge des licleurs consistoit en troisou quatre points.i°. Submotio, c’est-à-dire,à contenir Je peuple assemblé, & chaquetribu dans son poste ; à appaiser le tumultes’il s’en élevoit ; à chasser les mutins de laplace , ce qu’ils exécutoient avec beaucoupde violence ; enfin , a écarter & a dissiperla foule. Horace , Ode XVI, l. II, faitune belle allusion à cette premiere fonctiondes licteurs , quand il dit .-

Non enim ga^o? , ne que consularís

Submovet lictor mise ros tumultus

Mentis , §>' curas laqueata circurnT esta volantes.

Euífions-nous encore nne escorte plusnombreuse que celle de nos consuls,nous neviendrions pas a oout de dissiper le tumultede nos passons , ni les soucis importuns quivoltigent auteur des lambris dorés ; le lie*O o o c o 0 2